PERSES
obli'^é de repasser la mer sur une barque de pêcheur :
Eeu de temps après, il fut assassiné avec son fils aîné >arius. Son troisième fils, Artaxcrxès Longuemain^ lui succéda. On croit que c'est l'Assuérus qui épousa Esther, nièce de Mardochée. Ce prince ne fat pas plus heureux que son père contre les Grecs, car ses armées turent défaites par le fils de ^MiltiadC; l'immortel Cimon.
15. Darius Xothus régna après lui, et mourut en 40-i, laissant l'empire à son fils Artaxerxès Mnémon. Cyriis le jeune, son frère, lui disputa son héritage. Les Grecs, pour fomenter les divisions de leurs anciens ennemis, envoyèrent treize mille hommes à Cyrus. Ce secours n'empêcha pas le jeune prince d'être vaincu et tué à la bataille de Cunaxa. Après cette bataille, les troupes grecques traversèrent toute l'Asie occidentale, et opérèrent sous la conduite de Xénophon cette fameuse vetraitc connue sous le nom de retraite des dix mille.
16. Les descendants de Xothus f^ouve ruèrent la Perse jusqu'à la destruction de cet empire par Alexandre le Grand, en 331 (Voyez V histoire des Macédoniens) . Après la mort de ce conquérant, son empire fut partagé, et Antigone s'empara de presque toute l'Asie ; mais quoique secondé par la valem* de Démétrius, son fils, il succomba sous les efforts de ses collègues, jaloux de sa puissance. Séleucus Xicator eut une partie de ses États, et prit le titre de roi de Syrie ; les Parthes s'emparèrent ensuite de ce territoire, et soutinrent de longues et terribles guerres contre les Romains.
17. Eésoié sur les peuples orientaux.— Avant de quitter les peuples orientaux, il convient de rappeler quelques traits de leur physionomie. Ces grandes monarchies dont nous venons d'esquisser l'histoire, peuvent se rapprocher par certains caractères communs:
15, Quel fut le successeur d'Artaxerxès ? A qui Darius Nothus laia- «a-t-il l'empire ? Qui lui disputa le trône ? Qui remporta la bataille do Cunaxa? Qi e firent les troupes grecques après cette bataille ? — 10. Qui gouverna l'emi ire de Perse jusqu'à sa destruction par Alexandre le G. a d ? Que devint l'empire d'Alexandre après sa mort ? — 17. Kap- Pelc2 ruolques tra.ts do la phjeionomlc des peuples orieutacx.
]a stabilité des institutions, le régime clos castes, la condition privilégiée des prêtres et des guerriers, le pouvoir absolu des rois. Ceux-ci ont sous leurs pieds des multitudes nombreuses, confondues dans Tégalité et l'abjection de la servitude. Ce furent elles qui servirent d'instrument à tant de fabuleuses conquêtes, qui consumèrent leur vie et leurs bras, dans les constructions gigantesques, de Thèbes, de Ninive, de Bab3-lone, de Pcrsépolis, couvertes d'inscriptions mystérieuses, d'emblèmes et de symboles d'une variété infinie que la science moderne travaille à déchiffrer. De même aussi l'Inde et l'île de Ceylan livrent encore à la curiosité du voyageur des monuments religieux et civils d'une architecture prodigieuse. Chez ces peuples, point de vie publique, point de liberté ni même de littérature proprement dite. Tous étaient parvenus fort anciennement, lorsque l'Europe était encore déserte et sauvage, à un assez haut degré de civilisation. Puis, à partir d'une certaine époque, le progrès s'arrête, la corruption envahit ces grandes monarchies, elles périssent, ou, se survivant à elles-mêmes, restent immobiles et comme pétrifiées dans une longue décrépitude.
MACÉDOXIE^^S.
1. D'après la mythologie, la nation macédonienne devrait son origine et son nom à Macédon, fils de Jupiter; mais, selon les historiens, ce peuple est une branche de la nation grecque. La Macédoine, érigée en royaume par Caranus, fils d'Hercule, près de huit cents ans avant l'èro chrétienne, fut longtemps sans influence sur le reste de la Grèce; elle s'éleva tout à coup au premier rang, au milieu du quatrième siècle avant Jésus-Christ, par les talents politiques de Philippe, père d'Alexandre le Grand, élève du célèbre Thébain Epaminondas.
1. Quel futle fondateur do la nation macédonienne? Par qui la Macédoine fut-elle (r'igée en royaume ? Comment s'éleva- 1 elle au premier rançr ?
2. Co prince ambitieux sut profiter des divisions de la Grèce pour la domiricr tout entière. La guerre sacrée, déclarée aux Phocéens pour avoir cultivé un terrain consacré à Apollon (355), lui en fournit l'occasion. Il s'empara du passage des Thermopyles et do toutes les villes voisines de la Macédoine. Après de longs et inutiles efforts, l'éloquent orateur Démosthène parvint à persuader à ses concitoyens de s'unir pour la défense commune. Les Grecs cependant furent vaincus à la grande bataille de Chéronéc. Philippe se fit nommer généralissime de leur armée pour la guerre qui se préparait contre les Perses. Il mourut avant de l'avoir entreprise (336).
3. Son fils Alexandre le Grand, qui lui succéda, avait été élevé par le savant philosophe Aristot^, et était à peine âgé do vingt ans. Ce prince, ayant achevé de soumettre les Grecs révoltés, prit le chemin de l'Asie avec quarante mille hommes seulement. Il asservit rAsie-5lineure après avoir vaincu les troupes <la roi de Perso, Darius Codoman, s'avança vers la Syrie, prit Tyr malgré la résistance opiniâtre de ses habitants, et se rendit à Jérusalem dans l'intention de la détruire ; mais la vue du grand-prêtre Jaddus le frappa d'un tel respect qu'il épargna la ville, et adora Dieu dans son temple. Il prit la route de l'Egypte, qui se soumit sans faire de résistance, ainsi que la Lybie. Il fonda Alexandrie destinée à devenir la rivale de Tyr.
4. Non content de ces conquêtes, Alexandre dirigea sa niarche vers l'Euphrate, renversa la puissance de Darius Codoman à la bataille d'Arbelles, et soumit toute la Perse. Il continua sa course triomphante
2. Qui est-ce qui fournit à Philippe les moyen* de dominer la Grèce ? Que; est l'orateur qui excita le patriotisme de ses conctoycns ? Les «Trecs furent-ils heureux contre Philippe ? — 3. Quel fut le successeur «le Philippe ? Quel fut le pr cepteur d'Alexandre ? Avec quelles forces • nvahit-i. l'Asie ? Quelles troupes vanquit-;! d'abord? Quelle grande lie prit-il dans la Syrie ? Qu-lle fut sa conduite à l'égard de J6rulem ? Oli porta-t-il do la ses armes ? — 1. Quelle bataille remportail sur Darius Codoman ? Jusqu'où porta-t-il ses armes ? Que trou- '■-■: • '■•'v. retour h Eabvlono? A ouel ûtc mourat-il ?
30 nisTOiEE A^-crE^'^'z.
jusqu aux Indes, et, à son retour, il défit les Scythes et tous les peuples voisins. Revenu à Babylone, il y trouva des ambassadeurs de tous les pays du monde, qui venaient lui rendre leurs hommages. Il méditait la conquête de l'univers entier, lorsqu'au milieu d'une orgie, il fut attaqué d'une maladie mortelle, qui l'enleva en peu de jours à l'âge de trente-deux ans (328).
5. Alexandre est regardé comme le plus grand des conquérants, à cause de l'éelat de ses victoires et surtout à cause de la sagesse de sa conduite envers les vaincus. Il les traita presque toujours avec la même bonté que les Macédoniens eux-mêmes, leur donna des lois justes et sages, diminua quelquefois les impôts que les rois de Per^e avaient levés sur certains peuples, établit des colonies, fit fleurir le commerce et protégea les arts. Mais on lui reprochera toujours les débauches auxquelles il se livra vers la fin de son règne. Il voulut se faire adorer comme un dieu ; il livra aux .supplices ou tua de sa propre main plusieurs de ses amis que son orgueil avait révoltés, et entre autres Clitus, qui lui avait sauvé la vie à la bataille du (rranique.
6. Après la mort d'Alexandre, ses généraux se dis- })utêrent les différentes parties de son .empire, et le déchirèrent par leurs querelles. Toute la famille de ce héros périt par le poison, les assassinats ou les supplices; enfin, après vingt-deux ans de greiTC, Ptoléméc, Séleucus !N'icator, Cassandre et Lysimaque vain- «luirent leur rival xVntigonc et son flîs Démétrius à la bataille d'Ipsus/301), et partagèrent l'empire. Ptolémée garda l'Egypte, où sa famille régna jusqu'au Temps d'Auguste ; Séleucus eut la Syrie et la Perse ; Lysimaque la Thrr.ce; et Cassandre, la Macédoine. Tous ces Étals furent successivemrent envahis par les lîomains, à l'exception do la Perse, oi^i les Parthes tbndèient un empire, en 255.
b. Quels éloges et quels reproches Aiexaridre a-t-il mér.tés ? — 6. Comment l'empïre d'Alexaniîre fut-il ijarta^' après sa mort ?
GEJECS. 3X
GIŒCS.