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toujours fait une allusion particulière, nnais encore à mille circonstances ordinaires de la vie privée.
J'ai apporté le plus grand soin à la division des substances et à la définition des termes ; et ce qui rendra l'usage de ce traité commode surtout, c'est le petit dictionnaire étymologique, à la fin, des mots techniques qu'il contient, et auquel le lecteur pourra facilement avoir recours en tout temps, sans autre livre ni aucune aide étrangère.
Je ne dois pas manquer d'observer que, pour être plus intelligible, plus conséquent, et j'ose dire plus scientifique, j'ai cru devoir faire usage d'une ancienne orthographe que je préfère, comme aussi de certains mots communs d'une acception généralement reçue parmi nous, quoique non encore sanctionnée par les lexicographes rigoureux.
Je suis bien aise de pouvoir profiter de cette occasion pour témoigner ma vive reconnaissance de l'encouragement généreux que m'ont donné les personnes libérales qui ont souscrit à mon ouvrage, des efforts obligeants qu'ont fait quelques amis zélés pour en faciliter la publication, et surtout de l'intérêt particulier qu'a montré, au succès de mon entreprise, notre bienveillant Clergé Canadien, dont le zélé louable pour tout ce qui est propre à contribuer à l'avancement de l'éducation, se prouve, entre mille autres choses plus marquantes, par le nombre de copies qu'il a retenues, et par l'espace qu'il occupe sur la liste de mes souscripteurs. Fondateur, instituteur, appui et soutien presque exclusif de tous les principaux établissements d'éducation, et de plusieurs autres de moindre importance, dans notre province, il appartenait à notre digne clergé de contribuer, d'une manière spéciale, aux moyens surs de propager, plus facilement, une science première, dont la connaissance peut procurer, à notre pays, encore peu exploité, autant de bien et autant d'honneur que celle de la chymie. J'aurais désiré trouver partout ailleurs le même encouragementj et j'avoue que j'ai rencontré des difficultés là où je devais peu en attendre.
Outre l'introduction et un petit dictionnaire étymologique, l'ouvrage comprend cinq chapitres * un supplément, subdivi-és en 23 leçons, disposés d'une manière méthodique, qui formeront un volume bien convenable pour servir de récompense aux élèves des collèges et de nos bonnes écoles élémentaires.
li^TRODUCTIOIV.
Il y a trois sciences premières, intimement liées ensemble, qui s'occupent chacune plus ou moins de toutes les substances matérielles de la création ; savoir, l'Histoire naturelle, la Physique et la Chymie.
L'histoire naturelle traite de toutes les substances physiques organiques et inorganiques^ dont elle prend connaissance par la simple observation de leur caractère extérieur il l'état naturel, se bornant k l'examen de leurs signes sensibles et de leurs propriétés apparentes ; comme, pour les corps inorganiques, leur position particulière et relative, leur couleur, leur lustre, leur odeur, leur porosité, leur densité, leur solidité, &c ; et, pour les corps organiques, le nombre, la position, la dimension, la proportion, la liaison, les fonctions respectives, &c. des divers organes qui en font la distinction.
La Physique traite des propriétés générales et des lois du mouvement des corps physiques, et s'occupe, par l'expérience pratiquée sur chacun d'eux en masse, des principes propres h en faire tirer avantage dans l'étude et la pratique des arts et des sciences qui en dépendent.
La Chymie apprend à connaitro, par l'analyse, l'action particulière et réciproque et la nature intime des particules constituantes de tous les corps physiques décomposables, et a pour objet leur décomposition élémentaire.
Ainsi, d'après ces définitions comparatives que l'on verra, dans la suite, traitées d'une manière plus étendue, il s'ensuit que l'histoire naturelle est fondée sur l'observation de l'extérieur de la nature intacte ; que la physique l'est sur l'expérience ou sur l'épreuve des lois qui la gouverne, et la chymie sur l'analyse des substances matérielles soumises à son investigation ; et prenant, pour exemple illustratif de ces faits, l'air atmosphéridue et l'eau, deux substances qui possèdent plusieurs propriétés physiques qui leur sont communes, Thistoire naturelle observe qu'elles sont toutes deux fluides, transparentes, diaphanes, incolores, inodores, insipides ; lu physique démontre qu'elles sont encore pesantes, divisibles, élastiques, expan;sibles, compressibles, mobiles, et s'occupe de leur poids, de lour divisibilité, de leur cxpansibilité, de leur compressibilité et de leur mobilité ; et la chymie nous donne le« principes élémentaires qui les constituent ce qu'elles sont ; cllo nous enseigne que