DE MONTS
gentilshommes, des prêtres, des ministres protestants et cent vingt artisans et soldats, tant catholiques que protestants. Ils arrivèrent le 6 mai en vue de la Hève, en Acadie, et allèrent se fixer dans une petite île située à l'embouchure de la rivière des Etchemins (Sainte- Croix) ; mais le scorbut, causé par le manque d'eau douce, leur ayant enlevé trente-six personnes durant l'hiver, ils se rendirent à Port-Royal (aujourd'hui Annapolis) au printemps de 1605, sous la conduite de M. de ilonts. C'est le premier établissement durable formé par les Français dans le nord de l'Amérique, et, après Saint-Augustin, en Floride, le plus ancien dans cette partie du Xouveau-^Monde,
12. Yers l'automne de 1605, M. de ^Monts laissa le commandement à M. de Pontgravé, et passa en France. Sur les plaintes que les pêcheurs bretons, basques et normands, portèrent au roi, le privilège exclusif des pelleteries qui avait été accordé à M. de Monts, fut révoqué. Ce dernier ne perdit cependant pas courage. Il fit un tra' é avec M. de Poutrincourt, qui se chargea d'une expédition pour le printemps de 1606.
13. Xe voyant pas arriver de secours, la nouvelle colonie de Port-Éoyal se crut abandonnée; elle fit tant d'instances auprès de 31. de Pontgravé, qu'il se décida à partir pour la France, ne laissant que deux hommes à la garde du fort. Il était à peine sorti de la baie, qu'il rencontra une chaloupe qui lui annonça l'arrivée de M. de Poutrincourt. M. de Pontgravé reprit donc le chemin de Port-Eoyal, où l'abondance avait été ramenée par les secours venus de France.
14. Cependant, de Poutrincourt ayant appris les nombreuses difficultés qu'avait à rencontrer 31. de Monts, et se voyant, par là, privé de tout espoir de secours, se décida à retourner en France, 160T, et à abandonner yjrovisoirement l'établissement de Port- Royal. Champîain était du nombre des passagers.
12. Que fit M. de Monts, vers l'automne de 1605? — 13. Que fit la nouvelle colonie, ne voyant pa3 arriver de secours? — 14. Quelle déci.-ion prit M. de Poutrincourt, en apprenant les difficultés qu'avait 4 rencontrer M. de Mont.- ?
Los habitations des colons furent laissées à la garde des sauvages.
15. Pressé parle roi, M. de Poutrincourt prit de nouveau la nier, le 25 février 1610, conduisant avec lui un petit nombre d'honnêtes artisans; après un long voyage, il arriva à Port-Ilojal, où les sauvages le reçurent avec joie. Près de trois ans s'étaient écoulés depuis que Port-Eoyal avait été abandonné, et néanmoins de Poutrincourt trouva les habitations bien conservées.
DEUXIEME EPOQUE
PJI LA FONDATION DE QUÉBEC, A L'ÉTABLISSEMENT DU CONSEIL SUPÉllIEUR (1608-1663).
CHAPITEE PEE-MIEPt.
l)e la fondation de Québec^ à la formation de la Compagnie de Montmorency (1608-1621).
SOMMAIRE
1. M. de Monts entreprend de former un établissement au Canada; départ de Chainpiain pour le Canada. — 2-4. Fondation de Québec. — 5-6. Champlain suit à la guerre les Hurons et les Algonquins. — 7-8. Champlain retourne en France. — 9-10. Retour de Champlain au Canada. — 11. Arrivée des Jésuites en Acadie. — 12. Champlain repasse en France. — 13. Son retour à Québec. — 14. Sa it Saint-Louis. — 15. Retour en France — 10-20. Le [>rince «le Condé, vice-roi. — 21-23. Retour a^i Canada ; arrivée des PP. Recollets. — 24-25. Exp'dition contre les Iroqnofs. — 26-34. Plusieurs voyages successifs de Champlain en France. — 35. Le duc de Montmorency, vice-roi. — 36. Champlain amène sa femme à Québec.
1. D'après l'avis de Champlain, M. de Monts obtint de Henri lY le privilège exclusif de la traite des pel-
15. Combien y avait-il de temps que les Français avaient quitté Port-Royal quand ils y revinrent ?
1. Qu'e:Jt-ce que M. de Monts obtint de Henri IV, à la suggestion de Champlain? Qui est-ce qui commandait les deux navires que M. de Monts envoya au Canada?-