ANGLETERRE
hérésies manifestas. Aussi l'Église romaine, la mère et la maîtresse ée toutes les autres, a décidé avec raison , que toutes les fois qu'un anglican rentrerait dans le sein de l'Église catholique, et qu'il voudrait faire partie du clergé, il devrait recevoir tous les ordres sacrés comme un simple laïque, suivant les règles prescrites dans le pontifical rommn. (Voyez ci-après angugan.)
Lbttrk apostolique de Notre Très Saint Père le Pape Pie IX, rétablissant là hiérarchie épiscopaie en Angleterre.
Pie IX PAPE, en perpétuelle mémoire,
« Le poo?oir <le gouverner i*Église universelle, confié par Notre Seignear Jésus- Ghrist au Pontife romain dans la personne de saint Pierre, prince des apôtres, a maintenu, pendant tout le cours des siècles dans le Siège apostolique, cette admirable sollicitude avec laquelle il veille au bien de la religion catholique dans toute la terre, et pourvoit avec zèle à son progrès. Ainsi s*accomplit le dessein de son divin fondateur qui, en établissant un chef, a, dans sa profonde sagesse, assuré le saint de TÉglise jusqu^à la consommation des temps. Ueffet de cette sollicitude pontificale a été sensible, ainsi que chez d'autres peuples, dans le noUe royaume ù^ Angleterre; Tbistoire atteste que, dès les premiers siècles de TÉgUse, la religioi chrétienne fut portée dans la Grande-Bretagne, où elle demeura florissante jusque ce que vers le milieu du cinquième siècle, après Tinvasion des Angles et des Saxons dans cette lie, on vit non seulement la chose publique, mais encore la religion tom« ber dans le plus déplorable état. Aussitôt notre très saint prédécesseur, Grégoire-le- Grand, 7 envoie le moine Augustin avec ses compagnons, puis il crée un grand nombre d'évèques, leur adjoint une multitude de moines prêtres, amène à la religion chrétienne les Anglo-Saxons, et vient à bout, par son influence, de rétablir et d^étendre la foi cathoUque dans toute cette contrée, qui commence alors à s'appelor Angletetre,
a Mais^ pour rappeler des faits plus récents, rien ne nous semble plus évident dans rhistoire du schisme anglican consommé dans le seizième siècle, que la sollicitude active et toujours persévérante des Pontifes Romains nos prédécesseurs, à seoourir et à soutenir par tous les moyens la religion catholique exposée dans ce royaume aux plus grands dangers et réduite aux abois. C'est dans ce but, sans parier des autres œuvres, qu'ont été faits tant d'efibrts par les Souverains Pontifes, on par leurs ordres et avec leur approbation, pour qu'en Angleterre il ne manquât Jamais d'hommes dévoués au soutien du catholicisme, et pour que les jeunes catholiques, doués d*un heureux naturel, pussent venir sur le continent y recevoir Téduoation, s*y former avec soin aux sciences ecclésiastiques surtout, afin que, revêtus des ordres sacrés et retournant ensuite dans leur patrie, ils fussent en mesure' de sovtenir leurs compatriotes par le ministère de la parole et des sacrements, et de défendre et propager la vraie foi.
<f Mais on reconnaîtra peut-être plus clairement le zèle de nos prédécesseurs dans ce qu'ils ont fait pour donner aux catholiques Anglais des pasteurs revêtus du caractère épiscopal, alors qu'une tempête furieuse et implacable les avait privés de la présence des évêques et de leur soin pastoral. D'abord la lettre apostolique de Gré* goire XV, commençant par ces mots : Ecclesia romana, et, en date du 28 mars 1693, montre que le Souverain Pontife, aussitôt qu'il lui a été possible, a député au gouvernement des catholiques Anglais et Écossais, Guillaume Bishop, sacré évêque de Ghalcédoine avec d'amples facultés et les pouvoirs propres des ordinaires ; après la mort de Bishop, Urbain YII J renouvelle cette mission, dans sa lettre apostolique, en