Quels furent les commencements de Jules César
1. De qui se c-mpusait le triumvirat? — 2. Que Ht César pour se créer uue armée 1 Qucli peuples vainquit-il pendant son coosxilftt des Gaules?
3. Crassus, avide aussi de gloire, et sui'tout insatiable de richesses, s'était fait donner le gouvernement de l'opulente Syrie, et il entreprit une expédition contre les Parthes, les redoutables ennemis des ilomains. Après avoir pillé les temples de Syrio et celui de Jérusalem, il traversa l'Euphrate avec sept légions et s'enfonça imprudemment dans les vastes plaines de la Mésopotamie, où il se vit bientôt enveloppé par l'innombrable cavalerie des Parthes; trente mille Romains restèrent sur le champ de bataille de Carrhes (53); Crassus et son fils furent au nombre des morts ; toute l'armée eût péri si le questeur Cassius n'en eût sauvé les débris.
4. César et Pompée, dès lors seuls maîtres do la république, étaient trop jaloux l'un de l'autre pour conserver une union que l'ambition seule avait établie. La mort de Crassus, qui avait détruit l'équilibre du triumvirat, décida la rupture.
5. Inquiet des honneurs accordés à son rival, César quitta les Gaules, et s'avança vers Eome à la tête d'une armée invincible, qui ne connaissait plus que lui, résolu de perdre son ennemi, et de sacrifier mémo sa patrie aux vues de son ambition. Pompée, qui avait négligé de se mettre en défense, fut forcé de sortir de l'Italie ; il passa en lUyrie et de là en Grèce pour y lever une armée.
6. Maître de l'Italie, au lieu de poursuivi*e Pompée, César vola en Espagne "combattre d'abord " seion sou expression "une armée sans général, pour combatti'e ensuite un général sans armée ". Il fit mettre bas les armes aux meilleures légions et aux lieutenants de son rival. De retour à Eome, il se fit nommer dictateui* et ensuite consul. De là il passa en Êpire où l'attendait Pompée. Ayant éprouvé un échec devant Dyr-
3. Contre quels peuples marcha Crassus ? Quel fat le résu tat de son expédition ? — 4. César et Pompée restèrent-ils unis V — .5. Que fit Pompée en apprenant que C* sar marchait sur Rome? — 6.^ César poursuivit-il Pompée ? Oh. alla-t-il ? Quand passa-t-il en Épire t Quel fut le résultat de la bataille de Pharsale ? Quelle fut la un d© Pompée ?
rachium, il s'avança en Tlicssalie. Pompée l'y suivit, et, malgré la supériorité du nombre, perdit la bataille décisive de Phar^alo (48). Pompée fut obligé de s'enfuir en Egypte. César l'v poursuivit; mais à son arrivée, Ptolémée lui présenta la tète de Pompée.
7. César pleura la mort do son ennemi, et saisit Foccasion de punir son meurtrier en soutenant les prétentions de Cléopâtre (voir l'histoire d'Egypte). Après avoir vaincu Ptolémée, il passa en Asie, établit Héroderoi de Judée, traversa les mers pour soumettre l'Afrique ; puis il descendit en Espagne, où les fils do Pompée s'étaient fait un parti. Le choc fut terrible ; la victoire resta à César, qui, ne trouvant plus d'ennemis à combattre, reprit le chemin de Eorae. L'éclat des victoires l'éblouit; il crut pouvoir prétendre au diadème ; mais plusieurs républicains, parmi lesquels étaient Brutus et Cassius, formèrent contre lui une conspiration, et l'assassinèrent en plein Sénat, aux pieds de la statue de Pompée (44).
8. La mort de César ne profita ni à la république ni à ses meurtriers, qui n'avaient rien prévu, rien préparé. Il est vrai que les patriciens firent éclater leur joie; mais le peuple, consterné, se révolta lorsque Antoine, ancien lieutenant du dictateur, eut exalté sa douleur en promenant solennellement le cadavre du grand homme. L'indignation redoubla à la nouvelle que, par son testament, il laissait au peuple ses richesses, ses vastes jardins, et les meilleures provinces de la république à ses meurtriers. Des cris de colère et de vengeance éclatèrent de toutes parts contre les conjurés, qui furent obligés de prendre la fuite et de se retirer chacun dans sa province. ^ — -— '"""'^
0. A la mort de César plusieurs factions rivales se disputèrent le pouvoir. Pour renverser leurs rivaux, Octave, neveu de César, et Antoine, maître de la cavalerie, formèrent un s.^co/i^Z Triumvirat, en s'associant
7. Quo fit Cc'sar tl son arrivée en Égypto ? Oîi alla-t-il do là ? Pourquoi passa-t-il en Espagne ? Que lui arriva-t-il peu après son retour à Rome ?— 8. Que produisit la mort de César ? — 9. Quel gou-
vcrnerrieiit '^^e !'■ irir.a-t-il aprOs la mort de C-^sar ?
'ÎS HISTOIRE ANCIENNE.
Lépidc, homme riche, mais sans talents, dont ils n'avaient rien à craindre (43).
10. Avant do marcher contre Brutus et Cassiu.s, maîtres de la Macédoine et de l'Asie, les nouveaux dominateurs convinrent de ^'immoler réciproquement tous leurs ennemis; ils avaient d'ailleurs bien de> haines à satisfaire et il leur fallait beaucoup d'ar^-cnt jDOur soutenir leurs entreprises. Les proscriptions recommencèrent, plus terribles qu'à l'époque de Marin et de Svlla. Trois cents sénateurs, deux mille chevaliers, les citoyens les plus riches et les plus considérables tombèrent sous le fer des assassins. Aucun lieu n fut respecté. Lépide livra son propre frère ; Antoine, ton oncle, et Octave, Cicéron, son ami et son bienfaitcui-.
11. Abreuvés de sang et chargés de dépouilles, i<trois tyi^ans achevèrent leurs préparatifs de guerre. Lépide resta à Eome, Octave et Antoine j)assèrent en Grèce, où les attendait l'armée républicaine. Les deux partis se rencontrèrent à Phi lippes, en Macédoine. Èrutus et Cassius y furent défaits.
12. Les vainqueurs se partagèrent l'empire; Antoine eut l'Orient, et Octave l'Occident ; Lépide, dont on n'avait plus besoin, fut oublié. Mais Octave n'était pas satisfait; il voulait régner seul. Il sut, à force d'adresse et de persévérance, se faire un puissant parti à Eome et dans l'Italie, pendant qu'Antoine allait en Orient user ses forces contre les Parthes, user son temps dans les plaisirs auprès de la reine d'Egvpto. Cléopâtre, et indigner les Romains par sa honteuse passion pour cette étrangère. Octave lui déclara lu guerre, et remporta sur lui la fameuse bataille navale d'Actium, où se décic'a le sort du monde Eomain (31). Antoine s'enfuit homeu sèment en Egypte avec Cléopâtre, cause de sa défaite et de sa ruine. Antoine, désespérant de sa cause, se pjerça de son épée ; Cléopâtre se fit piquer par un aspic.
10. Comment se conduis.rent les nouveaux triumvirs au début d^ leur pouvoir?^ — 11. Contre qui les triumvirs marchcrenî-ils ? Qui commandait l'armée r<''puWicair.c ? — 12. Comment l'empire fut-il divifé ? .
EûME SOUS l'empire. 79