ANGLETERRE
date du 4 février 4625, qu'il adressa à Richard Smith, en lui conférant Tévèché de Chalcédoine et tous les pouvoirs accordés à Bishop.
« Il sembla ensuite, au commencement du régne de Jacques II, que des jours plus favorables allaient se lever pour la religion catholique. Innocent XI profite aussitôt de la circonstance, et, en 1685, il députe Jean Leyburn, évoque d'Adrumète, comme vicaire apostolique de tout le royaume di* Angleterre. Après cela, par une autre lettre apostolique, en date du 30 janvier !68S, et commençant par ces mots : Super cathedram, il lui adjoint trois autres vicaires apostoliques, évêques in partibîu, en sorte que toute V Angleterre, par les soins du nonce apostolique en ce pays. Ferdinand, archevêque d'Amasie, fut divisée par ce pontife en quatre districts; ceux de Londres, de FOccident, du Centre et du Nord , qui commencèrent à être g:ouvemés par des vicaires apostoliques, munis de facultés nécessaires et avec le pouvoir propre des ordinaires. Dans Taccomplissement d*une charge si grave , ils reçurent des règles et des secours, soit par les décisions de Benoit XIV, dans sa constitution du 30 mai 1753, qui commence par ces mots ; Apostolicum ministerium^ soit par celles des autres Pontifes, nos prédécesseurs, et de notre congrégation pou^ la propagation de la foi.
<t Cette division de toute V Angleterre en quatre vicariats apostoliques . dura j usqu'au temps de Grégoire XVI, qui, dans sa lettre apostolique, Muneris aposlolici^ en date du S^uillet 1840, considérant Taccroissement qu'avait déjà pris la religion catholique dans ce royaume, et faisant une nouvelle division ecclésiastique du pays, doubla le nombre des vicariats apostoliques et confia le gouvernement spirituel de VAn^ gleterre aux vicaires apostoliques de Londres, de TOccident, de FOrient, du Centre, de Lancastre, d'York et du Nord. Le peu que nous venons de dire, en passant bien d'autres choses sous silence, prouve clairement que nos prédécesseurs se sont fortement appliqués à user de tous les moyens que leur offrait leur autorité pour consoler l'Église di Angleterre de ses immenses disgrâces et pour travailler à la relever.
« Ayant donc devant les yeux ce bel exemple de nos prédécesseurs, et voulant, en limitant, remplir les devoirs de l'apostolat suprême, pressé d'ailleurs de suivre les mouvements de notre cœur pour cette partie de la vigne du Seigneur, nous nous sommes proposé, dès le commencement de notre pontificat, de poursuivre une œuvre ^ si bien commencée et de nous appliquer de la manière la plus sérieuse à favoriser tous les jours. le développement de l'Église dans ce royaume. C'est pourquoi, considérant dans son ensemble l'état actuel du catholicisme en Angleterre, réfléchissant au nombre considérable des catholiques qui va toujours croissant, remarquant que tous les jours tombent les obstacles qui s'opposent si fort à la propagation de la religion catholique, nous avons pensé que le temps était venu de ramener en Angle* terre la forme du gouvernement ecclésiastique à ce qu'elle est librement chez les autres nations, où aucune cause particulière ne nécessite le ministère des vicaires i^f>Ostoliques. Nous avons pensé que, par le progrès du temps et des choses, il n'était plus nécessaire de faire gouverner les Anglais catholiques par des vicaires apostoliques, et, qu'an contraire, les changements opérés déjà exigeaient la forme du gouvernement épiscopal ordinaire. Ces pensées ont été fortifiées par le désir que nous ont en commun exprimé les vicaires apostoliques de VAngleterre^ ainsi que le concours de clercs et de laïques distingués par leur vertu et leur rang, et par les vœux de la très grande majorité des catholiques anglais. En mûrissant ce dessein, nous n'avons pas manqué d'implorer le secours de Dieu , très bon et très grand, pour que, dans la délibération d'une aflaire si grave, il nous fût donné de connaître et d'accomplir ce qui serait le plus propre à augmenter le bien de l'Église En outre, nous avons imploré l'aide de la très sainte Vierge Marie, mère de Dieu, et des saints qui ont illustré \' Angleterre par leurs vertus, afin qu'ils daignassent, par leur intercession auprès de Dieu, nous obtenir l'heureux succès de cette entreprise.
¥ Nous avons alors confié toute l'affkire à la grave et sérieuse étude de nos vén^-