DIVISION DU ROYAUME
et nuit. Cette étude était leur unique occupation le jour du sabbat, Ce seul livre suflisait pour les instruire parfaitement: histoire, morale, poésie, législation, tout se trouve dans les Écritures sacrées.
SIXIÈME ÉPOQUE
Depuis la division du royaume (l'an 975 avant J.-C), jusqu’à la captivité de Babylone (606 avant J.-C).
1. Après la mort de Salomon, Roboam, son fils unique, alla à Sichem, où tout Israël s'était assemblé pour l’établir roi. Jéroboam, à la tête des mécontents, vint le prier de soulager le peuple en diminuant les impôts. Le roi, méprisant l’avis des vieillards, qui lui conseillaient de traiter le peuple avec douceur, préféra celui des jeunes gens qui, nourris avec lui dans les délices, étaient toujours à sa suite, et il répondit au peuple: ‘ J'appesantirai le joug que mon père vous a imposé; il vous a châtiés avec des verges, je vous frapperai avec des verges de fer, ”
2. Une réponse aussi brutale révolta le peuple: dix tribus secouërent le joug, et élurent Jéroboam pour leur roi. Roboam, voulant faire rentrer Israël dans l'obéissance, leva une armée de cent quatre-vingt mille hommes; mais un prophète, nommé Séméias, de la part de Dieu défendit à ses soldats de combattre contre leurs frères, et leur ordonna de retourner chacun dans sa maison. Ainsi le royaume d'Israël fut partagé en deux : les tribus de Juda et de Benjamin, qui demeurèrent fidèles à Roboam, formèrent le royaume de Juda, dont la capitale fut toujours Jérusalem : les lévites démeurèrent aussi fidèles à la famille de David; les dix autres tribus formèrent le royaume d'Israël, et le roi Jéroboam établit sa résidence d’abord à Sichem, puis à Thesar.
1. Quelles furent les circonstances qui amenèrent la division du royaume ?—2. Combien de tribus se soulevèrent contre Roboam ?— Que fit-il en cette circonstanee ?—Quels noms reçurent les deux royaumes ?—Quelles en furent les capitales ?
té HISTOIRE SAINTE.
1. JéroBoAM, maitre de dix tribus, craignit que le cœur de son peuple ne se rapprochât de la maison-de David et ne rentrât sous l’obéissance de Roboam, s’il continuait d'aller à Jérusalem pour offrir des sacrifices dans le temple du Seigneur. Il fit donc faire deux veaux d’or: l’un fat placé à Béthel, ville située au midi de son royaume; l’autre à Dan, ville située au nord. On défendit au peuple d’adorer d’autres dieux, et Jéroboam lui dit: “ Voici les diéux qui nous ont tirés de l'Égypte.” Puis, après avoir établi à Béthel des fêtes solennelles, à limitation de celles qui étaient observées à Jérusalem pour le culte du vrai Dieu, il monta lui-même à l'autel, et éleva au sacerdoce non-seulement des hommes qui n'étaient point enfants de Lévi, mais des derniers du peuple.
2. Les successeurs de Jéroboam imitèrent son exemple, et entretinrent le peuple dans l’idolätrie. Ils finirent leur vie, presque tous, par une mort violente.
3. NADAB, fils et successeur de Jéroboam, fut tué par BAAZA, général de l’armée, lequel régna en sa place, et extermina tous les descendants de Jéroboam (954 avant J.-C.).
4. ÉLaA, fils et successeur de Baaza, fut assassiné au milieu d’un festin par Zambri, général de ses troupes (928 avant J.-C.).
5. ZAMBRI usurpa la couronne et fut assiégé dans Therza, sa capitale, par Amri, qui pressa le siége avec une telle vigueur, qu'au bout de sept jours, l’usurpateur, pour ne pas tomber entre les mains de l’ennemi, fit mettre le feu à son palais et s’y brûla avec toute sa famille (928 avant J.-C.).
1. Quels moyens prit Jéroboam pour empêcher le peuple d’aller à Jérusalem ?—2. Comment Jéroboam fut-il puni pour son impiété ?—
Quelle fut la conduite de ses successeurs ?—3. Quelle fut la fn de Nadnb°?-—4. d'fla?—5. De Zambri?
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ROYAUME D'ISRAEY. 17
6, Ami fit alors, pendant quatre ans, une guerre acharnée à Thebni, qui aspirait au trône. Thebni etant mort, Amri régna seul, bâtit la ville de Samarie, dont il fit sa capitale, et fit une misérable mort 1près un malheureux règne de dix ans (918 avant J.- D).
7. AoHAB, fils et successeur d’Amri, qui monta sur le trône d'Israël trois ans seulement avant que le pieux Josaphat succédât à son père, troisième roi de Juda, surpassa tous sos prédécesseurs en impiété. Jézabel, son épouse, fille d’Ithobal, roi des Sidoniens, le seconda dans tous ses desseins. Le culte de Baal fut en honneur; on lui bâtit un temple à Samarie, et les adorateurs du vrai Dieu furent persécutés.
8. Elie, prophète du Seigneur, édifiait alors le royaume par ses vertus, et l'étonnait parses miracles ; il se présenta une première fois devant le roi Achab, et lui annonça, au nom du Seigneur Dieu d'Israël, qu'en punition de ses péchés, il ne tomberait ni rosée ni pluie pendant trois années. Durant ce temps, Élie ayant été obligé de fuir dans le désert, Dieu le nourrit miraculeusement par le moyen d’un corbeau qui lui apportait à manger sur les bords du torrentde Carith, vis-à-vis du Jourdain, puis, sur l’ordre du Seigneur, cesaintprophètese rendità Sarepta, villedes Sidoniens. À la porte de la ville, il rencontra une femme veuve, et lui demanda un peu d’eau; comme elle allait lui en chercher, il la pria de lui apporter aussi du pain; mais elle lui répondit qu’elle n'avait qu’un peu de farine et un reste d'huile, qu’elle était venue chercher du bois pour faire cuire ce reste de farine pour elle et pour son fils: ‘“ Nous le mangerons, ajouta-t-elle, et puis nous mourrons.—Allez, lui dit le prophète, faites ce pain, et apportez-m’en une partie; en récompense de ce bon office, ni votre farine ni votre huile ne diminueront tant que la famine durera.” Ce qui arriva en
6. Quelle vlle Amri bâtit-il?—7. Qu'était-ce qu'Achab ?—Qu'estce qui l’encourageait dans ses mauvais desseins ?—8-10. Quel prophète illustre ie Seigneur suscita-t-il sous le règne d’Achab ?—Raypportez les principales oirconctances de la vie dÿtdie.
effet; ot, de plus, le fils unique de cette veuve étant venu à mourir, Elie le ressuscita en se couchant sar le cadavre de l'enfant,
9. Pendant cette cruelle famine le roi Achab faisait chercher partout Élie, et Jézabel, dans sa fureur, mettait à mort tous les prophètes du Seigneur qu’elle pouvait trouver.& Le zèle qui dévorait le saint prophète pour la gloire de Dieu, l'ayant ramené dans le royaume, il se présenta de nouveau au roi, qui lui dit, en le voyant: “Jusqu'à quand troublerez-vous le royaume d'Israël ?—Ce n’est pas moi, lui dit le prophète, qui trouble le royaume, mais c’est vous et la maison de votre père, qui avez causé les malheurs publics, puisque vous avez abandonné le culte du Seigneur.”” ÆEt voulant convaincre tout Israël de l'impiété du culte de Baal, il dit, en présence du peuple assemblé sur le mont Carmel, aux prètres de l'idolo : ‘ Prenez une victime, placez-la sur un autel; j'en ferai autant de mon côté, et chacun de nous invoquera son Dieu. Celui qui exaucera les vœux de ses adorateurs, en faisant descendre le feu du ciel, sera reconnu pour le seul véritable Dieu.” Baal fut sourd aux prières de ses prophètes. Élie se raillant d'eux, leur disait: ‘“Criez, criez, plus haut; peut-être que votre Dieu dort ou qu'il est à table.” Mais tout fut inutile. Alors le saint homme se mit en prière, et dit: “Seigneur, Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob, faites voir aujourd’hui que vous êtes le Dieu d'Israël, que je suis votre serviteur, et que c’est par votre ordre que j'ai fait toutes ces choses.” Et aussitôt le feu du ciel dévora son sacrifice. A ce prodige, le peuple reconnut l’imposture des prophètes de Baal: quatre cent cinquante d’entre eux furent mis à mortau bord du torrent de Cison, et le prophète de Dieu romit la cessation de la famine, assurant au roi que A pluie tomberait avant qu’il fût rentré dans son
9. Quelle réponse lie fit-il à Achab qui l’accusait de troubler Je royaume? Que dit Elie au peuple, voulant le convaincre de l'impiéte du culte de Baal?
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ROYAUME D'ISRAM, 79
palais, quoiqu'en ce moment le ciel füt serein; et il en fut ainsi.
10. Achab et Jézabel, peu touchés de ces prodiges, continuèreat de marcher dans la voice de l'impiété, Jézabel surtout, apprenant que ses prophètes avaient été tués, entra en fureur, ot jura la perte d'Élie, qui se retira dans le désert, où il erra pendant quarante jours et quarante nuits, et parvint au mont Horeb, toujours nourri par les soins du Seigneur. Il reçut ensuite de Dieu l'ordre de revenir vers Achab, qui avait comblé la mesure de ses iniquités par un crime odieux.
11. Un homme de Jezraël, nommé Naboth, avait une vigne près du palais d'Achab: la vigne de Naboth plut à Achab; il la demanda; mais ne pouvant l'obtenir, le chagrin s’empara de son âme. Jézabel, habile dans le crime, trouva dans la perversité de son cœur un moyen de contenter Achab. Deux témoins furent subornés, et Naboth, accusé d'avoir mal parlé du roi, fut aussitôt lapidé. Ce crime ne resta pas impuni. “Vous avez répandu le sang du juste, dit Élie à Achab ; bientôt les chiens lècheront le vôtre et dévoreront Jézabel. ”
L’attachement de Naboth pour l'héritage de ses pères est une figure de l’amour que nous devons avoir pour la foi qui nous a été transmise par Jésus-Christ et ses Apôtres, et qui nous est prèchée par l'Église.
12. Cependant Achab, étant en guerre contre les Syriens, fit consulter quatre cents prophètes de Baal, qui lui promirent tous la victoire; mais Michée, prophète du Seigneur, consulté par Josaphat, allié d'Achab, annonça que le roi d'Israël serait tué; ce qui arriva en effet. Comme on le rapportait tout ensanglanté, on remarqua que les chiens léchaient son sang, ainsi qu'Élie l'avait prédit (897).
10. Que fit Jérabel, en apprenant la mort de ses prophètes ?—11, Quelle fut ln conduite d’Achab et de Jézabel touchant Naboth ? Quelle
prédiction Blie fit-il à Achab?—12. Quelles sont les circonstances pariiculières qui arcompagnèrent la mort d’Achab ?
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C'est ainsi qu'après avoir patiente pendant un temps, Dieu finit par frapper ceux qui, durant leur vie, 8e sont moqués de sa sainte loi.
13. Ocnosras, qui succéda à Achab, son père, imita sa conduite; ce prince étant tombé d'une fenêtre de son palais, consulta Béelsébub, le dieu d’Accaron, pour connaître les suites de cet accident. Élie lui fit demander s’il n’y avait pas un Dieu en Israël que l’on pût consulter sans recourir aux idoles. Ochosias irrité envoya un de ses ofliciers à la tête de cinquante soldats pour arrêter l’homme de Dieu. Cet oflicier, lui ayant parlé avec arrogance. fut dévoré par le fer du ciel avec toute sa troupe; un ‘econd éprouva mêmo châtiment, aussi bien que ses soldats; mais le troisième se présenta en saluant humblement le pro-
hète, ot le pria de venir trouver le roi. Élie accéda à ses désirs, et ne craignit pas d'annoncer au roi que sa chute était mortelle. Bientôt aprés, ce saint prophète fut enlevé au ciel en présence d'Éliste, gelui de ses disciples que le Très-Haut avait désigné pour être prophète en sa place. Aussi Elie, à la demande de son disciple, avait fait descendre sur lui l'esprit du Seigneur (896).
14. Ochosias étant mort, le sceptre passa aux mains de son frère JoRAM, neuvième roi d'Israël, qu'il ne faut pas confondre avec Joram, cinquième roi de Juda.
Sous ce prince, le saint prophète Elisée devint célèbre par ses vertus et ses miracles. Au moment où Élie était monté au ciel, il avait laissé tomber son manteau ; Élisée s'en étant suisi, puis étant venu sur lo bord du Jourdain, il en fra, 1 les eaux, qui se
artagèrent, et il traversa le fleuve, comme il l'avait ait en accompagnant Elie; il corrigea l’amertume 13. Quel est l'accident qui arriva à Ochosias, ver: le commencement de son règne ? Que fit e troi-‘ème officier «ui fut envoyé à Elie? Que devint ensuite Élie? Sur qui son esprit prophétique descendit-il ?—14, Quel fut le successeur d’Ochosias’ Quel prophète était célèbre sons son règne? Rapportez les princip les circonstances de la vie d’lllisée, Qu'arriva-t-il à quarante-deux enfants qui osèrent se moquer du prophâte lixée ? Qu'arriva-t-il à une femme de Sunam, fort riche, pour avor bien reçu le prophète?
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re, imita nôtre de Accaron, ie lui fit raël que Dchosias nquante Oflicier, ar le fer rouva l
mais le t le proo accéda 1 roi que int proce, celui rné pour emande sprit du
x mains qu'il ne le Juda, vint cénent où ber son enu sur qui se | l'avait ertume
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des eaux de la fontaine de Jéricho, ot prorait à Josaphat, allié de J"am, une victoire complète eur les Moabites,.
Comme Élisée rotournait à Béthel, à l'entrée de la ville, de jeunes garçons osèrent se moquer de lui, parce qu’il était chauve; mais le Seigneur prit soin de venger cet outrage fait à la vieillesse, et des ours sortis d’une forèt voisine dévorèrent quarante-deux de ces enfants. Peu après Elisée secourut la vouvo d'un prophète mort pauvre. N'ayant pour toute rtchesse qu'un peu d’huile, alle était menacée de perdre ses enfants, que son créancier voulait enlever pour en faire des esclaves. ‘Empruntez des vases, lui dit le prophète, et remplissez-les de votre huile; elle coulera tant qu'il y en aura de vides; vous en vendrez pour payer vos dettes et vous garderez le reste pour vivre.”
Une femme fort riche de la ville de Sunam, pleine de respect ot d'affection pour Élisée en qui elle reconnaissait ur homms de Dieu, avait c”:itume de le recevoir dans sa maison; elle fut bientôt récompensée de sa généreuse hospitalité par la naissance L'un fils ardemment désiré; et, quelque temps après, cet enfant tradrement aimé étant mort, le saint prophète le ressuscita par ses prières.—Avant Élie et Élisé l'Écriture sainte ne nous offre aucun exemple de morts rappeles à la vie.
15, Naaman, général syrien, étaitatteint de la lèpre; instruit des miracles d’Elisée par une esclave juive, ! alla le trouver, et fut parfaitement guéri après “etre lavé sept fois par son ordre dans le fleuve du Jourdain, C’est à cette occasion que (iézi, serviteur
liste, fut frappé de la lèpre pour avoir reçu de Nuaman les présents que son maitre avait refusés.
16. Le roi de Syrie, étant en guerre contre Israël, et uttribuant le mauvais succès de ses armes aux avis qu'Élisée donnait à Joram, envoya des soldats pour
|5 Quel fut le personnage oflèbre qui voulut profiter du pouvoir
raculeux d’Elisée? Comment Naaman obtint-il sa guérison ?-—16 ‘ue fit le roi de Syrie, voyant que a'était Ellsée qui iraversait tous sou desseins ?
le prendre à Dathan, où il était alors; mais Dieu les frappa d'aveuglement, et Klisée étant allé au-devant d'eux les conduisit sans être connu jusque dans Samarie, feignant de vouloir les remettre en leur chemin. Alors il pria le Seigneur de leur ouvrir les youx, afin qu'ils vissent à quels dangers ils se trouvaient exposés. Joram voulait les mettre à mort; mais Élisée, au contraire, leur fit donner à boire et à manger, et les renvoya dans leur pays.
17. Quelque temps après, la guerre se ralluma entre les Syriens et les Israëlites. Samarie fut assiégée et réduite à une telle extrémité que l'on vit des mères manger leurs enfants; tout semblait désespéré, et Joram, par une ingratitude que l’on a peine à concevoir, accusant Élisée d'abandonner le peuple, quoiqu'il pût le délivrer, envoya un homme pour le tuer; mais bientôt, touché de repentir, il donna des ordres contraires ; alors Élisée annonça au roi que le lendemain les vivres abonderaient dans Samarie. Un oflicier soutint que cela était impossible. ‘ Vous le verrez de vos yeux, dit le prophète, mais vous n’en profiterez pas. ”
18. La nuit suivante les Syriens crurent entendre des troupes venir au secours de Samarie, et, saisis d’épouvante, ils s’enfuirent dans leur pays si précipitamment qu'ils laissèrent toutes leurs provisions dans leur camp ou le long des chemins. Quatre lépreux, s’en étant aperçus, en donnèrent avis à la ville, et le peuple se porta en foule au camp ennemi pour le piller. ee roi, voulant faire observer quelque ordre, commanda à l'officier incrédule de se tenir à la porte de la ville; c'est Ià qu'il fut écrasé par la foule, Ainsi se vérifia la parole d'Élisée.
19. Joram marcha ensuite de concert avec son neveu Ochosias, sixième roi de Juda, pour enlever la ville de Ramoth de Galaad au roi de Syrie. Joram étant blessé ne put continuer lo siége en personne; il en
17. Quelle fut la conduite de Joram envers Élisée pendant le ciège
de Samarie ?—18, Comment la ville fut-clle délivrée ?—19, Qu'est-ce que Joram entreprit ensuite? Quel fut le sort de Jézabel?
is Dieu les » au-devant 1e dans Saa leur cheouvrir les ls se troure à mort; , boire et à
laissa la direction à JÉHU, son général. Celui-ci, suivant les desseins de Dicu, qui avaient été révélés à Élio et à Élisée, fut sacré roi à Ramoth par un disciple d'Élisée, et, marchant sur la ville de Jesraël, où Joram s'était retiré, il le tua ot fit jeter son cadavre dans la vigne de Naboth; tous les descendants d’Achab périrent aussi par son ordre. Comme il faisait son entrée dans Jesraël, la reine Jézabel, veuve d’Achab, croit pouvoir l’attendrir, et se met à la fenêtre du palais, parée de tous ses ornements; mais Jéhu la fait précipiter en bas, et son corps brisé est bientôt foulée aux pieds des chevaux. Jéhu, voulant ensuite lui faire donner la sépulture, no trouva que les extrémités des pieds et des mains: leschiens avaient dévoré le reste, suivant la prédiction d’Élie.
20, Jéhu fit encore périr les sacrificatours de Baal ; mais il ne persévéra pas dans le zèle qu'il avait témoigné pour le culte du vrai Dieu; il en vint mème jusqu'à fléchir le genou devant les veaux d’or, à Dan eta Béthel, Après un règne de vingt-huit ans, il laissa le trône d'Tsraël à son fils JoAomaAs, qui, à son exemple, pendant dix-sept ans qu'il régna, ne cessa d’allier le culte des veaux d’or à celui du vrai Dieu. Athalie et Joas régnaient dans Juda, tandis que Jéhu et Joachas ouvernaient Israël,
21. Les suocesseurs de Joachas furent presque tous méchants, et ne parvinrent au trône, pour la plupart,
luma entre assiégée et des mères péré, et Joconcevoir, oiqu'il pût uer; mais rdres conlendemain Jn officier e verrez de profiterez
t entendre , Saisis d’érécipitams dans leur reux, s’en
tle te que par le meurtre et la trahison. - Les peuples imiiller. Le taient les souverains, et ne respectaient :ucune loi, ommanda
malgré les avertissements des prophètes que le Seicneur leur envoyait; car, outro les prophètes que nous avons nommés, Dieu en suscita encore un grand nombre au temps des rois de Juda et d'Israël, ct parüiculièrement dars ce dernier royaume; mais presque tous furent persécutés, plusieurs même mis à mort par les rois impies de cette époque.
e la ville; se vérifia
son neveu r la ville ram étant ne; il en
20. Jéhu persévéra-t-il dans le zèle qu’il avait témoigné pour le oulte du vrai Dieu? Quel fut son successeur ?—21, Quelle fut la conduite des successeurs de Jonchas ?
ant le Liège 9. Qu'est-ce
22, Joas, douxième roi d'Israël, monta sur le trône veu avant la mort de Jonas, huitième roi de Juda. Loan les seize années de son règne, il vainquit trois fois le roi de Syrie, et reprit les villes dont le: Syriens s'étaient emparés; il défit et emmena prisonnier Amasias, neuvième roi de Juda,
23. Sous Jéroboam IT, fils et successeur le Joas d'Israël, les rois de Syrie eurent à subir de nouvelles défaites; le royaumo d'Israël s'agrandit à leurs dépens, mais l’impiété du prince et des sujets attira sur eux les malheurs prédits par les prophètes Jonas, Osée, Amos et Abdias,
24, En 676, à Jéroboam IT, succéda son fils ZAOHA- R1E, dernier descendant de Jéhu, qui, six mois après, fut assassiné par Sellum, dont le règne dura un mois seulement; car, Manthem, fils de Gadi, lui livra bataille et le tua dans Samarie, sa capitale, et s’y fit proclamer roi.
25. Ce nouvel usurpateur, pour affermir son pouvoir, auquel les Israëlites se soumettaient difficilement, out recours à Phul, roi des Assyriens, dont il acheta l’allrance mille talents d'argent,
26. Phacéia, son fils, dix-septième roi d'Israël, qui lui succéda, en 754, et sacrifia comme lui aux idoles, n'occupa le trône que dix-huit mois; il fut tué par Phacée, un de ses généraux.
27. Phacée, se fit proclamer roi à Samarie, et régna pendant vingt-huit ans. Il imita l’idolâtrie de ses predécesseurs, et en fut puni par le Seigneur; il vit le commencement de la destruction du royaume d'Israël.
28. Enfin, sous le règne d’Osée, dix-neuvième et dernier roi d'Israël, qui avait assassiné son prédécesseur, Salmanazar, roi d'Assyrie, investit Samarie, et l’'emporta d'assaut après trois ans de siége (718); le
22. Quels sont los principaux faits du règne de Jons?—23. Quello fut ln conduite de Jérobonm IL ?—24. Quelle fut la fin du roi Zaocharie ? —25. Que fit l’usurpateur Manahem, pour affermir son pouvoir ?—26. Comment Phacéia finit-il?—27, Quelle fut la conduite de Phasgée ?
—28. Sous quel roi et de quelle manière le royaume d'Israël fut-il détruit ?
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de Juda.
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r .le Jonas nouvelles \ leurs déattira sur tes Jonas,
ils ZAOHAnois après, a un MOI lui livra 2, et s’y fit
r son pouit difficilens, dont il
Israël, qui aux idoles, ut tué par
, et régna rie de ses *; il vitle o d'Israël.
uvième et prédécesamarie, et (718); le
—23. Quelle roi Zaoharie ?
ouvoir ?—26.
de Phagée ?
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TOBIL.
roi fut chargé de chaînes ct mené en captivité avec elite de son peuple. Ainsi finit le royaume d'Israël, qui avait duré deux cent quarante-quatre ans, de 962 à 718 avant Jésus-Christ,
29, Les Babyloniens, que les vainqueurs avaient envoyés pour peupler le pays d'Israël, furent affligés par les ravages d'une foule d'animaux féroces, qui, parcourant les campagnes, dévoraient tout ce qu'ils rencontraient, Attribuant ce fl'au à la colère du Dieu des Israélites et à l'ignorance où ils étaient de son culte, ces étrangers demandèrent un prètre pour les instruire, et Salmanazar le leur envoya de Babylone. Ce prêtre, qui avait été choisi par les Israélites captifs, se fixa à Béthel. Ainsi le culte de l'Éternel ne fut pas entièrement détruit dans l’ancien royaume des dix tribus; mais il ÿ fut mêlé avec les superstitions païennes. Ce peuple, qui adora le Diou d'Israël et en mème temps les idoles des Babyloniens, a toujours été désigné depuis sous le nom de Samaritains.
30, C’est à l’époque de la destruction du royaume d'Israël que vivait Tobie, dont l'histoire touchante nous montre, comme celle de Job, la pieuse résignation d’un juste afligé qui puise dans son malheur meme l'espérance de la vie future. Ce saint homme, de la tribu de Nephtali, ne participa jamais à l’idolâtrie, et, tandis que ses compatriotes offraient de l'encens aux idoles de Dan et de Béthel, il allait adorer le Seigneur dans son saint temple de Jérusalem. Amené à Ninive avec les autres captifs, il trouva grâce devant Salmanazar, quoiqu'il refusât de suivre tout usage contraire à la loi de Moïse, et il ne se servit de son crédit que pour faire du bien à ses frères: il soulageait les pauvres, prêtait sans intérêt à ceux qui étaient dans le besoin, et avait un grand soin d'ensevelir les morts. Il continua de rendre les nômes services à ses frères sous Sennachérib, fils et successeur de Salmanazar; mais ce prince, qui haïs- 29. Quelle demande les Babyloniens envoyés pour peupler le pays d'Israël, firent-ils à Salmanasar?—80. Raoontez la vie de Tobie et celle de son fils. Quels préeoptesTobie donna-t-il à son fils ?
sait les Juifs, le disgrâcia et lui ôta tous ses bions. Les Israélites étaient impunément persécutés et mis à mort; il avait même été défendu de leur donner la sépulture. Tobie, craignant plus Dieu que le roi, n'en fut pas moins attentif à soulager ses frères et à lour rendre pieusement les derniers devoirs. Le roi, qui en fut informé, donna ordre de le faire mourir; mais Tobie se cacha avec sa femme et son fils, et échappa ainsi à la fureur du roi, qui périt peu de temps après assassiné par ses fils.
Tobie, rentré dans sa maison et ayant recouvré son bien, voulut célébrer un jour de fète solennelle ; il fit préparer un grand festin, et envoya son fils inviter quelques hommes de leur tribu, demeurés fidèles au Seigneur, à venir prendre part au repas. Le jeune homme, à son retour, dit à son père qu'un Israélite était étendu mort sur le chemin. Tobie sortit aussitôt pour enlever secrètement le corps, qu'il garda dans sa maison jusqu’à la nuit; il lui donna alors la sépulture, malgré les réprimandes de ses amis, qui craignaient pour lui la persécution qui durait encore.
Il arriva qu'un jour Tobie, s'étant extrèmement fatigué à remplir ce pieux devoir, s’endormit au pied d’une muraille; pendant son sommeil, il lui tomba d'un nid d’hirondelle, de la fiente chaude sur les yeux, et il devint aveugle. La pauvreté vint aussi aflliger cet homme juste, qui supporta ses maux sans murmurer; et, comme ses amis, ses parents et même sa femme le raillaient en disant: ‘Où est votre espérance, pour laquelle vous faisiez tant d’aumônes et ensevelissiez les morts?” Il leur répondait: ‘ Nous sommes les enfants des saints, et nous attendons cette vie meilleure que Dieu donne à ceux qui lui sont fidèles. ”
Tobie, croyant que sa fin était proche, appela son fils, à qui dès l’enfance il avait inspiré la crainte de Dieu et l'éloignement du péché, et dit: ‘“ Mon fils, écoutez mes paroles, et gravez-les dans le fond de votre cœur: quand Dieu aura reçu mon âme, donnez la sépulture à mon corps.—Honorez votre mère tous les jours de votre vie, car vous ne devez jamais oublier
TOBI2. 87
ses bions.
tés et mis ir donner que le roi, ; frères et
tout ce qu'elle a souffert lorsqu'elle vous portait dans son sein, Quand elle aura elle-même atteint le torme de ses jours, ensevelissez-la près de moi.—Que tous les jours de votre vie Dieu soit dans votre pensée, et gardez-vous du péché.—Faites l’aumône suivant votre
oirs. Le pouvoir: si vous avez beaucoup, donnez beaucoup ; faire mou- si vous avez peu, donnez peu, mais de bon cœur, Ne son fils, et détournez jamais votre regard d’aucun pauvre, pour
que le Seigneur ne détourne pas son visage de vous, L'aumône est un trésor devant Dieu; elle préserve du péché et de la mort éternelle.—Ne souftrez pas que l’orgueil entre jamais dans votre cœur, ni qu'il paraisse en vos paroles; car l’orgueil a été la source de tous les maux.—Ne retenez jamais le salaire de l'ouvrier.—Ne faites jamais à un autre ce que vous ne voudriez pas qu’un autre vous fit. —Mangez votre pain avec les pauvres, et couvrez de vos vétements ceux qui sont nus.— Demandez toujours conseil à un homme sage, et fuyez la société des méchants.—Priez le Seigneur de vous diriger dans toutes vos voies, et rapportez-lui toutes vos actions. ”
Le jeune Tobie fut ensuite envoyé par son père vers Gabelus, Israélite qui demeurait à Ragès, en Médie, pour lui redemander une somme de cent talents ($11000), dont il avait une reconnaissance écrite. Dieu envoya un ange pour accompagner le jeune Tobie dans ce voyage ; le céleste guide conduisit avec grand soin, et sans 80 faire connaitre, le fils de Tobie, à qui otre espé- il fit épouser Sara, fille de Raguel, son parent et mônes et F tendre ami de son père. Razuel demeurait à Ecbat: «“ Nous tsne: le jeune Tobie y attendit l'ange, qui alla à Ras cette vie gès, et rapporta l'argent prêté à Gabelus.
Lorsqu'ils furent de retour, le jeune Tobie, ayant adoré Dieu et salué son père, lui rendit la vue en lui frottaut les yeux avec le fiel d'un énorme poisson qui avait été sur le point de le dévorer, durant son voyage, un jour qu'il se lavait dans le Tigre, et qu’il avait e, donnez tué par l’ordre de l’ange. Fr 1ère tous Le père et le fils, voulant récompenser les services is oublier que le pieux inconnu leur avait rendus, lui offrirent
it peu de
recouvré olennelle ; son fils inrés fidèles Le jeune n Israélite it aussitôt arda dans s la sépulqui craincore.
‘èemement it au pied lui tomba les yeux, si afliger ans murmême sa
ppela son ainte de Mon fils,
83 BMISTOIRE SAINTS.
la moitié de leurs biens; ce fut alors que cet envoyé du ciel leur dit: “Je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui se tiennent constamment devant le Seigneur.” A 6es paroles, Tobie et son fils furent troublés, et dans leur frayeur ils tombèrent le visage contre terre. “Ne craignez rien, reprit l'ange, c'est moi qui offrais à Dieu vos prières lorsque veus ensevelissiez les morts ; le Seigneur m'a envoyé pour vous guérir; rendez-lui les actions de grâce que vous lui devez, et publiez ses bienfaits.” A ces mots, il disparut et laissa Tobie et sa famille prosternés et adorant la bonté divine.
Le pieux vieillard, en célébrant les merveilles dont il avait été l'objet, prédit la gloire future de Jérusalem, mais, avant ces temps, la destruction de Ninive. Aussi, lorsqu'il eut atteint sa cent deuxième année, il réunit, avant de mourir, ses enfants et ses petitsenfants, lour renouvela ses sages avis, et recommanda à son fils de quitter Ninive pour aller s'établir avec toute sa famille près de Raguel, son beau-père, lorsque sa mère aurait cessé de vivre.
Le fils de Tobie suivit en tout les recommandations de son père, il vit jusqu'à sa cinquième génération, et mourut à l’âge de quatre-vingt-dix-huit ans, laissant à ses descendants l'exemple de toutes los vertus.
1. RoBoam. Le royaume de Juda, quoiqu'il ne se composät que de deux tribus, a toujours été plus puissant que celui d'Israël, qui en comprenait dix; son territoire était le plus fertile et le plus peuplé; il avait conservé les traditions divines, et, de la tribu de Juda, devait sortir celui en qui toutes les nations de la terre seraient bénies.
ES Quel état le plus puissant des deux royaumes de Juda et d'Israël ?
et envoyé , l'un des cigneur.
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qui offrais es morts ; rendez-lui ubliez ses ssa Tobie divine.
illes dont de Jérule Ninive, ne année, es petitsommanda iblir avec ère, lors-
mmandame génét-dix-huit
2. Roboam, fidèle à la loi du Seigneur pendant quelques années, imita ensuite l'idolätrie de son père. Pour l'en punir, Dieu suscita Sésac, roi d'Égypte, et l'envoya contre Jérusalem. Le temple et la ville furent pillés (971). Quant aux habitants, comme ils s’étaient humiliés, le Seigneur détourna sa colcre de dessus eux, et il ne les fit point périr, parce qu’il se trouva encore quelques bonnes œuvres duns Juda.
Roboam, âgé seulement de trente-deux ans, après en avoir régné dix-sept, laissa, par sa mort, le royaume de Juda à son fils Abia, qui ne régna que trois ans.
3. ABIA. Ce roi, à la tête de quatre-vingt mille hommes, remporta, par le secours de Dieu, une grande victoire sur Jéroboam, qui en avait huit cent mille. Cette bataille affaiblit beaucoup le royaume d'Israël, et Juda reprit le dessus, parce qu’il avait mis sa confiance dans le Dieu de ses pères. Cependant le cœur d'Abia ne fut point parfait devant le Seigneur; il marcha dans la voie criminelle de Roboarn.
4. Asa. Abia eut pour successeur son fils Asa, dont le règne fut très-long. Ce prince fit ce qui était juste et agréable aux yeux de Dieu. Parvenu à la majorité, il brisa les idoles dont le culte avait été favorisé par Maacha, son aïeule, qui avait gouverné pour lui pendant son enfance. Les hommes débauchés furent chassés des Etats du roi Asa, qui portait ses sujets à observer la loi de Dieu, dont il avait partout ré- \abli le culte. C’est pourquoi le Seigneur lui donna a paix avec tous ses voisins pendant plusieurs années; et, lorsque le roi d'Éthiopie vint avec un million d'hommes pour envahir le royaume de Juda, il fut battu et mis en fuite par l’irmée d’Asa, qui revint avec un très-riche butin. Mais Asa ne persévéra pas jusqu’à la fin dans sa confiance en Dieu. Il mourut
2. Robonm demeura-t-il toujours fidèle à Dieu ? Comment fut-il puni pour ses crimes Combien de temps régna-t-il? Quel fut son successeur ?—3. Quelle victoire remporta Abia? Fut-il fidèle au Seigneur ?—4. Quel fut le successeur d’Abia ? Par qui le pays fut-il attaqué peu de temps après l’avénement d’Asa ?
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à l’âge de quarante-six ans, après un règne de plus de quarante (en 914.)
5. Josarnar. Josaphat, fils d'Asa, donna l'exemple de toutes les vortus, et marcha sur les traces de David, Loin de mettre sa confiance dans les idoles, il choisit des prètres et des lévites, et, faisant avec eux la visite du royaume, depuis Bersabée jusqu'à Éphraïm, il s'appliqua sans relâche à faire fleurir la religion et la justice dans ses États. Diou rendit son rè-
ne heureux et florissant, lui donna la victoire sur les KLoubites et les Ammonites, et le combla de gloire et de richesses, de sorte que nul peuple n’osait prendre les armes contre Josaphat. » Cependant, comme il fit alliance avec l’impie Achab, roi d'Israël, en faisant épouser à son fils Joram, Athalie, fille de ce roi, il en fut puni, et perdit une flotte qu’il avait équipée de concert avec Achab pour aller commercer au loin, Ce prince, un des plus célèbres d’entre les rois de Jude par sa piété éminente, après un règne de vingtcinq ans, s’'endormit avec ses pères,
6. JorAM. Joram, fils du saint roi Josaphat, ne se fit remarquer que par ses impiétés et son alliance avec Athalie, digne fille de l’impie Achab et de Jézabel: il avait massacré ses six frères et les amis de son père, rétabli los idoles sur les hauts lieux (1). Ilfut vaincu
ar les Philistins et les Arabes, qui pillèrent Jérusa- Een succomba à une horrible muladie.
7. Ocxosras. Ce roi, fils do Joram, l’imita dans son impiété. Après sa mort, ses enfants furent immolés par ATHALIE, sa mère, qui s’empara de l’au-
(1) Dieu avait défendu qu’on lui offrit des sacrifices ailleurs que dans le temple de Jérusalem; mais le peuple, depuis la division du royaume, transgressa souvent cette loi, en choisissant pour immoler des victimes au Seigneur, les montagnes auxquelles on donna le nom de hauts lieux. C’est là aussi que le culte des idoles fut mêlé à celui du vrai Dæu.
5. Qui est-ce qui succéda à Asa? Parlez-nous du règne de Josaphat.—6, Quel fut le successeur de Josaphat ? Par quoi Joram, fils de Josaphat, se fit-il remarquer ?—7. Qui est-ce qui succéda à Joram? Qui est-ce qui s’empara du pouvoir, après la mort de oe prince ? Que.le fut la fin d’Athalie ?
torité et régna pendant sept années (1); après ce temps, Joas, qui avait échappé au massacre par les soins de Josabeth, sa tante, et du grand-prètre Joïa-
de plus
>xemple . : PAT :
ACeS ne da, fut reconnu pour roi. Lorsqu'il recevait l'onction s idoles royale, Athalie accourutau temple pour le faire périr; à ”) qi » Ati à eg cri
Te mais elle y trouva le châtiment de ses crimes, et sa
mort assura le trône au légitime héritier (878).
8. Joas. Joas se conduisit sagement pendant la vie du grand-prètre Joïada, son oncle et son bienfaiteur; mais ensuite il se laissa aller à l’orgueil et à l'impiété; il poussa l’ingratitude jusqu'à faire lapider
jusqu'à rir la re- L son rè- > sur les
o gloire k : get :
mi Zacharie, fils de Joïada, qui lui ed son devoir ne tt dt tant à l'égard de Dieu qu'à l'égard du peuple. Za- Pan charie s'écria en mourant: ‘Dieu le voit, et il me fera
justice.” L'année suivante les Syriens pillèrent Jé-
oi, il en :
nés és rusalem et outragèrent cruellement Joas, qui peu Î loi après, fut assassiné par ses officiers et privé de l'hon-
au oin, . d | 4 l S | PA ’ »(
roi da neur de la sépulture des rois de Juda (839).
Jamais on ne vit l’ingratitude et l'oubli du devoir poussés plus loin. Joïada expose miiie fois sa vie pour le soustraire à la fureur de sa grand'mère; il l'élève avec une affection et des attentions plus que paternelles ; il lui donne les plus sages leçons de qe ot de zèle pour la gloire de Dieu ainsi que d’une excellente administration, et ce malheureux abuse de tout et porte la méchanceté jusqu’à faire massacrer Zacharie, le tendre ami de son enfance, le fils de son incomparable bienfaiteur, nonobstant la sublime dignité dont il était alors revêtu,
9. AMmasrAs. Amasias, fils de Joas, fut comme lui, d'abord fidèle au Seigneur, et il remporta une grande ailleurs victoire sur les Iduméens; mais, s'étant livré à l’ido- 1is la di- lâtrie et ayant attaqué Joas, roi d'Israël, il vit son isissant armée défaite, le temple et la ville pillés, et eut une fin aussi déplorable que celle de son père.
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(1) C’est le septième règne dans l'histoire du royaume de de Josa- Juda. a .
8. Parlez du règne de Joas.—9. Quelles guerres Amasias entreprit-il? Comment mourut-il ?
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98 MISTOIRE SAINTE.
10. C’esc sous les règnos d’Amasias et de Jéroboam IL, treizième roi d'Israël, que le prophète Jonas eut ordre d'aller prêcher à Ninive; mais, au lieu d’obéir à la voix divino, il s’embarqua au port de Joppé pour . la ville de Tharse. Une tempète furieuse ayant ag sailli le vaisseau qui le portait, les matelots jugèrent que quelque coupable attirait sur eux la colère du ciel ; en eftet, le sort désigna Jonas. Aussitôt il avoua sa désobéissance et consentit à être jeté dans la mer. Les matelots l'y précipitèrent, quoiqu'à regret, et aussitôt la tempête cessa. Un poisson d’une énorrie grosseur, qui reçut le prophète dans son soin, le rejeta sur le sable trois jours après.
11. Jonas, instruit par son malheur, ne se refusa plus à la mission dont il était chargé. Arrivé à Ninive, il annonça que dans quarante jours, cette ville serait détruite. Le roi, effrayé, ordonna des prières et des jeûnes, et lui-même donna l'exemple d’une pénitence sincère. Le Seigneur en fut touché, et pardonna aux coupables. Cependant Jonas, retiré à l’écart, attendait l’accomplissement de sa prédiction, et paraissait impatient de la voir s'accomplir. Dieu voulut lui faire sentir combien son désir était injuste. La chaleur du soleil l’incommodait beaucoup; il lui procura de l’ombrage par le moyen d’une plante qui devint en une seule nuit un arbrisseau ; mais cet arbrisseau se sécha dès le lendemain. Jonas s’en plaignit amèrement; alors le Seigneur lui dit: ‘“ La perte d’une plante qui ne vous a coûté aucun mal vous afilige; comment donc aurai-je pu me résoudre à punir les habitants d’une ville où il se trouve plus de cent vingt mille personnes qui ne savent pas encore discerner le bien d'avec le mal?”
12. Osras (810). Osias ou Azarias, fils d'Amasias, étant monté sur le trône, se conduisit d’abord d’une manière exemplaire. Aussi il remporta les plus glo-
og oo , 10. Quel prophète parut sous le règne d'Amasias?—11. Pourquoi
le prophète Jonas fut-il envoyé à Ninive? Quel fut le résultat de sa mission ?—12. Comment Osias fut-il puni pour avoir voulu usurper les fonctions sacerdotales ?
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ricuses victoires à la tête d’une armée de trois cent mille hommes. Il rebâtit les murs de Jérusalem, détruits sous son prédécesseur, fortifia cette ville, et répandit au loin la gloire de son nom, le Seigneur étant son secours et sa force ; mais il s’enfla d'orgueil, e, voulut, usurpant le sacerdoce, offrir l’encens au Seigneur malgré les représentations des lévites. La main de Dieu le frappa, et il fut en un moment couvert d’une lèpre horrible, ce qui l’obligea à renoncer à la royauté. Son fils Joathan lui succéda.
13. JoATHAN.—Le châtiment du père fut une leçon pour le fils; il demeura fidèle à la loi du Seigneur, si ce n’est qu’il ne détruisit point, non plus qu'Osias son père, les hauts lieux où le peuple, à l’exempledesnations idolâtres, continuait d'offrir des victimes et de l’encens. Il travailla constamment au bonheur de son pouple, et devint puissant, parce qu'il avait réglé ses voies sous les yeux du Dieu de ses pères.
14. AcHAZ (742).—Après un règne de seize ans, Joathan laissa le trône à son fils Achaz, qui n’hérita pas de ses vertus. Il tomba dans toutes sortes de dérèglements, suivit l'exemple des rois d'Israël, et poussa l'impiété jusqu’à consacrer ses enfants à Moloch, en les faisant passer par le feu, suivant une coutume suserstitiouse des idolâtres. Alors Rasin, roi de Syrie, et Phacée, roi d'Israël, entrèrent en Judée, et mirent le siége devant Jérusalem. Dans co temps, le prophète Isaïe, fils d'Amon, frère du roi Amasias, vint trouver Achaz, qui n’écouta pas la parole de l’envoyé de Dieu, C’est à cette occasion qu’Isaïe annonça la naissance miraculeuse du Messie, disant qu'I{ saîtrait d'une vierge et donnerait une durée éternelle au règne de la maison de David.
Le prophète Michée confirmait par ses paroles celles d’Isaïe; mais de faux prophètes s’élevaient contre eux, et séduisaient le peuple et le roi. Los malheurs dont Achaz fut frappé ne firent que l’irriter
13, Quelle fut la conduite de Joathan? Comment Achar fut-il puni de son impiété ? Que fit-il pour s'opposer aux incursions de seg ennemis ?
davantage, et achevèrent d’endureir son cœur. Il se montra plus impie que tous les rois qui l'avaient pré. cédé; aussi, à sa mort, en 728, fut-il enseveli dans Jérusalem et non dans le tombeau des rois.
15. Ézéonras (126), son fils et son successeur, fut, comme David, un prince selon le cœur de Dieu.
Ce fut durant le règne d'Ézéchias, treizième roi de Juda, que finit le royaume d'Israël, fondé par Jéroboam, deux cent quarante-quatre ans auparavant.
Pendantque les dix tribus gémissaient dans une dure captivité, le royaume de Juda jouissait d’une paix profonde, sous le pieux Ézéchias. Non-soulement les portes du temple de Jérusalem, fermées par son père, furent ouvertes dès le commencement de son règne, mais il convoqua tout le peuple d'Israël à une pâque solennelle, brisa les idoles, ruina les hauts lieux, fit mettre en pièces le serpent d’airain de Moïse, qui était devenu un objet d’idolâtrie pour les enfants d’Israël, et reprit sur les Philistins les places fortes qu'ils avaient envahies sous les règnes précédents.
16. Pour soulager son peuple, Ézéchias refusa le tribut que le roi d’Assyrio avait imposé à son prédécesseur. Sennachérib, irrité de ce refus, vint sur la terre d'Israël, et exigea une telle somme d’argent qu'Ezéchias fut obligé de dépouiller le temple du Seigneur de ses principaux ornements pour les livrer au roi d’Assyrie (712). Dieu voulut éprouver le saint roi Ézéchias, car pendant cette guerre, il tomba dangercusement malade. Se sentant pénétré de frayeur à la vue d’une mort prochaine, il pria instamment le Seigneur de prolonger ses jours. Le prophète Isaiïe, qui le visita, lui annonça encore quinze années de vie, et, pour l’assurer de sa promesse, il fit rétrograder l’ombre du soleil de dix degrés sur le cadran d’Achaz, son père.