‹ Cours abrégé de leçons de chymie [microforme]Chapitre 8 sur 32 · XV · texte numérisé non relu

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Cette science nous aide encore beaucoup dans la découverte tics pierres précieuses et dans l'art do les polir et do les perfectionner ; ce qui tait que l'on attache souvent un prix considérable ïk un grand nombre d'ontr'elles, tel que le <i;renai, l'«f»'fl/e, lo jaspe, le rubiSf le saphir, le ^ranalite, VCmCraude, le diamant, &c. ; et c'est la réunion do l'étude do ces corps inorganiques, les métaux et les pierres, qui constitue la minéralogie proprement dite.

Avant que la chymie eût éclairé, de son flambeau, la minéralogie, et qu'elle eût fait connaître, avec précision, les divers principes constituants de tous les corps physiques décomposables, les minéraux, d'après le système imparfait de Warner, n'étaient connus que par leur caractère extérieur, tel que le volume, la couleur, la dureté, la pesanteur, l'élasticité, &c. Mais, maintenant, sans négliger ces caractères, la nature et la proportion exacte des ingrédients constituants de ces corps fait plus particuUèrement le sujet de l'étude du minéralogiste moderne. La considération des belles découvertes de l'Abbé Haûy no doit pas porter ses admirateurs à perdre de vue l'état de perfection où la Chymie a placé la minéralogie. Nous devons beaucoup, il est vrai, à cethommo illustre pour son système de cristallographie, ouvrage admirable, et ce d'autant plus qu'il est mieux fondé, et que son auteur l'a mieux exécuté, sans aucun précédent en ce genre, ni aucun aide étranger. Cependant, c'est à Vauquelin, h Klaproth, mais surtout à Brongniardet à Cleaveland, que nous devons la base infaillible sur laquelle, par leurs analyses tant de fois réitérées des principes constituants des minéraux, ils ont su placer la minéralogie.

La Géologie. — Cette science traite de la formation de la terre, et de la situation relative des minéraux, observant seulement la manière dont ils ont été placés par les mains de la nature, sans s'occuper des ingrédients chymiques qui les constituent individuellement ; et quoique la géologie, dans l'application de ses principes, n'ait recours ni îi l'analyse ni à la synthèse, cependant d'après un système nouveau dont Mr. J. M. Bellenger, curé à St. François, a donne l'idée, la Chymie peut être d'un grand secours au géolo^iste, comme je l'ai fait voir, par illustration, dans une communication que le savant professeur F, Hall, A. M. de Baltimore, dit contenir des idées ingénieuses et toutes nouvelles. En effet, sans l'aide des principes de la Chymie, la géologie no saurait guère expliquer, d'une manière satisfactoire, les égaremens de quelques minéraux, ni l'origine secondaire des mines do charbon de terre, &c, &c (Voyez l'article Géologie, signé . J. B. M., et publié dans la Bibliothèque Canadienne du mois de Novembre, 1827. Mais je dois observer ici qu'il contient beaucoup de fautes d'impression, et mémo l'omission de plusieurs mots et de deux phrases entières.)

La Physique. — Pour avoir une idée complète d'un corps physique, il faut que le physicien ait plus ou moins recours aux prin-

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