‹ Cours abrégé de leçons de chymie [microforme]Chapitre 10 sur 32 · VII · texte numérisé non relu

VII

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ou vt^gf^tale, le tissu, lâche ou serré, la couleur, noire ou blanche, &c. de l'étoffe employée pour les faire, et tout ce, par rapport au temps, (jui peut ùtro, beau ou mauvais, sombre ou clair, chaud ou froid ; et à l'air atmosphérique, qui peut être sec ou humide, pur ou impur et inipreginî c!c substances hétérogènes plus ou moins injurieuses à la constitution humaine.

C'est encore lu Chymic (jui nous guide dans le choix également nccessairo de nos aliments, nou3 faisant connaîlie leurs principes constituants et nous mettant par la en état de juger de ceux qui conviennent à notre tempérament, et aux différentes conditions, saines ou morbides, dans lesquelles nous pouvons nous trouver ; les unes demandant une nourriture principalement carboneuse, les autres une muciiagineuse, les autres une oxygéncuse, les autres une féculente, &c. &c. ayant toujours en vue, conjointement avec les constituants chymiquos de chaque aliment, l'idiosyncrase particulière, et la condition actuelle de chaque personne.

La Chymie est encore d'un grand secours à ceux qui, soit par état ou autrement, sont appelas auprès des malades ou des cadavres, surtout do ceux <jui sont décédés de fièvres putrides. Ce sont les principes de cette science <iui nous dirigent dans l'emploi des moyens propres à nous garder contre l'effet morbifique que peuvent avoir, sur les malades et autres personnes, des gaz qui s'échappent des corps pendant la maladie ou après le décès, et même d'en empêcher, ou au moins d'en modérer, pour un certain temps, la putréfaction.

La Pharmacie. — La Pharmacie est l'art de composer ou de préparer les remèdes pour servir à la guérison des maladies ; et dans ses divers procédés, la Chymie est encore au pharmacien d'un secours indispensable. En eflct, la Chymie est la clef de la pharmacie, que, sans l'aide de cette science, le pharmacien ne saurait exercer avec avantage pour lui, ni certitude pour ceux qui sont dans le besoin d'avoir recours à ses remèdes. Or, bien que les médecins ne soient pas regardés comme pharmaciens, cependant leur profession les constitue tous nécessairement tels dans maintes circonstances imprévues et différentes où celle-ci les engage journellement.

Celui qui exerce la profession honorable de médecin, sans avoir pour guides constants les principes de la Chymie, ne saurait le faire sans détriment au malade, ni compromettre beaucoup sa réputation. Car dans la composition et dans l'administration des remèdes, rien de plus important que la connaissance que nous donne la Chymie des diverses substances qui, pour en recevoir l'effet respectif, sont incompatibles entr'elles, et dont l'opération collective est ou neutre ou entièrement différente de celle que l'on désire produire, comme on le voit bien démontré dans l'excellent ouvra,;>e d'Orfila, du Dr. Paris, &c. Il est donc très nécessaire que le médecin, comme le pharmacien, connaisse èi fond lo9 principes de la Chymie, sans l'application con-

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