MŒURS ET COUTUMES DES ISRAËLITES
le codre du Liban, jusqu'à l’hysope, et des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons.
La vie de Salomon, tant que ce pue garda dans son cœur l’amour et la crainte de Dieu, offre le plus éclatant exemple du haut degré de sagesse et de gloire où l'homme peut s'élever, et nous voyons dans sa chute la profondeur de l’abime où peut entrainer un seul vice, une seule passion déréglée.
Plusieurs saints Pères croient que Salomon s'est repenti de ses coupables égarements, et que le livre de l'Ecclésiaste est l'expression de ses sentiments de douleur et de repentir.
32. Mœurs ET Courumes.—Les Israélites, qui, au temps des patriarches, habitaient sous des tentes et étaient voyageurs sur la terre, eurent, après la loi de Moïse, les mœurs d’une nation sédentaire. Il existait cependant parmi eux peu de professions diverses; tous étaient laboureurs et bergers, menart: eux-mêmes leurs troupeaux. e
Ils recueillaient quantité de blé et d'orge, et le pur froment est compté comme la principale marchandise qu'ils portaient à Tyr, ville fameuse par son commerce. Ils avaient le miel et l’huile en abondance; les montagnes de Juda et d'Éphraïm étaient de grands vignobles; aux environs de J'éricho, il y avait des palmiers d’un revenu considérable, et c'était le seul endroit du monde où se trouvait le vrai baume. Cette fertilité du pays et le soin qu'on mettait à le cultiver font comprendre comment, malgré son peu d’étendue, il pouvait nourrir un si grand nombre d'hommes. Chaque Israélite avait son champ à cultiver, et c'était le méme qui avait été donné en partage à ses ancêtres, sous Josué, On ne se regardait que comrae fermier, Dieu étant le véritable propriétaire; par conséquent, il était défendu d’aliéner les biens pour plus de cinquante ans. Ils n'étaient chargés d'aucune autre redevance que des dimes et des prémices destinées à l’en-
22, Dites-nous ce que vous savez des mœurs et coutumes, des ocoupations, des richesses, du or 1e, de l'habillement, de l’éducation etc., des Israélites.
tretien des prêtres et des lévites et aux sacrifices. Les Israélites nourrissaient les mêmes animaux que du temps des patriarches; ils n'avaient pas de chevaux, parce qu’ils ne sont pas d’un grand usage dans les pays de montagnes. Les ânes étaient la monture ordinaire, même des riches,
Les Hébreux eurent généralement un commerce assez restreint; leur terre suffisait pour les nourri. Les Phéniciens, leurs voisins, resserrés dans un étroit espace sur le bord de la mer, vivaient d'industrie; ils étaient comme les courtiers et les facteurs des autres nations. Les Hébreux s’appliquaient peu aux manufactures; ils ne manquaient cependant point d'excellents ouvriers; on peut en juger par la construction du temple et du tabernacle. Tout porte à croire qu’ils ne connurent que fort tard les espèces monnayées, frappées au coin et marquées d’une empreinte’ Ils employaient dans les échanges les métaux, qu’ils divisaient en fragments dont on déterminait le poids et la valeur. 7 ;
L'année des Hébreux était de douze mois d- tente jours chacun : il fut ordonné à Moïse de la commencer au printemps, au mois de la Pâque. L
Les étoffes employées par les Israélites, pour les vêtements, étaient la plupart de laine. La beauté des habits consistait dans la finesse des tissus et dans les couleurs, dont les plus estimées étaient le blanc et la pourpre rouge ou violette. Les prêtres n'étaient vêtus que de lin. Les vêtements du peuple juif étaient la tunique et le manteau. Les Israélites avaient la tête couverte d’une espêce de tiare comme celle des Perses et des CÜhaldéens; c'était une marque de deuil d’avoir la tête nue ou de se la raser, car ils laissaient croître leurs cheveux et leur barbe. Ils portaient des sandales ; c’est pourquoi ils se lavaient souvent les pieds.
L'éducation des enfants était l’objet des plus grands soins, tant pour lecorpsque pour l'esprit. Les Hébreux méprisaient l'étude des langues étrangères ; mais ils savaient presque tous lire, puisqu'il était recommandé à tous d'apprendre la loi de Dieu et de la méditer jour
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