DE CHAMPLAIN
hostilités que, pendant un siècle, ces Ccrnières firent sans interruption contre les habitants du Canada.
6. Pendant que Champlain fondait la colonie de Québec, M. de Monts, resté à Paris, était en butte à la jalousie des marchands bretons, basques, normands, ete, qui firent tant, que, pour la seconde fois, sa commission fut révoquee.
7. En apprenant la révocation de la commission de M. de Monts, M. de Champlain repassa en Frarice, en compagnie de M. de Pontgravé, pour savoir à qui appartenait l'habitation de Québec, construite aux frais communs de M. de Monts et de ses associés, Il laissa le commandement de la colonie au capitaine Pierre Chauvin,
8. Le roi Henri IV reçut très-favorablemenr M. de Champlain. Il écouta avec plaisir le récit de ses expéditions, et les détails sur la situation de la Nouvelle-France. M. de Champlain présenta au monsrque une ceinture travaillée en poil de porc-épic.
9. Ne voulant pas abandonner l'établissement de Québec, la compagnie de M. de Monts fit armer deux navires dont elle remit le commandement à MM. de Pontgravé et de Champlain, qui mouillèrent à Tadoussac, le 26 mai 1610. De Pontgravé était chargé de ia traite des pelleteries ; et de Champlain, du gouvernement de la colonie et de la découverte du pays.
10. M. de Champlain retrouva sa petite colonie de Quebec pleine de santé. Comme à Tadoussac, il y était attendu par nombre de sauvages qui lui firent le plus chaleureux accueil, et l’engagèrent à aller combattre de nouveau les Lroquois. Il partit en effet de Quebec le 14 de juin. A son passage aux Trois- Rivières, il y trouva les Montagnais, qui le suivirent,
pus fut-il reçu du roi Henri IV ?—9, Que fit la compagnie de M. de lonts, ne voulant pas abandonner l'établissement de Québec?—10. Dans qu! état Champlain retrouva-t-il sa petite colonie ue Quéhea ?
tante de l'embouchure de la rivière des Iroquois. Quatre cents Hurons et Algonquins devaient l’attendre à l'entrée de cette rivière.
Les Algonquins et les Montagnais s'étaient portés en avant avec précipitation. Sans attendre les Français, ils avaient attaqué les retranchements des Iroquois. Ayant été chaudement reçus, ils étaient sur le point de battre en retraite. L'apparition de Champlain etdes quatre français qui l'avaient suivi, leur rendit le courage; ils recemmencèrent le combat, qui bientôt fut des plus opiniâtres. Champlain lui-même fut b'essé d’une flèche. Bientôt, la poudre manquant, on donna l'assaut aux retranchements des ennemis, L'arrivée du brave Des Prairies et de quelques autres français, avec des munitions, acheva la déroute des Iroquois. Ils furent presque tous tués ou faits prisonniers.
11. En 1611, le 12 juin, les Pères Masse et Biart, Jésuites, arrivèrent à Port-Royal, pour apprendre la langue des naturels du pays, et leur prècher l'Evangile.
12. Ayant appris la mort tragique de Ienri IV, arrivée en 1610, Champlain repassa immédiatement en France, laissant le commandement au sieur Duparc.
13. Au printemps de 1611, M. de Monts et ses assOCIéS, nn pa faire un dernier effort pour maintenir leur privilége, armèrent quelques vaisseaux ; et Champlain, ainsi que Pontgravé, repartit pour le Canada.
14. À son retour à Québec, M. de Champlain conçut le projet de bâtir un fort au-dessous du saut Saint- Louis, pour assurer ses découvertes et protéger lo commerce. Le 20 mai, il partait de Québec afin de donner suite à ce projet, et trouvait un endroit propre à ses desseins, au lieu même où, trente ans plus tard, on bâtit les premières maisons de Montréal ; il nomma ce lieu Place-Rôyale.
11. En quelle année les Jésuites arrivèrent-ils en Acadie ?—12 Que fit Champlain, ayant appris la mort tragique de Henri IV ?—13, Que firent M. de Lonts et ses associés au printemps de 1611 ?—14. Quel projet conçgut M. de Champlain, à son retour à Québee ?
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