JOB
portèrent avec eux les os <-le Joseph, ^elon <|uil l'avait fait promettre à leurs pères.
47. C'est durant le séjour des Hébreux en Egypte que quelques auteurs placent l'histoire de Job. Ce saint homme, habitant le pays de llus, avait conservé une vertu sans tache au milieu des richesses; le démon, jaloux de son bonheur et de son innocence, obtint de Dieu, qui voulait présenter aux hommes un modèle de la plus haute vertu, la permission de l'affliger.
48. En peu de jours, Job perdit ses biens, ses enfants et sa santé. 11 fut couvert d'ulcères et réduit à se coucher sur un fumier; sa femme seule lui restait, non pour le consoler, mais pour le porter au blasphème. Job resta inébranlable au milieu de ses maux, et ne cessa de répéter ces belles paroles: " Le Seigneur m'avait tout donné, il m*a tout ôté ; que son saint nom soit béni ! " Trois de ses amis, adorateurs comme lui du vrai Dieu, vinrent le visiter, et, à la vue de ses maux, ils le crurent coupable, ne comprenant pas à quel point Dieu peut affliger les justes pour les éprouver. Job leur démontra rinnocence do sa vie. et se consola dans la certitude de la résurrection : *' Je sais, dit-il, que mon Eédempteur est vivant, et que je le verrai au dernier jour. " Dieu confondit lui-même ces amis injustes, les assurant qu'il ne leur pardonnerait l'iniquité de leur accusation qu'à la prière de son serviteur.
49. Apres ces terribles épreuves. Jub fut récompensé de sa vertu : le Seigneur lui donna d'autres enfants et des biens en plus grande abondance.
Ce saint homme est devenu pour tous les siècles un modèle de patience et de résignation qui n'a. pour ainsi dire, été dépa.ssé que par Jésus-Christ, Ihommo de doideurs et de patience par excellence.
47. Qu'ét.iit-ce que Job? — i8. A quelk-.-^ ^}»reuve.- J-.b fut-il souva'nl — 4y. (Jonniieiit Dieu le recuiii|.enia-t-iî ".'
QUATRIÈME ÉPOQUE
Depuis la sortie de l'Egypte (U91 avant J.-C), jusqu'à rétablissement de la royauté (1095 avant J.-C).
1 . Peu après le passage delà mer Piouge, les Israélitos se trouvèrent dans le désert, manquant de nourriture; ils murmurèrent alors contre ^Moïse et Aaron, e^t menacèrent de les lapider et de s'en retourner en Lgypte.
Les Israélites sont ici la figure de certains pécheurs qui, après s'être convertis, avoir participé aux sacrements, avoir reçu de ï)ieu les faveurs les plus signalées, se rebutent à la moindre épreuve, s'exposent à- la tentation et retombent dans leur première vie.
2. Moïse se prosterna devant le Seigneur, qui. à sa prière, pardonna à ce peuple indocile, lui envoj'a des cailles en abondance, lit sortir de l'eau d'un rocher, et le nourrit de la manne. La manne tombait du ciel hous la forme de ces petits grains de gelée blanche qui se forme sur la terre pendant l'hiver; il ftillait la ramasser dès le matin, car elle fondait aux premiers rayons du soleil. Elle ne tombait pas le jour du sabbat; mais la veille, on en fi-isait double provision, et, ce jour-là seulement, elle ne se corrompait pas.
La manne était la figure de l'Eucharistie; elle venait du ciel, et avait un goût exquis pour tous ceux qui l.a mangeaient dans l'esprit de Lieu; on devait en conserver une mesure dans le tabernacle, pour y être, comme aujourd'hui la sainte Eucharistie, un sacrifice continuellement offert à Lieu.
Au reste, tout était prodige et miracle autour de ce peuple privilégié; cette manne, qui se fondait au premier rayon du soleil, résistait au feu ardent qui la cuisait; ce qui en restait de chaque jour se cor-
1. Comment se comporta le peuple après le passage de la mer Rouge?—2. Quels miracles Dieu fit-il, j)our nourrir eon peuple ? Qu'étaitce que la manne? *
moïse.
rompait, et cependant elle demeurait incorruptibî© les jours de sabbat; des ruisseaux d'eau semblaient les suivre pour les rafraîchir; une nuée, qui gnidait leurs pas, était lumineuse pendant la nuit, et se changeait en ombre pendant le jour pour les garantir de< ardeurs du soleil; leurs habits ni leurs chaussures ne s'usaient pas, etc. etc., et cependant, au milieu de tant de prodiges, ce peuple fut presque toujours rebelle et ingrat, triste figure de notre conduite envers Dieu.
3. Le roi d'Amalec, voyant les Hébreux s'avancer vers ses Etats, voulut s'opposer à leur marche; mai.«. A la prière de ]\Ioïse, le Seigneur donna une pleine victoire à son peuple, qui combattit sous les ordres de Josué.
4. Trois mois environ après la sortie de l'Egypte Dieu, du haut de la montagne de Sinaï, appela le chef de son peuple, au milieu des tonnerres et des éclairs. Les Hébreux épouvantés prièrent ]\Ioïse d'aller au-devant du Seigneur, et lui promirent d'observer tous les ordres qu'il en recevrait; mais, au bout de quarante jours, oubliant leurs promesses et lie le voyant pas revenir, ils forcèrent Aaron de leur fabriquer un veau d'or, et, à l'exemple des Égyptiens, ils lui offrirent leurs adorations. ^^ '
5. Xoïse, descendant de la montagne, fut saisi d'une sainte colère à la vue de cette prévarication, et. persuadé que ce peuple ingrat était indigne de l'alliance que Dieu voulait faire avec lui. il brisa les tables sur lesquelles étaient écrits les dix coînmatidemenfs que Dieu lui avait donnés. Secondé par la tribu de Lévi, il extermina vingt-trois mille de ces prévaricateurs! et brûla le veau d'or. Il remonta ensuite sur la montagne et y reçut de nouveau la loi connue sous le nom de Decalogue.
1*^ Je suis le Seigneur qui vous ai tiré de la terre
3. Quel peuple marcha d'abord contre les Hébreux ?— 4. A quellecpoqne et comment Dieu donna-t-il sa'loi? Que firent les Hébreux voyant 'lUe Moïse tardait tant à revenir?— 5. Que fit Moïse, témoin de la prévarication de «on peuple? Quel nom donne-t on à la loi? Rt'citeir. le l><''Calngue.
d'Egypte, de la maison de servitude ; vous n'aurez pas de dieux étrangers devant moi.
2° Vous ne prendrez pas en vain le nom du Seigneur votre Dieu.
3*^ Souvenez-vous de .sanctifier le jour du Sabbat.
4^^ Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps dans la terre que le Seigneur votre Dieu vous donnera.
5^ Vous ne tuerez point.
6'^ Vous ne commettrez point de fornication.
7^ Vous ne déroberez point.
8*^ Vous ne porterez point de faux témoignages contre votre prochain.
9^ Vous ne désirerez point la femme de votre prochain.
10° Vous no désirerez point sa maison, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à lui.
6. Le Seigneur lui donna aussi le phni de Y arche de l alliance et du tabernacle, et des instructions pour l'établissement des/e7c.s, l'oblation des sacrifices, l'institution des ;;re/re5 et les cérémonies du culte divin.
T. L'arche était un coffre de bois précieux, tout revêtu d'or au dehors comme au dedans, o\x devaient être conservées les tables de l'alliance et une mesure de la manne. Le tabernacle était une tente d'étoffes précieuses et enrichies dé broderies, recouverte d'une autre étoife sur laquelle on étendait des peaux, afin que le tabernacle fût à l'abri des injures de l'air. Un voile ou rideau d'une riche étoffe relevée en broderie partageait le tabernacle en deux : la première partie^, s'appelait le saint ou le lieu saint, et le fond du tabernacle le sanctuaire ou Saint des Saints. L'arche était dans le sanctuaire : et, dans le saint, on voyait le chandelier d'or à sept branches, l'autel des parfums et une table pour mettre les pains de proposition. Au dehors et vis-à-vis de l'entrée du tabernacle, sur Vautel des
6. Moïse ne reç.ut-il que les tables de la loi sur la montas^ne? — 7. Qu'était-co que l'aroho d'alliance? Qu'était-ce que le tahcruacle ? Où l'arciie (ftait-elle plactfe','
iioisE. 43
hjylocaustes, qui était d'airain, on faisait brûler la chair et la graisse des victimes. Entre cet autel et le tabernacle était un grand bassin dairain plein d'eau, où les prêtres se lavaient avant de remplir les fonctions de leur ministère. L'espace qui se trouvait auprès du tabernacle s'appelait le parvis ; il était fermé par une enceinte de rideaux soutenus jyar des colonnes d'airain" 8. Outre le sabbat ou septième jour, sanctifié en mémoire du repos mystérieux du Seigneur après la création, et dont la violation était punie de mort, les Israélites avaient quatre principales fêtes, que Dieu leur commandait d'observer fidèlement: 1^ celle de la Pdqiie, instituée en mémoire de la sortie d'É^-ypte : elle était fixée au quatorzième jour de la lune du premier mois (mars) ; 2° celle de la Pentecôte, qui se célébrait cinquante jours après la Pâque, pour rappeler la promulgation de la loi ; 3^ celle des Tabernacles, en mémoire du séjour dans le désert, où le peuple habitait sous des tentes; elle avait lieu pendant le •septième mois (septembre) ; et 4" la fête des Expiations, que l'on célébrait par un jeûne général cinq jours avant la fête des tabernacles, c'est-à-dire le dixième jour du septième mois. C'était la seule fois de l'année où le grand-prêtre entrait dans le sanctuaire pour faire l'expiation des péchés de tout le peuple. Au sortir du Saijit des Saints, on lui amenait deux boucs, dont un était immolé au Seigneur, et l'autre, charo-é avec imprécations de tous les péchés d'Israël et appelé bouc émissaire, était chassé dans le désert.
9. Les sacrifices étaient de trois sortes : l'^^ les Jiolocaustes, offerts pour honorer le Seigneur; 2^ les sacrifices pacifiques, pour le remercier de ses bienfaits ou pour obtenir des grâces; et .3^ \e^ propitiatoires, pour demander pardon de ses péchés.
^ 10. Toute la tril>u de Lévi était destinée aux fonctions du sacerdoce, et Aaron en fut déclaré le chef en
8. Quelles étaient les fétos de l'ancienne loi?— 9. Quels étaient le» («acrifice^ de l'ancienne loi ?— 10. Quelle tribu fut destinée aux fonction» du sacerdoce? Qu'étaient Nadab et Abiu, et quelle fut leur oflFenie* Quele autres exemples de •évérit^? Dieu donna-t-il ^ son peuple'^
4i HISTOIRE SAINTE.
«pialité de grand-prètre. Ses fils Kadab et Abiu devaient entretenir % feu qui briàlait continuellement >ur l'autel des holocaustes, et ne mettre que de ce feu dans les encensoirs. Comme ils prirent pour cet usage un feu étranger et profane, Dieu, qui voulait impri mer le respect pour la loi, les frappa de mort en punition de leur désobéissance. Il y eut encore plusieurs exemple? terribles de la sévérité de Dieu envers les violateurs de ses commandements. Un Israélite, qui avait blasphémé le saint nom de Dieu, fut lapidé par tout le peuple, et un autre eut le même sort pour avoir ramassé du bois le jour du sabbat. j^Iarie, sœur de Moïse, qui avait parlé contre son frère, fut couverte d'une lèpre. Un grand nombre d'Israélites mo-jrurent pour avoir murmuré contre leur chef et regretté les oignons de TLgypte et les viandes dont ils s'y nourrissaient.
Outre les institutions religieuses et les règlements qui concernaient le culte à l'endre à Dieu, la loi de Moïse renfermait encore toutes les institutions politiques, militaires et civiles, nécessaires à un peuple. Cette législation morale, sanitaire et pénale, examinée surtout en vue du but qu'il fallait atteindre, atteste que Tauteur d'une œuvre semblable, A l'époque où elle a été conçue, fut divinement inspiré.
Moïse, inspiré de Dieu, donne aux hommes sur la divinité des pensées et des connaissances auxquelles la raison humaine ne se serait jamais élevée par ses seules forces; et il leur enseigne, par rapport à euxmêmes, une doctrine d'humanité, de bienveillance et de justice à laquelle leurs passions ne leur auraient pas permis d'atteindre. Aussi, sous la main de Dieu, véritable législateur des Hébreux, on vit le peuple d'Israël se préserver, dans son ensemble, du contact et de la corruption d'esprit et de cœur des nations étrangères.
11. Moïse, d'après l'ordre de Dieu, choisit soixantedix hommes parmi les anciens d'Israël, dont il forma
11. L"? Hébreux furent-ils touchés des prouves sensibles que Dieu leur donnait de sa protection?
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un conseil pour porter avec lui le poids du gouvernement; car le peuple, suivant le dénombrement qui en fut fait, se composait déjà de plu3 de six cent mille hommes au-dessus de vingt ans. Les Hébreux avaient passe près d'une année au pied du mont Sinaï, lorsqu'ils se remirent en marche vers la terre promise. Us ne tardèrent pas à renouveler leurs murmures contre le Seigneur , malgré les faveurs qu'il leur accordait sans cesse, et le soin qu'il prenait de les conduire par e moyen d'une colonne de feu qui les éclairait pendant la nuit, et d'une colonne de nuée qui les préservait durant le jour des ardeurs du soleil. Cette coionn^v leur servait de guide, s^avançant lorsqu'ils devaient décamper, et s'arrêtant au lieu où ils devaient stationner.
12. Pour reconnaître la terre de Chanaan, Moïse v avait envoyé douze Israélites. Les fi-uits qu'ils en rapportèrent devaient être pour le peuple une preuve de la fertilité de ce pays; mais le faux rapoort que dix dentre eux firent sur la valeur et la force àe< peuples qui l'habitaient, causa un murmure général et malgré les représentations de Caleb et de Jo^ué! qui avaient été du nombre des envovés, Moïse aurait ete lapidé si Dieu n'eût j^ris visiblement sa défense en exterminant les auteurs de cette sédition. A cette vue, les Hébreux, changeant de pensée, attaquèrent avec témérité Amalec, malgré la défense du Seii^neur Honteusement battus, et obligés de reprendre le cliemin du désert, ils y errèrent pendant quarante ans, en punition de leurs révoltes sans cesse renouvelée^' Cest alors qu'à l'exception de Caleb et do Josué, tous ceux qui avaient plus de vingt ans à la sortie d Ë-ynte. furent condamnés à mourir avant d'ai-river à hrVèrre promise.
Ces hommes indociles, quoique touiourscombl<«^d «s bienfaits do Dieu, et vivant au milieu des miraolo^ opères en leur faveur, voulurent de nouveau lapidi-r
«,^^^9 H^^ ?^ ^"'^^ "" croyant sur !e point d'entrer dans la terre ],c7mise .Quel rapport los douze envoyas firent-ili à !«.r re'oi r' Coui- Bient Di8u punit-il cette r<<volte?
Moïâe, afiu, diraient-ils, de pouvoir retourner eu Egypte, figurant ainsi la rechute du pécheur, qui, après avoir été délivre de la tj^annie du démon, no craint pas de s'éloigner de nouveau de Dieu, en se replongeant dans le vice.
1.3. Dans ce même temps, Coré, Dathan et Abiron, jaloux de la dignité sacerdotale dont Aaron était revêtu, voulurent l'usurper; Moïse fit écrire leurs noms et celui d'Aaron sur des baguettes qu'il mit dans le tabernacle. Le lendemain, celle d'Aaron se trouva fleurie, et tout le peuple fut convaincu que sa vocation était divine. Par un nouveau prodige de la puissance de Dieu, la terre s'entr'ouvrit sous les pieds des conjurés, et ils furent engloutis tout vivants dans ses entrailles.
14. Les quarante années de la pénitence d'Israël allaient expirer, lorsque le peuple vint au désert de Sin, 0X1 il manqua d'eau. Des murmures s'élevèrent de toutes parts contre Moïse et Aaron. Moïse, ayant reçu de Dieu l'ordre de frapper de sa verge le rocher pour que Teau en jaillit, fit ce que le Seigneur lui avait commandé; mais, au lieu d'attendre que l'eau sortît, il le frappa deux fois, comme s'il eût douté de la parole du Seigneur. L'eau en jaillit avec abondance; toutefois Dieu dit à Moïse et à Aaron : '' Puisque vous n'avez pas cru à mes paroles, vous ne ferez pas entrer ce peuple dans la terre que je lui ai promise. " Peu après Moïse eut ordre de conduire Aaron sur le haut de la montagne de Hor, où il le dépouilla de ses habits de gi-and-prétre pour en revêtir Éléazar, son fils aîné. Après quoi Aaron mourut, et tout le peuple lepleui;a pendant trente jours.
15. Moïse continua de conduire les Israélites vers le but de leur voyage. Ils étaient sur la frontièi-e du pays des Iduméens. Le plus court chemin était de traverser ce ])ays ; mais le roi d'Édom refusa le passage. Les Hébreux furent obligés de prendre un
13. Le sacerdoce d'Aaron ue fut-il pas ambitionné par divers e-<prit« brouillons? — 14. Moïse et Aaron entrèrent-ils dans la terre promise".' — 15. Pourquoi Moïse ne traver;»a-t-il pas le pays des Iduméens?
Moïse. 47
grand détour, parce que Dieu leur avait défendu de faire la guerre aux Iduméens, descendant d'Abraham par Esaii et Ismaël.
16. Peu après, le peuple, ennuyé d'un si long séjour dans le désert, se révolta de nouveau, et voulut lapider Moïse. Le Seigneur prit sa défense, et envoya des serpents brûlants dont la marsure était mortelle. Cette plaie fit rentrer le peuple en lui-même; il s'humilia, et demanda pardon. Dieu se laissa fléchir, et, voulant donner une image de Jésus-Ghrist. qui devait sauver le monde par la croix, il ordonna à Moïse d'élever un serpent d'airain, l'assurant que tous ceux qui, ayant été blessés, le regarderaient, seraient guéris.
17. Un détachement d'Israélites ayant été surpris par Arad, un des rois chananécns, le Seigneur li\Ta ses villes aux Hébreux, qui les détruisirent. Deux autres princes puissants, Sehon, roi des Amorrhéens, et Og, roi de Basan, qui occultaient la rive orientale du fleuve du Jourdain, tentèrent de s'opposer au passage d'Israël; mais ils furent vaincus et dépossédés. EÔrayé par ces exemples, Balac, roi de Moab et de Madian, eut recours à Balaam, et lui promit une grande récompense si, par ses enchantements, il lui «)btenait la victoire sur les Hébreux. L'ambition et. l'amour des richesses aveuglèrent le ])rophète. et. malgré la défense céleste et les reproches que, par la permission de Dieu, lui adressa l'ânesse même sur laquelle il était monté, il se rendit au camp de Balac p(mr maudire Israël. Arrivé à la vue du peuple lU^ Dieu, au lieu de malédictions, il ne put prononcer que des bénédictions, et annonça même le r>gne futuidu Messie, et l'étoile qui marquerait le lieu de sa naissance. Balac fut défait, et Balaam périt lui-même. Comme une partie des Hébreux, à l'instigation des femmes madianites et moabites, s'était rendue cou-
16. Qu'arriva-t-il aux Hébreux, après s'être révoltés do nouveau eontre Moï«e? Comment furenf-ilp délivrés des serpents brûlants que Weu leur avait envoyés?— IH. guels furent les principaux peuples 4ue les Hébreux eurent .à combattre ? guVtait Balaauj ? gu'annonra-
pable d'idolâtrie, le Seigneur en fit périr vingt-quntrc mille.
18. ^loïse fit faire aux Ibraélitcs la conquête de tout le pays des Amorrhéens et des possessions du roi de Easan, où s'établirent les tribus de Rubeii et de Gad, et une moitié de celle de Manas^-é ; puis, après avoir rassemblé le peuple, il en fit le dénombrement, et il ne s'y trouva pas un seul de tous ceux qui étaient .sortis d'Egypte à l'agc de vingt ans et au-dessus, hormis Josuô et Galeb. Il reconnut donc que l'entrée dans la terre promise était proche ; il rappela à Isj-aël la constante mi^^éricorde du Seigneur, fixa d'avance les limites du pays dont Israël devait s'emparer au nom du Tout-Puissant, fit ses adieux, et prononça une suite de prophéties qui toutes ont reçu leur accomplissement ; enfin, il bénit tout ce peuple que Dieu lui avait confié. Ce saint homme, âgé de cent vingt ans, m.ourut sur le mont IS'ebo (-1451 avant J.-C), à la vue de cette terre promise avec serment par le .**îeigncur à Abraham, à Isaac et à Jacob, mais où il ne devait pas entrer. Le peuple le pleura pendant trente jours. Jamais ou n'a connu le lieu de sa sépulture.
Une multitude d'honnnes méchants, ingrats, rebelles, entrent dans la terre promise ; et 3Ioïse, cet homme si saint, si fidèle, si humble, n'y entre pas eu punition d'une faute si légère ! C'est ainsi que s'accomplissait cette parole de Jésus-Christ: '• On demandera beaucoup à celui qui aura beaucoup reçu. "
Dieu voulait aussi nous faire comprendre que la porte du ciel ne pouvait être ouverte ni par Moïse, ni par la loi qu'il a donnée, mais par Jésus-Christ, au-^ teur et consommateur de la loi de grâce.
19. Après la mort de Moïse, Josué, déjà associé à son gouvernement-, prit la conduite du peu])]e. Le Seigneur le rendit célèbre par un grand nombre de
18. Moïse entra-t-U dans la terre promii^e ? En quel endroit niourut-il? — 19. Quel fut le chef du peupje. après la mort de Moïse? Comment lea Hébreux traverscrent-U.* le Jourdain? Quelle fut la première ville qu'ils prirent? Quel fut le premier peuple qui ^a soumit à Josué? Qu* firent les autres peuples de Chajiaaû ?
JosuÉ. 49
prodiges; à sîi voix les eaux du Jourdain ouvriront un libre passage au peuple, et les nfurs de Jéricho tombèrent devant l'arche au son des trompettes. Les peuples de Chanaan. voulant arrêter les conquêtes des Hébreux, se liguèrent tous, excepté les Gabaonites, qui, se déliant de leurs forces, se soumirent a Josue. Leurs voisins, irrités de cette conduite, s'armèrent contre eux; mais Josué alla à leur secours, battit l'ennemi, et, par la volonté de Lieu, le soleil s'arrêta au milieu du ciel pour donner aux Hébreux le temps de compléter leur triomphe.
20. Après un grand nombre de victoires, Josué se trouva maître de la terre promise, et la partagea entre les douze tribus d'Israël. Celle de Lévi, consacrée au serAice du temple, n'eut pas de part au partage des terres; mais on lui assigna des villes pour sa demeure, et déjà le Seigneur'iui avait attribué pour subsistance la dime ôt les prémices de tout ce que la terre produisait. Les deux tribus de Manassé et d'Ephraïm, iils^ do Joseph, qui avaient été adoptes par Jacob, étaient entrées en ])artago égal avec les autres tribus. Josué, après avoir determijié ce partage et assuré la paix dans Israël, moui-ut à l'âge de Cent dix ans (1426*).
2L Le peuple, tidèle observateur de la loi sous Josué. fut, après sa mort, gouverné pendant dix-huit ans par les anciens de chaque tribu. H ne tarda pas à s'allier aux ]M3uples étrangers et à se laisser entraîner par son penchant à Tidolatrie; aussi, en punition de son impiété, il fut châtié par ses ennemis, que Lieu n'avait pas voulu détruire entièrement, pour qu'ils jHisscjit être les instruments de sa vengeance. Lors- <jue, alîiigé par la ])ersécution ou réduit en servitude, le peuple s'humiliait et demandait grâce, le Seigneur lui envoyait des libérateurs qu'on nommait jiir/es.
20. Que fit .Io.'-ik'-, :i]>rè.s la coïKim'tc <lc la terre iiroini.<e ? Aquclâ"'e m.,urut-il?— L'1. Piir 4111 le luMiple fut-il -..uverih- :ij.ns .r..<u.--? °
50 niSïOII^E SAINTE.
22. Les jtriucipaux juges furent: Otlioniel. nui détit Chu.sîin, roi de Mésopotamie ; Aod, qui défit Eglon, roi de Moab. J^près lui, la sage Débora, aidée de Ba- ]'ac, défit l'arnive de Jabin, roi de Chanaan, comiiuiiidée par Sisara. Ce fier général, qui se confiaitdans le nombre prodigieux de ses chariots armés de faux tranchantes, fut obligé de s'enfair à pied, et .son armée fut taillée en pièces. Epuisé de latigue, il entra dans la tente de Jahel, lui demanda à boire et se coucha \)i\v terre. Alors cette femme courageu.sc, vo^'ant l'ennemi du peuple de Dieu entre ses mains, lui enfonça un gros clou dans la tête, et le montra ensuite dans cet état à Barac, qui le cherchait. Par cette victoire. Dieu rendit la liberté aux enfants d'Is- ]-aël, opprimés depuis vingt ans par le roi de Chanaan. Dobora et Barac célébrèrent cette môme journée i^av un cantique d'actions de grâces.
23. De nouvelles infidélités attirèrent de nouveaux châtiments : les Madianitcs vinrent pendant sept années consécutives dévaster les moissons d'Israël. Le jK'uple s'humilia, et le Seigneur, pour le délivrer, suscita Gédéon. Ce vrai serviteur de Dieu témoigna une grande humilité, et ne consentit à commander, qu'après avoir obtenu plusieurs miracles pour preuve de sa mission. Le sacrifice qu'il avait préparé de la part de l'ange qui lui avait annoncé la volonté de Dieu, fut dévoré par le feu du ciel, et la rosée trempa et laissa sèche tour à tour, selon sa demande, une toison exposée dans un champ.
Quoique Gédéon fût fils d'un prêtre des idoles, Dieu le jugea digne de gouverner son peuple, parce ♦ju'il trouva en lui une grande fidclité à ses ordres et* une profonde humilité.
22. Quel fut lo ]ircmicr juge d'Israël? Qu'était-ce que Débora ? rtjiniuent Débora ilélivm-t-elle le jjcuple juit? — 2.J. Les Israélites • leuicurèront-ils fidèles à Dieu aurèslamurtde Débora? Queluouvciiu libérateur Dieu envoya-t-il à son peuple? Quel signe Gédéoudenianda-t-il à Dieu coniine j)reuvc du choix qu'il faisait de lui pour délivrer l.'-raol?