Désirant explorer les pays de l'Ouest, Champlain
15. ou alla ensuite Champlain -.'Quelle fut l'occupation (le Champlain à Y^n retour en France ?-ir,. A qui Champlain s'adre...«-t-il alorO — !.. Qui succéda à Charles de Bourbon, mort quelque., j^emaine» apr.s sa nomination ?-18. Quand Champlain arriva-t-il à Qu^îbcc ?- 1.^. Que ht-il, d<--sirartt explorer le? pays de louo^t V De retour au ?aut }amt-Louis, que fit-il?
résolut do remonter l'Outaouais, ou grande rivière des Algonquins, et pénétra jusque vers ses sources. De retour au saut St. Louis, il fut Lientôt convaincu qu'il n'aurait rien à faire dans le pays pendant l'hiver. Il résolut donc d'aller en France, où sa présence pouvait être utile aux intérêts de sa colonie; et, le 2G août, il s'embarqua à Tadoussac pour Saint-Malo.
20. A son retour en France, Champlain se rendit à Fontainebleau, où étaient alors le roi et le prince de Coîidé. Il leur rendit compte de son voyage, et leur fit agréer le projet de former une bonne et puissante compagnie dont les ressources permettraient de poursuivre et d'améliorer les entreprises déjà commencées. Après de nombreuses difficultés, la compagnie dite de liouen ayant été constituée pour onze années, fut approuvée et autorisée par le roi et par le prince do Condé.
21. Après la formation de la compagnie dont nous venons de parler, Champlain songea à mettre à exécution io projet qu'il avait formé depuis longtemps, de conduire ave*" lui des missionnaires, pour raviver et soutenir la foi des Français, ainsi que pour prêcher les vérités de l'Evangile aux nations infidèles de l'Amérique.
22. ^I. de Champlain repartit de Honfleur, pour la Nouvelle-France le 2-1 avril 1615, emmenant quatre Pères Eécollets. 11 mouilla, le 25 mai, devant Tadoussac, et, peu après, il ari-iva à Québec. Ces religieux ItécoUcte étaient les Pères Denis Jamay, Jean Dolbeau, Joseph Le Caron et le frère Pacifique du Plessis. La compagnie s'engagea à leur fournir tout ce qui était nécessaire.
23. Le Père Jean Dolbeau s'arrêta à Qiiébec. Il se concerta avec Champlain pour l'érection d'une petite chapelle et d'une maison pour y recevoir les religieux. L'etnplacement choisi était près du Ijeu où est, à la ^
20. Que fit Champlain à son retour en France? — 21. Que ft-il après la formation de la Compagnie dont nous venons de parler? — 22. Quand repartit-il pour la Xouvelle-Franee ? — 23. Quel Père l'arrêta a Quéttc ? Où allèrent les autres Pères ?
1616] DE cEA^n>LA.nî. 39
basse-villej l'église !N"otre-Dara©-des-Victoirô9. Ta chapelle étant terminée, le 26 juin 1615, le Père Dolbeau y célébra, au son de l'artillerie, la première messe qui eût été dite, en cet endroit, depuis les voyages de Cartier. Impatients d'exercer leur zèle pour le salut des sauvages, les Pères Jamay et Le Caron se rendirent au saut Saint-Louis.
24. Peu de temps après son arrivée à Québec, 1615, Champlain partit pour le saut Saint-Louis, où il trouva des Hurons qui l'engagèrent dans une nouvelle expédition contre les Iroquois. Ayant été grièvement ble-sé, il fut obligé d'hiverner au milieu des Hurons et loin de sa colonie. Il profita de sa mésaventure pour mieux connaître les Hurons et pour apprendre leur langage. Il découvrit les lacs Ontario, Huron et 2sipissing.
25. A l'ouverture de la navigation, Champlain partit pour Québec, où il arriva le 11 juillet 1616. Il était accompagné du Père Le Caron et de quelques sauvages. Toute la colonie, qui l'avait cru mort, se réjouit de le voir revenir plein de vie et d'ardeur.
26. Ch :mplain partit de Qur-bec, le20 juillet, accompagné des Pères Jamay et Le Caron, pour aller prendre le vaisseau de Pontgravé, à Tadoussac, qui mit à la voile le 3 août, et arriva à Honfleur, le 10 septembre 1616. A son arrivée en France, il trouva les intérêts de la colonie fort compromis : le prince de Cordé, viceroi du Canada, venait d'être arrêté et enfermé à la Bastille pour avoir pris les armes contre le souverain.
27. Les deux Pères Eécollets qui avaient consenti à accompagner Champlain, à dessein de soutenir ses mesures et de l'aider à plaider la cause de la colonie, durent lui écrire, quelqr.e temps après, en Xormandie, pour lui faire connaître l'inutilité de leur peine, et leur extrême chagrin de se voir si mal accueillis.
24. Que ft Champlain peu de temps après son arrivée à Qnébec ? — Quel tut le r sultat de cette evpéditiou .- 25. Que fit Ch.tmplain à l'ouverture de lanaviication? — 26. Demeura-t-il longtemps à Québec? — 27. Que durent faire les deux Pères Rtoollets qui l'avaient accomjpagné en France?
40 niSTOIJlE DU CANADA. [1617
Néanmoins, duns l'espérance de profiter des occasions qui pourraient «^'otTrir pour servir le Canada à la cour et ailleurs, !e Père Jamay resta en France, et fut remplacé dans sa charge par le Père Le Caron, qui retourna à Québec, et conduisit avec lui le Père Paul Huet.
28. Au printemps de 1617, pendant que les associés étaient en querelle, Champlain repartit pour ie Canada. Son embarquement était plus considérable que les précédents ; et il faisait surtout une précieuse acquisition dans la personne de Louis Hébert, qui emmenait avec lui toute sa famille, pour s'occuper de la cul-
' ture du sol. La traversée fut très-longue et très-dangereuse, et l'on n'arriva au port qu'après avoir épuisé ])resque toutes les provisions. Pour surcroît d'embarras, la disette était à Québec.
29. D'année en année, dit l'abbé Ferland, les mêmes ditîicultés poursuivaient le fondateur de Québec. En France, tracasseries, lésineries, délais, du côté des .associés; jalousies, procès, empiétement, de la part <les marchands étrangers à la compagnie ; indiflerence de la cour, qui ne pouvait, ni ne voulait s'occuper de ces possessions lointaines ; sur mer, des voyages longs, pénibles, et souvent dangereux; en Amérique, la disette et les maladies parmi les Français, la légèreté et la malveillance des nations indigènes : voilà les épreuves sans cesse renaissantes, que Champlain était condamné à subir dans l'accomplissement de sa noble mission. Et cependant, sa foi au succès de son œuvre était si ferme, son désir de fonder un empire français en Amérique, et d'appeler les» nations sauvages à la religion chrétienne et à la civilisation, était si ardent et si persévérant, que rien ne pouvait ébranler son dévoùment, ni diminuer sa confiance dans la protection de Lieu.
30. Lès l'automne de cette môme année, 1617 Champlain retourna en France, accompagné du Père Jean Lolbeau, pour tâcher d'éclairci* les principaux
28. Quand Champlaiu repartit-il pour le Canada? — 29. Que dit l'abbé Ferland des épreuves qu'eut à subir le fondateur de Québec? — l^Q. Que fit fKamnlain dès l'automne de la même année ?
1618] DE CHAMPLAIiV. 41
itesociés de la compagnie sur leurs véritables intérêts.
31. Durant cet hiver, la petite colonie fut menacée d'une destiniction complète. Les sauvages alliés des Fi'ançais prétendirent avoir reçu d'eux quelque sujet de mécontentement, et résolurent de s'en débarrasser. Ils commencèrent par décharger leur fureur sur deux de ces derniers, qu'ils tuèrent à coups de hache. Le meurtre ayant été découvert, les sauvages recommencèrent à craindre la vengeance des Français. Pour en prévenir les effets, ils montèrent aux Trois-Eivières, et tinrent, au nombre de 800, un grand conseil, dont le résultat fut qu'ils prendraient les colons de Québec, et leur couperaient à tous la gorge. Mais l'un d'eux, nommé Laforière, qui témoignait do la sympathie aux religieux EécoUets, donna avis du complot au Frère Pacifique Du Plessis, qui fit aussitôt avertir les Français retranchés dans le petit fort de Québec, qui était de bois assez mal en ordre. Les sauvages se voyant découverts, crurent qu'il valait mieux recourir aux voies de conciliation. Ils députèrent à Québec pour constater que le meurtre était le fait de quelque particulier sans aveu. - A cause de sa faiblesse, la colonie ne put en tirer vengeance ; pourtant elle exigea des otages.
32. Pendant ce temps, Champlain employait en France tout son crédit et celui de ses amis, pour arracher à la compagnie des secours plus abondants. Depuis des années, il ne faisait qu'aller et venir de Qué- Dec en France, pour en tirer des secours, qu'on ne lui fournissait presque jamais tels, à beaucoup près, qu'il les demandait.
33. Trouvant en Champlain un censeur incommode, la compagnie essaya de lui enlever le commandement de la colonie. D'un caractère franc, loyal et honnête, il ne ménageait, en efl'et, aucun reproche à la compagnie, au sujet de sa conduite. Elle eût voulu quelqu'un plus souple et plus traitable.
31. Quel danger courut la petite colonie durant l'hiver? — 32. Que faisait Champlain en France? — 33. Que tenta la compagnie à l'égard de Ch&mplain?
34. Au printoTnp3 de 1G20, les Eécollets Cie Québec jetèrent les fondements de leur couvent de Xotre- Dame-des- Anges.
35. La même année, le prince de Condé céda sa vice-royauté ^ duc de Montmorency, amiral de France, lequel nomma Champlain son lieutenantgénéral dans la Nouvelle-France. Le nouveau vice-roi engagea celui-ci à se rendre à Québec, pour y fortifier l'habitation et la mettre à l'abri d'une attaque.
36. Champlain repassa en Canada au printemps de 1620; il arriva à Québec vers le commencement de juillet. Persuadé que cette fois, la colonie allait prendre une nouvelle f;ice, il emmena sa femme et plusieurs personnes qu'il avait engagées à le suivre; puis il fit réparer les logements et construire le fort et le château Saint-Louis: précaution sage, car la population résidente n'eût pu résister à une attaque un peu Sérieuse, puisque, pendant l'hiver dé 1620-21, il n'y avait à Québec que soixante personnes, en comptant hommes, femmes, enfants et religieux.
34. Que tirent !c3 RéeoUeta ie Québec, au printonps de 1(320? — .35 Q le dt le prm?e df Condé en 1620, touoàant ea vice-rojauté de la nouyelle-France ? — 36. Qaand Champlain repassa-t-il en Canada ?
1621] COMPAGNIE DE MOXTMOREXCt. 43
CHAPITEE II.
De la formation de la Compagnie de M<mtm/)rency,
à la restitution à la France du Canada
et de r^cai/e (1621-1632).
SOMMAIRE
1-2. Compagnie de Montmorency ; discussions entre l'ancienne et la nouvelle compagnie- — 3-5. Leur union. — 6-8. Un parti d'Iroquois attaque le courent des Récollets. — 9. Champlain reconduit sa famille en France. — 10. Le duc de Ventadour, viceroi. — 11. Arrivée des PP. .Jésuites en Canada. — 12-13. Champliin retourne à Québec, et fait reprendre les tra-vaux négligés. — 14. Compagnie des Cent-Associés. — 15-16. Ses privilèges et ses obligations. — 17. Eatreprise des Anglais contre Québec. — 18-19. David K^rtk s'empare de Tadoussac. — 20-22. Prise de Québec par les Kertk.
1. Sur de nouvelles plaintes portées contre la compagnie do Eouen, le duc de Montmorency en établit une autre en 1621, pour faire opposition à la première, etdans l'espérance que cette nouvelle compagnie serait plus fidèle aux engagements qu'elle prit à son tour. Les chefs de la nouvelle association étaient les sieurs Guillaume de Caen, et son neveu, Emery de Caen.
2. En accordant à la compagnie de Eouen un privilège pour la traite des pelleteries, le roi avait obligé les associés : 1° à entretenir le fort et l'habitation de Québec ; 2° à bâtir de nouveaux forts quand il serait nécessaire ; 3° à soutenir un corps de missionnaires dans la Xouvelle-France ; 4^ à y envoyer des cultivateurs, des ouvriers, des artisans; 5^ enfin, à maintenir des ofiicicr-; et des soldats en nombre suffisant pour la protection des Français et des Sauvages alliés. Mais ces eno-açcements furent néorlicrés.