Pendant ce temps, Champlain employait en
France tout son crédit et celui de ses amis, pour arracher à la compagnie des secours plus abondants Depuis des années, il ne faisait qu’aller et venir de Quévec en France, pour en tirer des secours, qu'on ne lui lournissait presque jamais tels, à beaucoup près, qu’il les demandait, 33. Trouvant en Champlain un censeur incommode, la compagnie essaya de lui enlever le commandement de la colonie. D'un caractère franc, loyal et honnête, il ne ménageait, en effet, aucun reproche à la compagnie, au sujet de sa conduite. Elle eût voulu quelqu'un plus souple et plus traitable.
31. Quel danger courut la l'aurts colonie durant l’hiver?—32. Que sisait Champlain en France ?—33. Que tenta la compagnis à l'égard Champlain ?
e HISTOIRE DU CANADA, [1621
%4. Au printemps de 1620, les Récollets de Québec jetèrent les fondements de leur couvent de Notre. Dame-des-Angos.
35. La même année, le prince de Condé céda sa vice-royauté ai duc de Montmoreney, amiral de France, lequel nomma Champlain son lieutenant. général dans la Nouvelle-France. Le nouveau vice-roi engagea celui-ci à se rendre à Québec, pour y fortificr l'habitation et la mettre à l'abri d’une attaque.
36. Champlain repassa en Canada au printemps de 1620 ; il arriva à Québec vers le commencement de juillet. Persuadé que cette fois, la colonie allut prendre une nouvelle face, il emmena sa femme et plusieurs personnes qu'il avait engagées à le suivre; puis il fit réparer les logements et construire le fort et le château Saint-Louis: précaution sage, car la population résidente n’eût pu résister à une attaque un peu sérieuse, puisque, pendant l’hiver de 1620-21, il n'y avait à Québec que soixante personnes, en comptant hommes, femmes, enfants et religieux.
34. Que firent les Récollets de Québec, au printemps de 1620 ?— 35 Que fit le prince de Condé en 1620, touchant sa vice-royauté de la nouvelle-France ?—36. Quand Champlain repassa-t-il en Canada?
[1621 1621] COMPAGNIE DE MONTMORENCY. 43 Québec : CHAPITRE Il.
Not r'Q"
céda sa diral de
De la formation de la Compagnie de Montmorency, à la restitution à la France du Canada
utenant- et de l'Acadie (1621-1632).
vice-roi
+ for. SOMMAIRE, attaque,
1-2, Compagnie de Montmorency; discussionsentre l’ancienne et la nouvelle compagnie—3-5, Leur union.—6-8, Un parti d'Iroquois attaque le couvent des Récollets.—9, Champlain reconduit sa famille en France.—10, Le duc de Ventadour, viceroi.—11, Arrivée des PP, Jésuitesen Canada.—12-12 Champlain
emps de ment de ie alltuüt ie et plu-
vre; puis retourne à Québec, et fait reprendre les travaux nogligés.—14, ort et le Compagnie des Cent-Associés.—15-16. Ses priviléges et ses
ébligations.—-17., Entreprise des Anglais contre Québec.—18-19. David Kertk s'empare de Tadoussac.—20-22, Prise de Québec par les Kertk.
1. Sur de nouvelles plaintes portées contre la compagnie de Rouen, le duc de Montmorency en établit une autre en 1621, pour faire opposition à la première, etdans l'espér ance que cette nouvelle compagnie serait plus fidèle aux engagements qu'elle prit à son tour. Les chefs de la nouvelle association étaient les sieurs Guillaume de Caen, et son neveu, Emery de Caen.
>, En accordant à la compagnie de Rouen un privilége pour la traite des pelleteries, le roi avait obligé les associés : 1° à entretenir le fort et l'habitation de Québec; 29 à bâtir de nouveaux forts quand il sorait nécessaire; 3° à soutenir un corps de missionnaires dans la Nouvelle- France ; 4° à y envoyer des cultivateurs, des ouvriers, des artisans; 5° enfin, à maintenir des officiers et des soldats en nombre suftisant pour la protection des Français et des Sauvages me Mais ces engagements furent néglicés,.
. Les deux compagnies ne furent pas longtemps
, populae un peu 1, il n'y :0omptant
de 1620 ?— -royauté de en Canada?
tes porté ‘es contre la compagnie de Rouen?—2, A quoi le roi avait-il obligé les associés de la compagnie de a Les deux compagnies furent-elles longtemps en désaccord ?
. En. 1621, que fit le duc de Montmorency sur de nouvelles plain-
en désaccord; car, peu de temps après, il arriva de France un arrêt du Conseil qui réglait les différends survenus entre elles. Cet accord des deux compagnies ne procura cependant en rien l'avancement de la colonie. Il fut aisé à Champlain de reconnaitre qu'il rencontrait les mêmes obstacles qu'auparavant, tant pour attirer des colons dans le pays, que pour y construire un fort de défense.
4, Ayant à se plaindre des deux compagnies, Champlain résolut de s'adresser au roi lui-même. Comme sa présence était nécessaire à Québec, il choisit pour cette fin le Père Georges Le Baillif, récollet, venu en 1620. C'était un homme distingué par sa naissance, remarquable par son mérite personnel, et possédant l'estime de Louis XIIT. Ce Père obtint, entre autres choses, un arrêt du Conseil d'État, qui réunissait les deux compagnies en une seule, et qui accordait à la compagnie do Montmorency le privilége de la traite. Au printemps de 1622, les discussions étaient terminées, et la paix était faite entre lec deux compagnies rivales.
5. Dans l'automne de 1621, Chænplain renvoya en France deux familles qui n'avaient encore rien fait sur leurs terres, bien qu'elles fussent dans le pays depuis plus de deux ans, Dans le temps où il éloignait tous coux qui, par leurs désordres ou par leur paresse, étaient devenus une charge Ross le pays, il assurait la sécurité des autres par de sages règlements; à cet effet, le 12 septembre 1621, il publia quelques ordonnances propres à maintenir dans le respect ceux qui auraont pu être tentés de troubler l’ordre.
6. Pendant l'hiver de 1621-22, Champlain conclut de nouvelles alliances avec quelques tribus sauvages. A cette nouvelle, les Iroquois se mirent en campagne en plusieurs partis; l'un d'eux attaqua les Français &.. saut Saint-Louis; l’autre se rendit à Québec; il y attaqua l'établissement des Récollets sur les bords de
4, Quelle résolution prit Champlain ayant à se plaindre dos deux compagnies ?—5. Quelle mesure prit-il dans l’automne de 1621 ?—4. Que fit-il pendant l'hiver do 1621-22? Que firent les Jroquois à cette nouvelle ?
rriva de férends pagnies le la co.
re qu'il nt, tant y Cons-
, Cham- Comme sit pour venu en issance, ossédant e autres issait les dait à la a traite, it termi- 1pagnies
voya et ien fait ays deloignait Jaresse, assurait
pagno rançais
1624] DE CHAMPLAIN. 45 la rivière Saint-Charles, où il y avait un petit fort. [ls furent repoussés avec une perte dese pt ou huit des leurs, par quelques Français et par des sauvages al- ICS,
7. En 1623, arrivèrent à Québec, le Père Nicolas Viel et le Frère Gabriel Sagard, premier historien des missions huronnes. Ils furent envoyés tous deux au pays des Hurons, sous la conduite du Père Le Caron.
8, L'année 1624 fut marquée, à Québec, par une solennité religieuse célébrée en exécution d'un vœu fait en l'honneur de St, Joseph, qui, dans cette occasion, fut choisi pour premier patron de la Nouvelle- France.
9, Voyant que la compagnie, non contente de laisser le pays sans défense, négligeait encore de pourvoir Québec des vivres nécessaires, Champlain se détermina à reconduire sa femme en France. Il partit de Quebec le 15 août 1624, après avoir instamment recommandé, non-seulement les travaux de l'habitation, mais encore ceux du fort Saint-Louis. Il laissa le commandement, en son absence, au sieur Émery de Caen, qui était en même temps le principal commis de li colonie.
10, Fatigué des querelles qui s’élevaient continuellement entre les deux parties de la compagnie du Canada, le duc de Montmorency céda sa vice-royaute au dac de Ventadour. Henri de Lévis, duc de Ventadour, neveu du duc de Montmorency, était retiré de la cour, et avait mème recu les ordres sacrés. Il ne se chargeait des affaires de la Nouvelle-France que pour favoriser la conversion des sauvages. Aussi, accueillit-il favorablement le projet d'envoyer des Jésuites au secours des Pères Récollets, qui en avaient fuit eux-mêmes la demande.
7. Quels nouveaux ouvriers apostoliques arrivèrent à Québeo en 16235?—8, Frr quel événement fut marquée, À Québee, l’année 1624? — 1. Quel détermination prit Champlain, veyant que la cœnpagnie régligeait la petite colonie ? A qui laissa-t-il le commandement en son absence ?—10. Que fit le duo de Montmorency fatigué des querelles éontinuelles entre les deux parties de Ia compagnie du Canada ?
ec" Cd
? 4, 74 > se, N Z CM Ve L Ÿ É &° & 2 5 VY & WF, VF &, & \ dé IMAGE EVALUATION +
LO ‘12 Hz IS 5 0 sas:
sus ILE.