‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 70 sur 309 · PK À NN, 7 (A FT. . SÈ ZA · texte numérisé non relu

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11. Les premiers Jésuites qui vinrent au Canada, furent les Pères Charles Lalemant, Jean de Brebeuf, Edmond Masse, et deux frères coadjuteurs. Ces Pères, accompagnés du Père Joseph de la Roche-Daillon, récollet, arrivèrent à Québec en 1625. Mais ils s’apercurent bientôt qu'on avait travaillé à exciter des préjugés contre eux. De Caen les engageait à retourner en France, lorsque les Récollets vinrent leur offrir généreusement l'hospitalité, jusqu'à ce qu’ils se fussent construit un. logement,

12. A la nouvelie que de Caen inquiétait les catholiques de Québec jusqu’à vouloir les obliger d'assister aux prières des Huguenots, M. de Champlain, retenu en France pour les affaires du Canada et les siennes ropres, porta des plaintes au roi. Le sieur de la Rae fut alors nommé pour remplacer le sieur de Caen.

13. À son retour à Québec, en 1626, Champlain trouva l'habitation et le fort Saint-Louis dans l’état où il les avait laissés deux ans auparavant, Il fit achever le magasin, et, considérant que le fort commencé était bien petit pour servir de retraite aux habitants de Québec, en cas d'attaque, il résolut, nonobstant la mauvaise volonté de la compagnie, de le démolir et de construire à sa place un fort plus spacieux.

14. Le roi Louis XIII et son ministre, le cardinal de Richelieu, ayant appris que la compagnie n° remplissait pas ses engagements, résolurent de la supprimer et d'en former une nouvelle qui donnât enfin naissance à une colonie française catholique, selon le dessein de François I. En conséquence, une nouvelle compagnie connue sous le nom de Compagnie des Cent-Associés ou de la Nouvelle-France, fut formée le 29 avril 1627. Elle était composée du Cardinal de

11. Quels furent les premiers Jésuites qui vinrent au Canada ?— 12. Que fit Champlain à la nouvelle de la conduite de de Caen envers les catholiques de Québec ?—13. Dans quel état Champlain trouva-til la colonie à son retour à Québee, en 1626 ? Que fit-il alors ?—14. Que firent le roi Louis XIII et son ministre, le eardinal de Richelieu, ayant appris que La compagnie ne remplissait pas ses engngementa ? Quand fut formée La oompagnie des Cent-Assosiés ?

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DE OHAMPLAIN. 47 Lada, à , ; 2 | beuf, Richelieu, du maréchal d'Effiat, du sieur de Roqueères, mont, du commandeur de Rasilly, de M. de Champlain llon, et de plusieurs autres personnes distinguées par leur g'a- naissance ou par leurs richesses.

“dès 15. La nouvelle compagnie s’obligea à faire passer À re- deux ou trois cents hommes dans la Nouvelle-France, leur dès l’année 1628, et à continuer d’en envoyer annuells se lement, afin qu'au bout de quinze ans la colonie renfermät au moins 4000 Français catholiques. La comatho- pagnie devait: 19 loger, nourrir et entretenir les ister nouveaux colons pendant trois ans; 2° leur distribuer tenu des terres défrichées et des grains pour les premières nnes semences; 3° enfin, pourvoir pendant quinze ans de la à la subsistance des ministres de la religion et à l’enr de tretien du culte.

16. En retour des dépenses que la compagnie auplain rait à encourir, le roi lui accordait la concession à l'état perpétuité du Canada et de la Floride, avec leurs dé- Il fit pendances, sous la réserve de foi et hommage, avec com- une couronne d’or du poids de huit mares, à chaque x ho. mutation de roi, et la confirmation des principaux nobs- officiers de justice. Le roi accordait aussi à la mème e dé- compagnie le pouvoir de fabriquer des armes, de forioux, tifier les places nécessaires à la conservation du pays, dinal de distribuer les terres aux conditions qu’elle jugerait ein à propos, ainsi que la jouissance exclusive, non-seuppri- lement de la traite des pelleteries, mais encore, et enfin pendant quinze ans, celle de tout autre commerce par n le terre et par mer, à la réserve, cependant, de la pèche velle de la morue etde celle de la baleine, qui devaient être des libres à tous les Français,

17. Presque aussitôt après cette puissante organisation, qui donnait de si belles espérances pour l’a. venir de Ia colonie, la guerre se déclara entre la France et l'Angleterre. Celle-ci envoya aussitôt une

15. À quoi s’obligea la nouvelle gompagnie ?—16. Quels avantages le roi agçorlait-il à la compagnie, en retour des dépenses qu’elle avait À encourir?—17. Qu'arriva-t-il presque aussitôt après cette

organisation qui donnait de si belles espérances pour l'avenir de la colonie? Quelle fut le résultat de la guerre?

flotte de dix-huit vaisseaux, commandée par David Kertk, calviniste français, pour s'emparer de la Nouvelle-France.

Il est incontestable que David Kertk avec ses deux frères Louis et Thomas, et les autres chefs de cette expédition, étaient des calvinistes français et d’autres mécontents qui, s'étant réfugiés en Angleterre, se donnèrent à cette nation pour faire la guerre à la France, leur patrie.

18. David Kertk s’empara d’abord de Pogt-Royal et de Tadoussac. Il envoya ensuite une chaloupe à Québec, où elle arriva le 10 juillet 1628, portant à Champlain une lettre dans laquelle il était invité à rendre ce fort et l’habitation de cette place. Celui-ci répondit avec honnèteté et dignité, mais en même temps avec assurance: ‘Ayant encore des grains, blés d'Inde, pois, fèves, sans ce que le pays fournit, dont les soldats de ce lieu se passent aussi bien que s’ils avaient les meilleures farines du monde; et, sachant très-bien que rendre un fort et habitation an l’état où nous sommes maintenant, nous ne serions pas dignes de paraitre hommes devant notre roi,...je sais que vous estimerez plus notre courage en attendant de pied ferme votre personne avec vos forces, que si lâchement nous abandonnions une chose qui nous est si chère, sans d’abord voir l'essai de vos canons, approches. ...Nous attendons d'heure à autre pour vous recevoir et empècher, si nous pouvons, les prétentions que vous avez eues sur ces lieux.” Le refus ferme de Champlain engageu les ennemis à renoncer au dessein de déloger les Français. Toutefois, s'ils eussent attaqué Québec, ils l’auraient pris assez facilement, car il ne s’y trouvait plus que cinquante livres de poudre à canon, et les provisions de toute espèce manquaient.

19. Sur le refus de Champlain, Kertk prit le parti de surprendre la flottille chargée de vivres, que la nouvelle compagnie envoyait au secours de Québec. Cette

18. De quelles places Kertk s’empara-t-il d’abord? Que fit-il enwitc?—19. Sur le refus de Champlain, quel parti prit alors Kertk?

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flottille, commandée par de Roquemont, dut, après six heures de combat, se rendre à l'amiral Kertk. Sa destruction entrainait nécessairement les suites les plus fâcheuses pour la colonie.

20. En 1629, une escadre anglaise, commandée par les frères Kertk, se présenta devant Québec, et M. de Champlain, n'ayant encore reçu aucun secours de France, fut obligé de se rendre. En appreuant l'arrivée de cette escadre, Champlain avait convoqué une assemblée des principaux de Îa colonie pour délibérer de concert sur le parti à prendre; il y fut arrèté que, dans l'impuissance où l'on était de se défendre, on chercherait à obtenir la. meilleure composition que l'on pourrait. Champlain obtint, en effet, une composition honnête ct raisonnable. Il fut permis aux Français de sortir avec leurs armes, leurs habits et les pelleteries qui leur appartenaient en propre; aux soldats, d'emporter chacun leurs habits et une robe de castor, et aux religieux, leurs robes et leurs livres, en leur promettant à tous de les conduire en Angleterre, et de là en France.

21. Le lendemain de la capitulation, 20 juillet, le capitaine Louis Kertk prit possession de la place et traita Champlain avec beaucoup d'égards. IL offrit sa protection et pleine liberté à deux ou trois familles françaises établies à Québec, si elles voulaient rester dans le pays. C’est que Louis Kertk était français de naissance, homme affable et très-poli. Champlain et les Jésuites partirent avec Thomas Kertk pour Tadoussac, où ils préféraient attendre le départ de la flotte pour l’Europe. David Kertk reçut Champlain avec politesse.

22. À son arrivée en Angleterre, le 20 octobre 1629, Champlain apprit que la paix avait été conclue entre la France et l'Angleterre, deux mois avant la prise de Québec. Il se rendit chez l'ambassadeur

20. Qu'arriva-t-il en l’année 1629?—21. Qu’eut lieu le lendemain de 1» eapitulation?—22. Qu’apprit Champlain à son arrivée en Augleterre? Où se rondit-il? bn

français, auquel il présenta un mémoire de ce qui s'était passé. et l'original de la çapitulation de Québec. Mais il s'écoula plus de deux ans avant que la difficulté fût réglée.

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