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Après sa mort, Abimelech. un de ses fils, jsc

24. QuefitGé<iéon, une fol^< continué «laiis Sîi vocation? Le ScijLfiîctir lui T)Crniit-il d'attaquer l'ennenii avec l'ariiit-e qu'il venait de lever? Par quel signe Gcih-on reconnut-il les hommes que Dieu destinait uu combat? Comment ar:na-t-il les trois cent^ Ijonimes seuls ju^^é.- ai^^ne;! du combat? — 25. Combien de temps Gi-dr-on couverna-t-il I.-rajlV — 26. Qu'était-ce qu'Abimélech? De quelle horrible atrocité >e renditil coupable. apr^'S la mt-rt de sun p<"'re? ('«piiiinent mourut-il?

52 HISTOIRE SATXTE.

paisit de l'autorité, massacra f^cs soLxante-dix frères, à rexception de Jonatam, qui se déroba à sa fureur, et plongea le peuple dans de nouveaux m;i]])enrs ; les liabitants de Sichem, qui, les premier^^, l'avaient reeonnu pour leur roi, s'étant ensuite révoltés contre lui; il prit leur ville. la rasa, et sema du sel au lieu où elle avait été. Abimélech avait régné pendant trois ans, loi'squ'il fut tué en cberchant a soumettre la ville de Thébetz.

Pendant qu'il assiégeait cette ville, nne feinme jeta du haut d'une tonr un éclat d'une meule sur s;i tète et l'écrasa. Xe pouvant souffrir qu'on dît qu'il était mort de la main d'une femm.e, il commanda à son écuyer de le percer de son épée ; ce qui fut fait. Ainsi périt, jyw une mort tragique, le malheureux qui avait trempé ses mains dans le sang de ses i'réres.

27. Après Abimélech. Thola et .Jaïr furent successivement juges dans Israël pendant quarante-cinq .ins. Ensuite les Hébreux retournèrent à l'idoJàtrit; et méritèrent d'être opprimés une cinquième fois par les Philistins et les Ammonites,

Chose remarquable ! le peuple hébreu, si vaillant, hi courageux lorsqu'il était tidèle à l>ieu, devenait le plus indolent et le plus lâche de tous les autres peuples, dès qu'il abandonnait le service de Dieu pour se livrer à Tidolâtrie. Pendant sept ans, i lavait souffert que les Xadianites vinssent, sous ses yeux, moissonner ses blés, et, à celte époque, ilsoutîrit pendant dix-huii ans les mêmes invasions de la part des Philistins et des Ammonites. ,

2S. Jephté, qui précédemment avilit été méconnu ])ar ses frères et obligé de quitter la maison paternelle, fut rappelé par le peuple et chargé de commander les trou])es. Ce nouveau chef, ayant vainement tenté la voix de la conciliation, marcha contre

27. Qnelsjugcs gouvernèrent Israol ajvrt'S Abimélech? Les Israélites furent-ils fidèles à I»iou. après le gouvernement de Jaïr? — 28. I)& qui Dieu fp servit-il |Miiir délivrer son ])eujile de l.i tyrannie de.<i Aniuionitci? '»uel vomi Jephté fit-il h Dieu?

SAilSOX. Où

les eniiemi.s. et les défit complètement ; mais sa victoire lui coûta des larmes am«^res ; car il avait eii l'impradeuce de faire vœu d'oifrir au Seiirneur, su obtenait la victoire, ce qui sortirait le premier de sa maison, et viendrait au-devant de lui lorsqu'il retournerait victorieux.

29. Il avait pris aux Ammonites vin^t villes, et ruiné leur pays depuis Aroér jusqu'à 3Iennith (11S7) ; mais, retournant dans sa maison, à 3Iaspha. il aperçut sii fille unique qui venait au-devant de lui en dansant au son des tambours. Le malheureux ps^re déchira ses vêtements ; sa fille, instruite de ce qui était arrivé, demanda deux mois pour se disposer à ce qui serait ordonné, et vint ensuite se mettre entre los mains de son père.

30. Les Ilébreux, par de nouvelles prévarications, attirèrent encore les Philistins sur les terres de hi Judée. Cette sixième servitude, qui dura quarante ans (de 115G à 11 10), fit rentrer le peuple en luimême; il demanda pardon, et le Seigneur l'écoiita favorablement; mais il voulut, pour cette fois, le délivrer par un seul homme, et suscita Samson, dont la naissance fut accom{)aii:nte de circonstances miraculeuses. L'anime du Sei.LCneur apparut à sa nicre, qui jusque-là avait été stérile, et lui dit: *'Tu concevras et enfanteras un fils sur la tèfe duquel le rasoir ne passera point; car il sera nazaréen, c'est-à-dire consacré à Lieu: ce>t lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins. "

La conduite des Juifs est vraiment étonnante. Ils connaissent la puissance do Lieu et ses bontés pour tux, et cependant, à peine sont-ils délivrés d'un fiéau, ([u'ils retombent dans de nouveaux excès. ILélas ! tout en blâmant ces alternatives de conversions et do rechutes, reconnaissons avec douleur que nous n'imitons que trop souvent ce peuple inconstant. Xous

29. Qu'airiva-t-il après sa promesse ? — GO. La victoire rlo .iephté fendit-tlle les r.*-raélitesi plus tidùles à Dieu? — Quel homme ex ni rdinaire Diei suscila-t-il pour les délivrer du j'-ug des Pliili-tlîit ? (.^uu ge passa-t-il de rcuiar.^uabîo à la naissai.ce de ;:;auisi,nV

54 HISTOTRE SATN^TE.

péijhons, nous iioiin rclevonFt, et noits péchons encore!

31. Samson lit le premier e-sai des forces dont il était doué, en mettant en pièces un jeune lion qui voulait le dévorer. Outragé par les Philistins, il résolut de s'en venger d'une manière extraonlinaire : il prit trois cents renards, leur attacha à la queue des flambeaux ai'dcnts, et les lâcha dans les blés des Philistins, qui devinrent bientôt la proie des flammes. Ce peuple, irrité contre Samson, osa demander aux Israélites de le leur livrer. Ceux-ci eurent la faiblesse d'y consentir, et l'abandon nère^nt à leur haine, après l'avoir lié avec de grosses cordes. Samson, se voyant au milieu de ses ennemis, brisa ses liens, et, sans autres armes qu'une mâchoire d'âne, il tua mille Philistins, et mit le reste en fuite. Cette action prodigieuse lui valut l'admii-atiou de son peuple. Plus tard il fut juge des Israélite^, et se rendit redoutable à leurs ennemis. Ayant été renfermé dans Gaza, il enleva les portes de cette ville, et les transporta sur une montagne voisine, passant au milieu de ses ennemis é^îouvantés.

:]2. Désespérant do le vaincre, les Philistins promirent une grosse somme d'argent à Dalila, chez qui Samson se rendait fort souvent, si elle découvrait la cause d'une force si. prodigieuse et le moyen de l:v dompter. Samson eut la lai blesse de céder à ses caresses artificieuses, et lui déclara que sa force consistait dans sa chevelure. La pertide, profitant d6 son sommeil, lui fit couper les cheveux, et le livra aux Philistins, qui lui crevèrent les yeux et le condamnèrent à tourner la meule d'un moulin (suppli(•^ imposé aux esclaves). Ses cheveux croissant de nouveau, ses premiùres forces lui furent rendues. V\\ jour de fête, les Philistins le firent amener ])our leur servir de jouet; mais Samson, se regardant encore comme le défenseur de son peuple, se fit conduire entre deux colonnes qui soutenaient tout l'édifice, et, ayant

'M. Quels lurent les jirincipaux exploita de Samson? — 32. Désespérant II- VMiiicie >Hnis<in. quel moyen les Pliillcîiûs prireut-ilâ? (^o'uiiiNa-l-il à c-aiiiïrou peudaut sa captivité?

HffT.r. 55

invoqué le Seiicneur, il les ébranla avec force en sécnant : '' Que je meure avec les Philistins ! " L éd.'tice fut renversé, et Samson périt avec trois mille l'hiiistins, les plus notables de la nation (1117).

Samson fut dans un grand nombre de circonstances de sa vie, la fif^ure de Jésus-Christ.

Il avait été doué d'une force extraordinaire : Jésusthrist est le Dieu fort et puissant.

Samson épouse une femme philistiiie : Jésus-Christ ît appelé a lui toutes les nations de la terre, mémo les idolâtres.

Samson défait seul les Philistins et avec les movens les plus simples: Jésus-Christ détruit Tempire du démon par la seule vertu de la croix.

Samson emporte sur ses épaules les portes de la Mlle dans laquelle les Philistins le tenaient prisonnier: Jesus-Christ sort du tombeau mal -ré les Juifs et ceux qui le gardaient.

Samson meurt volontairement pour sauver .on peuple: Jesus-Christ n'est mort que parce qu'il la ^oulu, et lorsque son œuvre a été accomplie

Samson détruisit plus de Philistins en mourant que pendan toute sa vie : Jésus-Christ, par sa mort, consomme 1 œuvre de la rédemption.

33 Héli,qui gouverna le peuple après Samson en qualité do juge et de grand-prètre, se rendit recommandablo par sa piété; mais la mollesse et la nécrligence avec lesquelles il reprit ses fils Ophni et Phinees, qm étaient devenus le scandale du peuple attiivrent la vengeance céleste sur sa maison et niéme sur toute la nation. Les Philistins détirent Israël, tuèrent Ophni etPhinécs, prirent l'arche, que ces lévites audacieux avaient apportée de la ^«ille de Silo au camp, comme pour obliger le Seigneur à leur donner 'a victoire. Ileh, âgé alors de quatre-vingt-dix-huit ans, apprenant ce désastre, tomba à la renverse, et eut

d^lil^ulul^ ^"^ successeur do Samson '.'-Quelle fut la conduite" à ^d i^^li*"?'^'^'^!'"--^"'^'^ «^"^ '«^ malheurs qui arrivèrent

]n tête fracassée (1116). Sa jiidicaturc avait duré quarante ans.

-'A. Les mallieurs arrivés à la famille d'IIéli avaient été annoncés à ce j)ontife par le jeune Samuel. Cet enfant de bénédiction, offert dès son bas <ige par ses ])arents pour être employé au service du temple, couchait non loin du sanctuaire ; une voix l'ayant appelé par son nom, il crut que c'était le grand-prêtre, et aussitôt il alla lui offrir ses {services; la même chose eut lieu jusqu'à trois fois. Héli, vers lequel Samuel courait chaque fois, lui dit: 'Olon fils, si l'on vous appelle encore, dites : Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur écoute. " La voix se ht entendre pour la quatrième fois, et Samuel ayant répondu comme Héli lui avait oj'donné. le Seiirneur lui révéla tous les maux qui allaient fondre sur Israël. 3Ialgré les in.stances qu'Ucli fit le lendemain pour savoir de Samuel ce que ]3ieu lui avait révélé, il n'arracha qu'avec peine de sa bouche ce que son respect pour la dignité pontificale voulait lui faire taire.

35. Cependant la colère divine éclata aussi sur les Philistins ; l'idole de Dagon, auprès de laquelle ou avait mis l'arche, fut renvor^^ée, et toutes les contrées où il la menèrent furent alliigées de divers fiéaux qui les contraignirent de la renvoyer aux Hébreux. Les Philistins la placèrent donc sur un chariot attelé de deux vaches, qui yu'irent dclles-mèmes le chemin de Bethsabé, première ville des Israélites de ce côté-là. Les Bethsamiies, ayant osé rcjarder dans Varche du Seigneur, attirèrent sa colère ; cinquante mille turent frappés de mort. On transporta l'arche sainte à Gabaa*dans la maison d'Alùnadab où elle demeura fort longtemps.

'M. Depuis plu5»ieurs années, Samuel, choisi de Dieu pour manifester sa volonté, était révère de tous; sa

o4. A qui Dieu révéla-t-il les lualheurs qui allaient fondre sur Isr.if'l ? — oô. Les Philistiiis gardt'rent-ib l<in<;temi>s l'arche d'alliance? — Où l'arche fut-elle transportée ? — -'ÎO. (jui est-ce qui gouverna le jtetiple jtprès Héli ? — Pourquoi le peuple d-'sira-t-il ctre gouverné par des r>>i8 plutôt qi-f i>ar des jii!,'e< ?

RUTn. Ôî

vertu lui mérita riioniiour de gouverner les Israélites. 11 exerça ses tbnetions à ^NLa^^pha, oii il éleva un atitel, renouvela ralliaiu-e du Soigneur avec son peuple, et s'efforça de le rendre heureux en le dtlivrant de ses ennemis; mais, pendant la vieillesse de ce saint homme, la prospérité d'Israël cessa. Ses enfants, Joël et Abia, étant devenus méchants, déplurent au peuple, qui, ne voulant point les avoir pour juges, demanda un roi. Samuel ne put s'empêcher d'en témoigner sa peine; mais le Seigneur lui aj'ant ordonné de contenter le peuple, il se soumit, et ne pensa plus qu'aux moyens d'exécuter la volonté de Dieu.

37. Du temps des juges d'Jsraël, vers 122u, un homme de Bethléem nommé Elimélech et sa lémmo Noémi furent obligés, par une famine, de laisser avec leurs deux fils dans le pays des ^loabites. Quelque* temps après leur arrivée en cette conti'ée. Elimélech mourut. Les deux tils épousèrent deux hlles de Moab, dont l'une s'appelait Orpha et l'autre lîuth. Après avoir demeure là dix ans, ils moururent, et Xoémi resta seule, ayant perdu son mari et ses tils. Elle voulut alors retourner dans son pay»; elle lit part de cette résolution à ses deux belle>-lilles, et leur tit ses adieux, en leur disant : •• Allez dans la maison de votre mère, et que le Seigneur en use envers vous comme vous en avez usé V(»u<-mèmes envers ceux qui sont morts et envers moi. " Orpha, après quelque W-sistance, suivit ce conseil ; mais lîuth, voyant Xoémi pauvre et accablée de vieillesse, ne voulut jamais la quitter. '-En quelque lieu que vous alliez, lui diielle, je vous suivrai : votre peu])le sera mon peuple, et votre Dieu sera mon Dieu; en rpielque pa\'s cp:e vous mouriez, j'y mourrai aus.>i, et j'y serai ensevelie avec vous." Elles partirent donc ensemble pour Bethléem. Comme elles y arrivèreiit au temj>s di' I i moisson, But h, pour fournir à leur subsistance, alla ramasser les épis que lais.saient les moi.ssonneurs. Or

-7. i^iuelle e-t l'histoire de Riitli?

58 HTSTOIRE SAINTE.

e'ie glunait un jour dans le champ d'un homme riche nommé Booz, proche parent d'Elimélech, à qui elle l'ut aii^réable. Euth, d'après l'avis de Xoémi et suivant l'usage des Hébreux, épousa Booz, qui était plein d'admiration pour sa vertu. Elle mit au monde Obed, qui fut, par Jcssé, l'aïeul du saint roi David.

La conduite de Ruth est un exemple admirable do l'aftection que les enfants doivent à leurs parents, et clés sacrifices qu'ils sont obligés de ftxire pour les secourir dans leurs besoins et les soutenir jusqu'à la fin de leur vie.

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