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tant de solilata qu'il répondit à eeux qui lo félicitaient: Æncore une semblable victoire, ct nous sommes perdus. Un second combat eut une‘issuc très-ficheuse pour Pyrrhus; les Romains avaient appris à ne plus craindre les éléphants, les traits enflammés qu'ils lancaient sur eux les mirent en désordre; et Pyrrhus étant retourné en Grèce, les Tarentins vaincus furent obligés de subir le joug des Romains (275).
15. La conquête du centre et du midi de l'Italie était le prélude et comme la condition de la défnite de Carthage et de la conquète du monde. Un rvstèma habile de colonies maintenait le pays soumis, et de prudentes concessions attachaiïent les tributaires à leurs vainqueurs. Ils ne formaient plus une nation; mais plusieurs de leurs villes étaient enrichies de nviviléges sous le nom de municipes, de prefecture.…. de villes alliées. Ils fournissaient des soldats à Rome et devaient trouver leur gloire dans la défense de la république. Du reste, le moment approchait où celle-ci allait montrer au monde la puissance de ses in=*‘#utions et l’immensité de ses ressources.
SECTION II
Depuis la première querre punique, jusqu'à br conquite de la Grèce (264-133.
1. Rome et Cuthage, rivales de puissance et d’ambition, ne pouvaient vivre longtemps en paix: leurs guerres, si connues sous le nom de guerres puniques, commencèrent dès que leurs conquêtes se rejoignirent en Sicile.
2. Parmi les colonies grecques dont la Sicile était peuplée, Syracuse tenait le premier rang depuis la
15. De quoi ces conquêtes des Romains ctaient-elles comme le prélude ?
1. UÜomment appelle-t-on les guerres entre Rome et Carthage ?— 2. Q''était-ce que Syraeuse? Que fit Gélon de remarquable ? Que
D de Hiéron? À qui Syraeuse disputait-elle l'empire de la icile
royauté de Gélon, qui défit les Carthaginois dans une
rande bataille, le jour même de la bataille de Salamine (480). Iiéron, son frère et son successeur, sillustra par son amour pour les lettres et en appelant à sa cour Pindare, Simonide et Eschyle. Bientôt après, la gouvernement démocratique prévalut à Syracuse. Plus puissante que jamais depuis la malheureuse ex-
dition des Athéniens, cette ville, avec ses richesses et ses 500000 habitants, disputait l'empire de la Sicile aux Carthaginoiïis, toujours tentés par cette riche proie si fort à leur convenance. L’anarchie l'avait souvent livrée aux tyrans.
8. En 405, Denys, surnommé l'Ancien, usurpa lo souverain pouvoir et se soutint par ses talents et par ses crimes. Il battit souvent les Carthaginoïs et peu s’en fallut qu'il ne les chassât de la Sicile. Son ils, Denys le jeune, peu docile aux conseils du philosophe Platon qu'il avait appelé à sa cour, se montra plus cruel mais moins habile que son père. Chassé de Syracuse une première fois, il signala son retour jar d’atroces vengeances, et fut de nouveau expulsé par Timoléon (346). Il se retira à Corinthe, où, pour -ubsister, il fut obligé de tenir une école publique.
4. Timoléon rendit à la Sicile son ancienne pro:périté; il la délivra des tyrans qui la désolaient et reprit aux Carthaginois presque toutes leurs possessions, Un bonheur constant accompagnait toutes ses entreprises ; il établit des lois sages et abdiqua en 357.
5. Plus tard, lo fils d’un potier, Agathocle, s'empara du D et l’exerça avec la plus horrible tyrannie. Audacieux jusqu'à la témérité, au moment où les Carthaginois l’assiégeaient dans Syracuse, il s’embarqua avec son armée, porta la guerre au sein de l'Afrique et forca Carthage à faire la paix (289).
6. Quelques années après, un secours donné par les Romains aux Mamertins, révoltés contre Hiéron, roi
3. Que sait-on de Denys l’ancien ? De Denys le jeune ?—4. Comment Timoléon gouverna-t-il la Sioile ?—5. Que sait-on d'Agath cle?
—6. Quello fut l’origine de la première guerre punique ? Que lit de remarquable le consul Duilhus ?
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ré l'imperfection de leurs vaisseaux, leur consul Duillins gagna, par un stratagème, le premier combat naval.
1. Bientôt le consul Régulus, aprés avoir battu une flotte carthaginoise près d'Ecnome, fit une descente en Afrique et vint assiéger Carthage qui demanda la paix; mais il voulut imposer aux vaincus des conditions intolérables, et sa rigueur réveilla leur énergie. Le Lacédémonien Xanthippe, commandant leurs troupes, battit à son tour Régulus, près de Tunis, et lo fit prisonnier. Au bout de quelques années, les Carthaginoïs lui donnèrent la liberté sur parole, afin qu'il pense la députation chargée de demander à Rome l'échange des prisonniers. Au lieu d'appuyer cette proposition, il ne prit la parole dans le sénat que pour en dissuader 8es concitoyens. Il revint ensuite reprendre ses fers à Carthage, où on le fit mourir dans les plus affreux supplices ee
La guerre dura encore plusieurs années, jusqu'à ce que la grande victoire navale des Romains remportée par le consul Lutatius Catulus, aux îles Égates, for. çât les Carthaginois à subir une paix désavantageuse (241). Vers cette époque, les représentations théâtrales et les combats de gladiateurs furent introduits à Rome.
8. Les Carthaginoïs avaient cherché à compenser leurs pertes en étendant leurs conquêtes on Espagne. Amilcar Barca et son fils Annibal s’y illustrèrent par leurs victoires, Rome s’en inquiéta, et voulut mettre des bornes aux progrès de ses rivaux. Le jeune Annibal n’hésita pas à ranimer la guerre en détruisant Sagonte, ville alliée des Romains; aussitôt il traversa la Gaule avec une étonnante rapidité, et tomba inopi-
7, Que sait-on de Régulus ? Quelle fut sa fin ? ('émment les Carthaginois furent-ils forots à la paix ?—8. Qu’était Amilcar Baron?
Quel fut le prinoipal exploit du jeune Annibal, en Espagne ? Qu’enfeprit-il susalts À mu
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[(R., F7 nêément sur l'Italie (218), à la tète de 70000 soldats,
9, Puablius Scipion entreprit do l'arrêter ; il fut ('éfait sur lo Tésin, et Sempronius, son collègue, sur la Trébie. Les Carthaginoiïs continuèrent leur marche. Caïius Flaminius alla à leur rencontre; mais son im-
rudence le perdit: attirée dans un vallon, près du ac de Trasimène, son armée fut cernée de toutes parts, et presque entièrement détruite.
10. Les Romains, épuisés par leurs pertes continuelles, mirent à la tête de leurs armées le prudent Fabius, qui, sans compromettre par des batailles le succès de la guerre, chercha à user les forces d'An:nibal par ses ruses et ses lenteurs. Il parvint ne fois à l’enfermer dans un défilé; mais l'habile Curthaginois sut se tirer du mauvais pas: il attacha des fagots de bois sec aux cornes d'un grand nombre de bœufs, ÿ mit Le feu, et les chassa durant la nuit dans les méntagnes où étaient les Romains ; ceux-ci effrayés de cet étrange spectacle prirent la fuite, et donnèrent
où périrent cinquante mille Romains (216). Annibal put envoyer à Carthage trois boisseaux de baser, tirées des doigts des chovaliers romains tués dan le combat. Cependant son armée s’affaiblisgait par ses victoires mêmes, et il fut obligé de demander de nouvelles troupes (216). La lâche inimitié d’une faction rivale fitrefuser à Annibal des secours indispensalles; réduit À ses seules ressources au milieu d’un pays ennemi, il se vit arrêté dans la carrière de ses triomphes.