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cipes de la Chymie, sans lesquels il ne peut être qu'un simple exhibiteur de machines, ou, tout au plus, un mathématicien borné. En effet, les liens de ces deux sciences sont tellement resserrés dans le cercle étroit qui les embrasse, que sans le secours de la Chymie, les plus belle^i connaissances de la mécanique, de la statique^ âfc. ne sauraient mettre le physicien en otat de raisonner ni de prononcer, avec certitude, sur la nature intrinsèque des corps solides, sur les propriétés du calorique, sur le nombrei sur la proportion et sur la nature des gaz constituants de l'air et de l'eau, et sur les effets que ces trois grands agents ont journellement sur les différents objets de la création, organiques ou inorganiques, tels que les animaux, les plantes et les minéraux.
Les rapports qu'il y a entre la Physique et la Chymie sont si intimes, qu'il est difficile de tirer entr'elles une ligne de distinction bien évidente ; et le physicien placé entre ces deux sciences, en faisant l'étude de la nature dans ses divers départements, ne saurait obtenir une connaissance parfaite des corps physiques, sans la réunion nécessaire des principes de la Chymie à ceux de la physique, d'où nait la preuve non équivoque de l'importance, pour le physicien, de bien comiaître les principes de la Chymie.
L'Economie Domkstique.— Rien, dans le cours de la vie, ne peut recevoir plus d'aàsistance des principes de la Chymie, que l'économie domestique. L'art de conserver les viandes, d'en empêcher la décomposition ou putréfaction, de l'arrêter même lorsqu'elle est commencée, et d'empêcher de devenir rance le beurre, l'eau et la graisse, ou de les purifier lorsqu'ils sont devenus tels, est du assort immédiat de la chymie. L'art de lessiver, de faire la potasse, le savon, dur ou liquide, de laver, de faire la cuisine, de faire et de conserver le vinaigre, les liqueurs, les confitures, &c. &c. est encore également du ressort de la Chymie ; car presque tous les procédés du ménage, quoique communs et simples en apparences, sont cependant autant d'opérations chymiques. Il ne faut donc pas être surpris, si, persuadées du grand avantage que donne dans le cours des affaires domestiques, l'application des principes de la Chymie, les Dames européennes et américaines font tant et de si heureux efforts, pour en obtenir une certaine connaissance. (J'ai déjà fait voir dans les premiers Nos. de la Minerve, plusieurs des avantages que donne la Chymie dans l'économie domestique.)
L'Hygie^ie. — On appelle Hygiène, l'art d'enseigntr et de diriger les moyens propres à améliorer et conserver la santé, considérant surtout la convenance, la nature, la qualité, la quantité et les différentes propriétés, naturelles ou artificielles, des diverses substances alimentaires, ainsi que l'état de l'air atmosphérique. Or, \ cette fin, la chymie est dNin grand secours dans la direction des moyens sénatifs qu'emploie cet art ; car, ce sont les principes de cette science qui nous guident dans le choix si nécessaire dé nos vêtements, considérant la substance, animale