Les deux compagnies ne furent pas longtem'ps
1. En 1621, que fit le duc de Montmorency aurde noavelle? plainte? portées contre la compagnie de Rouen? — 2. A quoi le roi arait-il oblige les a8;Ocié3 de ia compagnie de Rouen? — 3. Les deax compa^ies furent-elles longtetnps en désaccord?
" HISIOIBE DU CANADA. [1622
en désaccord ; car, peu de temps après, il arriva de France un arrêt du Conseil qui réglait es différends «urvenus entre elles. Cet accord des'deux compagnies k^nif""?!™*- ';''P.«'îd«nt en rien l'avancement de la co- ' ZZ ,^\^",^^'^. a Champiain de reconnaître qu'il rn°.1t™' f "'T*'' ?''*^tacles qu'auparavant, tant
™Tre ,n I t'n '^^T '^""^ '■= y^'y'' 1"« P««- y t'onsnuire un tort de défense.
4. Ayant à se plaindre dcsdeu.x compagnie.s Champiain résolut de s'adresser au roi lui-mêâe. Comme
cPt£''fir'''p*'*'V"^'^''^'ï* « Québec, il choisit pour 16C0 ^?..'.! ^r ^'"'■Ses Le Baillif, récollet, venu en r.mt.n.,,M "° ^°'"™.® <^i««"g"é par sa naissance, remarquable par son mérite personnel, et possédant 1 estime de Louis XIII. Ce Père obtint entre autres
dcnv';.'"' *'■'■'* "^^ ^°°*^" '^'^'''' qui réunissait les .Z,., P""/"!?' ''" ""^ •'''"''^' «' <3»' accordait à la compagnie de Montmorency le privilège do la traite Au printemps de 1622, les discussions'étaient termî: rivale^ ^""^ ^"*" "® ""'"'^ '^' '^«"^ compagnies
rivales.
" 5. D; France
^ 5. Dans 1 automne de 1621, Chatnplain renvoya en n-ancedeux familles qui n'avaient encore rien fait sur leurs terres, bien qu'elles fussent dans le pays depuis plus de deux ans. Dans le temps où il éloi-naii tous ceux quL pai- leurs désordres ou par leur pa °ebse étaient devenus une charge pour le pavs, il assurait la sécurité des autres par cfe sages règlements; à cet effet, le 12 septembre 1621, il publia quelques ordonnances propres à maintenir dans le respect ceux qui auraient pu être tentés de troubler l'o-dre
G. Pendant l'hiver de 1621-22, Champkin conH.ifc de nouvelles alliances avec quelques tribus sauvages A cette nouvelle, les Troquois se mirent en campagne en plusieurs partis; lun d'eux attaqua les Français au saut Saint-Louis; l'autre se rendit à Québec; il y attaqua 1 établissement des lîécollets ^ur les bords do
<»omn?ri«!/'^'.'^ n'^'Î^P'^^ Champiain ayant à se plaindre des deux ^inpagn,eB?-5. Quelle mesure prit-il dans l'autoLe de 1621?-!^
nZln^-r '"'' '' ''''-'- ^"^ ^'^' ^«' Iroqu,^/à ette
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la ri\^ère Saint-Charles, où il y avait un petit fort. Ils furent repoussés avec une perte de sept ou huit des leurs, par quelques Français et par des sauvages alliés.
7. En 1G23, arrivèrent à Québec, le Père Nicolas Viel et le Frère Gabriel Sagard, premier historien des miss^ions huronnes. Ils furent envoyés tous deux au pays des Hui-ons, sous la conduite du Père Le Caron.
8. L'année 1624 fut marquée,* à Québec, par une solennité 'religieu.se célébrée en exécution d'un vœu fait en l'honneur de St. Joiseph, qui, dans cette occasion, fut choisi pour premier patron de la Nouvelle- France.
9. Voyant que la compagnie, non contente de laisser le pays sans défense, négligeait encore de pourvoir Québec des vivres nécessaires, Cbamplain se détermina à reconduire sa femme en France. Il partit de Québec le 15 août 1624, après avoir instamment recommandé, non-seulement les travaux de l'habitation, mais encore ceux du fort Saint-Louis. Il laissa le commandement, en son absence, au sieur Emery de Caen, qui était en même temps le principal commis de la colonie.
10. Fatigué des querelles qui s'élevaient continuellement entre les deux parties de la compagnie du Canada, le duc de Montmorency céda sa vif-e-royauté au duc do Yentadour. Henri de Lévis, duc de Ventadour, neveu du duc de ]\Iontmorency, était retiré de la cour, et avait même reçu les ordres sacrés. Il ne se chargeait des affaires de la Xouvelle-Fi'ance que pour favoriser la conversion des sauvages. Aussi, accueillit-il lavorablement le projet d'envoyer des Jésuites au secours des Pères EécoUets, qui en avaient fait eux-mêmes la demande.'
7. Quels nouveaux ouvriers apostoliques arrivèrent à Québec en 1623 ? — 8. Frr quel événement fut marquée, à Quebea, l'année 1624? — 9. Quel doteinnnati n prit Chainplain, voyant que la C(«np.ignie négligeait la petite colonie? A qui laissa-t-il le comirandement en .«on absence ? — 10. Que fit le duc de Montm* rency fatigué des querelles Continuelles entre les deux parties d© la compagnie du Canada ?
11 Les premiers Jésuites qui vinrent au Canada furent les Percs Charles Lalemant, Jean de Brebeuf Jidmond Masse, et deux frères coadjutenrs. Ces Pères' accompagnés du Père Joseph de la Koche-Daillon' recollet, arrivèrent à Québec en 1G25. JMais ils 8\i' perçurent bientôt qu'on avait travaillé à exciter des préjuges contre eux. De Caen les engageait à retourner en Irance, lorsque les P.écollets vinrent leur offrir généreusement l'hospitalité, jusqu'à ce qu'ils se lassent construit un logement. -^ -^ ^ -l •' "^
]2. A la nouvelle que de Caen inquiétait les catholiques de Québec jusqu'à vouloir les oblirrcr d'assi<ter aux prières des Huguenots, H. de Champlain, Retenu en Jrrance pour les affaires du Canada et les viennes propres porta des plaintes au roi. Le sieur de la ijalde tut alors nommé pour remplacer le sieur de L/âen.
f ^^' ^rif'^K-/!^^'''' à Québec, en 1626, Champlain trouva 1 habitation et le fort Saint-Louis dans l'état ou U les avait laisses deux ans auparavant II fît achever le magasin, et, considérant que le fort commence était bien petit pour servir de retraite aux habitants de Québec, en cas d'attaque, il ré.soiut, nonob^,tant la mauvaise volonté de la compagnie, de le dé molir et de cc»nstruire à sa place un fort plus spacieux 14. Le roi Louis XIII et son ministre, le cardinal (le Kicheheu, ayant appris que la compagnie n ^ remplissait pas ses engagements, résolurent de la rupprimer et d en former une nouvelle qui donnât enfin naissance a une colonie française catholique, selon le dessein de François L En conséquence, une nouvelle ^ompagnje connue sous le nom de Compa^^nie des
?e%t^rTîco^'" de la Xoavelle-France, fut" formée le J^ avril 162 «. Elle était composée du Cardinal de
lo'^A ^"«^J,.^"""^ l^^Pf niiers Jésuites qui vinrent au Canada •>- 12. Que fit Champlam à la nouvelle de la cr-.cluite de de C^lT^L'. les catholiques de Québec ?-13. Dans queUrlTcha „' a^n ro^vl "^
On«% .îlt'll^'T'-'vrr.^^'^'^'^' «n 16.6? Que fitî^il alo^?!-U Que firent le roi Louis XIII et son ministre, le cardinal de Rchelieu avant appris que la compagnie ne rempli-ait pas sp^ en-asemenf?' Quand fut formée la compagnie des Cent- 4==oci^:i •> ^"°*^^'"^'^^5 '
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Uichelieu, du maréchal d'Effiat,. du sieur de Eoqaemont, du commandeur de Ea>illy, de ]M. de Champîain et de plusieurs autres personnes distinguées par leur naissance ou par leurs richesses.
15. La nouvelle compagnie s'obligea à faire passer deux ou trois cents hommes dans la Xouvelle-France, dès l'année 1628, et à continuer d'en envoyer annuellement, afin qu'au bout de quinze ans la colonie renfermât au moins 4000 Français catholiques. La compagnie devait : 1^ loger, nourrir et entretenir les nouveaux colons pendant trois ans; 2° leur distribuer des terres défrichées et des grains pour les premières semences ; 3*^ enfin, pourvoir pendant quinze ans à la subsistance des ministres de la religion et à l'entretien du culte.
16. En retour des dépenses que la compagnie aurait à encourir, le roi lui accorda la concession à pei-pétuité du Canada et de la Floride, avec leurs dépendances, sous la réserve de foi et hommage, avec une couronne d'or du poids de huit marcs, à chaque mutation de roi, et la confirmation des principaux officiers de justice. Le roi accordait aussi à la même compagnie le pouvoir de fabriquer des armes, de fortifier les places nécessaires à la conservation du pays, dedistriouer les terres aux conditions qu'elle jugerait à propos, ainsi que la jouissance exclusive, non-seulement de la traite des pelleteries, mais encore, et pendant quinze ans, celle de tout autre commerce par terre et par mer, à la réserve, cependant, de la pêche de la morue et de celle de la baleine, qui devaient être libres à tous les Français.
17. Presque aussitôt après cette puissante organisation, qui donnait de si belles espérances pour l'avenir de la colonie, la guerre se déclara entre la France et l'Angleterre. Celle-ci envoya aussitôt une
15. A quoi s'obligea la nouvelle •ompagnie ? — 16. Quels avantages le roi accor ait-il à la coraj)a:n'e, en retour des dépunsej qu'elle avait à encourir? — 17. Qu'nrriva-t-il presque aussitôt après cette organisation qui donnait de ?i belles esjérances pour l'avenir de 1» colonie ? Quelle fat le r(-sultat de la guerre ?
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Kertl'^c^h-hi'fïiV''''''''"-^' commandée par David voîiè France ' '""' ^''"'' » '^'^l»'-« de la Xou-
fr-l'ef V^,?r'f tk''' 'ï"" ■^^^'■■'^ Kertk avec ses doax tr res Lomé et Thomas, et les autres chofs de cett« expédition, étaient des calvini.stc. irannal et d'autres mécontent, qui, s'étant réfugiés en An<r^terre ee donnèrent à cette nation potir faire laljueneàîa France, leur patrie. feueue a la
etdtrZ'n ^^«'•''£,'*>'"Pa'-a d'abord de Port^Royal et de Tadoussac. Il envoya ensuite une chaloune à Québec où elle arriva le 10 juillet 16^'8, ponant 2 Champla.n une lettre dans laquelle il étift nvUé à rendre ce fort et l'habitation de cette place Ceki cî répondit avec honnêteté et dignité, malfen même temps avec assurance: "Ayant encore deT grains
le ''sold"at' d':'::e*'l • "' =*"°^ °^ "î"^ '^ P«^^ fou;nrdoni les soldais de ce heu se passent aussi bien oné s'IIq
tres-biea que rendre un fort et habitation en l'état où nous sommas maintenant, noue ne serfons pas dignes de para, tre hommes devant notre roi Z sat«
ae pied ferme votre personne avec vos forces eue «i achement nous abandonnions une chose qui nous es M chère,, sans d'abord voir l'essai de vos canons an proches. . . .Nous attendons d'heure à autre pou? ^ons recevoir et empêcher, si nous pouvons, les prétention, que VOU.H avez eues sur ces lieux. " Le refûrfermne Champlam engagea les ennemis à renoncer lu dTs!J.t
taque v^uebec, ils l'auraient pris assez facilement c,^
â ran'o^; 'Tt ^'"■' "'' ^'"^r"'-^ livres "e pond;:: quaient Provisions de toute espèce"^ man-
19. Sur le refus de Champlain, Kertk prit le parti do surprendre la flottille chargée de vivrerqueTa ' ° ' velle compagnie envoyait au'secours de Québec Cette