Après une série d'événements des plus tragi
10. Qui est-ce qui sucoéda à Marie Tudor ? Quelle fut la conduite d’Élisabeth, arrivée au pouvoir ?—11. Pourquoi sonçut-elle de l'inimitié eontre Marie Stuart ?—12. Quelle conduite tint-elle envers elle? . .
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fut obligée de quitter ses États. Elle alla demander asile À sa cousine Élisabeth; mais, au lieu do la protection qu’elle avait espérée, elle trouva une captivité qui se prolongea dix-neuf ans. L'austère et cruelle reine d'Angleterre avait dissimulé, mais n'avait pas oublié ses craintes et son ressentiment. Elle finit par l'impliquer, sans preuve, dans un complot vrai ou imaginaire, la fit comparaitre devant un tribunal de son Choix, qui prononça contre la captive une sontence capitale (1587). Cet acte atroco a imprimé au caractère d'Élisabeth une tache infamante, qui descendra avec son nom jusqu’à la postérité la plus reculée.
13. Philippe II, roi d’Espagne, indigné de l'aide qu'Élisabeth avait donnée au peuple des Pays-Bas dans leur révolte contre lui, équipa une flotte formidable, nommée l’invincible Armada (1588) à l'ettet d’envahir et de subjuguer l'Angleterre. Ce vaste armoment n'atteignit pas sa destination; il fut dispersé par une violente tempête jusque sur les côtes de France, et les amiraux anglais, Howard et Sir Francis Drake, en achevèrent la destruction. (O)
14. Si la politique d’Élisabeth a été impitoyable, surtout lorsqu'il s'agissait de venger les blessures faites à son amour-propre de femme, il n'en est pas moins vrai de dire qu’elle était éminemment habile comme souveraine, et qu’elle éleva l'Angleterre à un haut degré de puissance maritime et de prospérité commerciale. lle eut pour amiraux des marins braves et habiles, tels que Sir Francis Drake qui, par son ordre, fit un voyage autour du monde, ravagoa les colonies espagnoles et prit possession de la Californie; Walter Raleigh, qui fonda la première colonie anglaise aux États-Unis et lui donna le nom de Yrginie, en l'honneur de sa souveraine. Le pius grand poëte dramatique de l'Angleterre, Shakspeare, ilustra aussi son règne.
13. lour ti Philippe IT entreprit-il une expédition contre l’Angleterre ? Que en fut le résultat?—16. Quelles étaient les quetés l’Élisabeth ? Quels hommes illustwèrent sonrègne? :
228 XISTOIRE MODERNE.
15. Malgré les flatteries de ses centemporains, Éli. saboth paraît no pas avoir été irréprochable dans ses mœurs. | dernier de ses favoris, le comte d’'Essex, fut sacrifié, comme l'avaient été plusieurs autres. LDissi. mulée, perfide, cruelle et tyrannique, elle s'est montrée dépourvue des qualiés aiïmables qui ornent son sexe, Cette reine orgueilleuse ne pouvait se dissimuler ses crimes ; aussi ses remords devenaient-ils plus violents à mesure qu'elle approchait de la fin de sa carrière, Ces tourments intérieurs la firent mourir à l’âge de soixante-dix ans (1603). ""
SEOTION III,
DyNASTIE DES STUARTS : Jacques I, Charles I; Rérugzique: Olivier et Richard Cromwell.
R£egsTAURATION DES STUARTS : Charles IT, Jacques IT, Guillaume LIT et Marie, Anne (1603-1714).
1. A la mort d'Élisabeth, Jacques VI, roi d'Écosse et fils de Marie Stuart, fut ball à régner sur l'Angleterre, comme descendant de Jacques IV et de Mar. uerite, fille de Henri VIL Il prit à son avénement e nom de Jacques Ier. Ce pris réunit la première fois les trois couronnes (Angleterre, Écosse et Irlande) et porta, mais sans honneur, le titre de souveverain de la Grande-Bretagne. Les persécutions sanglantes qu'il ordonna contre les catholiques, au mépris de sa mère, donnèrent lieu à la fameuse consre des poudres (1605), ainsi nommée parce que es conjurés voulurent, dit-on, faire sauter le roi et ses ministres dans le palais du Parlement.
2. Les prétentions de Jacques Ier au pouvoir absolu rencontrèrent une vive opposition dans la cham-
15. Quelle était la conduite privée d’Élisabeth ? Quelles furent les dernières années de sa vie ?
1. Quel fut le suceesseur d’Élisabeth ? Que fit Jaoques Ier? Qu'’était-0e que la eonspiration des poudres ?—2. Commentla chambre des communes gegut-elle les prétentions de Jaëques Ier ?
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ABGLETERBS. 229 bre des communes. Ælle lui refusa des subsides et le mit dans l'impuissance de secourir la Hollande soulevée contre l'Espagne, ot de soutenir son gendre, l'électeur Palatin, alors engagé dans la guerre de Trente Ans. Également odieux aux catholiques et aux anglicans, il cherchait à oublier les soucis de la couronne en s'occupant de pere théologiques, et en étalant une érudition pédantesque qui lui tit donner le surnom de maître Jacques. Livré toute sa vie à des favoris, dont le principal fut Georges Villiers, duc de Buckingham, Jacques laissa à son fils, Charles Ter, un royaume en proie aux passions religieuses et politiques (1625).
3. Déjà suspect aux anglicans et aux presbytériens à cause de son mariage avec une princesse catholique, Henriette de France, fille de Henri IV, Charles Ier accrut le mécontentement général par ses actes arbitraires et par sa confiance aveugle dans le frivole Buckingham. Le mauvais succès de l'expédition. de la Rochelle, une nouvelle liturgie de l'invention du roi, des impôts levés illégalement sur le refus des communes, soulevèrent la nation contre ce malheureux prince. Le Parlement rédigea une longue liste de ses priviléges et l'offrit à la sanction du roi sous lo nom de Pétition des droits. L'Écosse repoussa l'épiscopat, qu'on voulut lui imposer, et s'insurgea en formant une nouvelle ligue presbytérienne ou Covenant (1638).
4. Cependant, Charles Ier laissa juger et condamner à mort par le Parlement son ministre Strafford, qui l'avait fidèlement servi. Cet acte de faiblesse ne
t qu'exciter l'audace d’une :ssemblée séditieuse, qui s'unit bientôt aux rebelles d'Écosse. Q atre fois le Parlement fut dissous & renouvelé sans que l’oppo-
3, Quel fut le suosesseur de Jasques Ier ? Qui Charles ler épousat-il? Que produisit cette union sur les Anglais ? En quoi acorut- Île mécontentementde ses sujets ? À quelle occasion la révolte éolata-t-elle on Écosse ?—4. Comment le Parlement traita-t-il le miabstre Strafford ?
230 HISTOIRE MODBANE.
sition faiblit; la guerre civile ne tarda pas À éclater (1642).