‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 102 sur 282 · AN6I£TERRE · texte numérisé non relu

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râbles frères les cardinaux de la sainte Église romaine, formant notre congrégation pour la propagation de la foi. Leur sentiment ayant été tout à fait conforme à notre désir, nous avons résolu de Tapprouver et de le mettre à exécution. C'est pourquoi, après avoir pesé avec une attention scrupuleuse toute cette affaire, de notre science certaine et par la plénitude de notre pouvoir apostolique, nous avons arrêté et tious décrétons le rétablissement dans le royaume d'Angleterre, et selon les règles communes de rÉglise, de la hiérarchie des évéques ordinaires, tirant leur dénomination de leurs sièges, que nous créons par la présente lettre dans les diflérents districts des vicariats apostoliques.

€ Pour commencer par le district de Londres, il formera deux sièges, savoir : celai de Westminster, que nous élevons à la dignité métropolitaine ou archiépiscopale, et celui de Southwark, que nous lui assignons pour suflfragant, ainsi que les autres que nous allons indiquer. Le diocèse de Westminster renfermera la partie dudlt district qui s'étendra au bord de la Tamise et comprendra les comtés de Middlesex, d'Essex et de Hertford ; celui de Southwark, au sud de la Tamise, comprendra les comtés de Berks, Southampton, Surrey, Sussex et Kent, avec les îles de Wight, de Jersey, de Guernesey, et les autres adjacentes. Dans le district du Nord, il n^y aura qu'un siège épiscopal, qui prendra son nom de Hagulstald, et dont la circonscription sera celle du district. Le district d'York ne fonnera aussi qu'un diocèse, dont l'évèque aura pour siège Béverley. Dans le district de Lancastre, il y aura deux évéques, dont l'un, celui do Liverpooi, aura poui" diocèse, avec Tile de Hona, les districts de Lansdale, Amounderness et de Weste-Derby ; l'autre siégera à Salford, étendra sa juridiction sur Salford, Blackbum et Leydand. Quant an comté de Ghester, quoiqu'il appartienne à ce district, nous l'unissons à un antre diocèse. Dans le district de Galles, il y aura doux sièges épiscopaux, savoir : celui de Shrop et celui de Menewith et de Newport réunis. Le diocèse de Shrop comprendra, dans la partie septentrionale du district, les comtés de Anglesey, Caemavoti, Dembigh, Fiisst, Merioneth et Montgommery, auxquels nous joignons le comté de Chester, détaché du district de Lancastre, et celui de Shrop, dans le district du Centre. Nous assignons pour diocèse à l'évoque de Menewith et de Newport les comtés thÔridionaux du district, Brecknok, Clamorgan, Caermarthen, Pembroke et de Radi* no^, ainsi que les comtés anglais de Montmouth et de Hereford. Dans le district oc^ ddental, nous créons deux sièges épiscopaux, Clifton et Plymouth ; le piremier aura les comtés de Gloucester, Sommerset et Wllts ; Tautre ceux de Devon, Dorset et Comwall.

< Le district du Centre, dont nous avons déjà détaché le comté de Shrop, aura deux sièges épiscopaux, Nottingham et Birmingham : au premier, nous assignons pour diocèse les comtés de Nottingham, de Derby, de Lelcester, et ceux de Lincoln et de Rutlang, que nous séparons du district oriental; au second, les comtés de Staflford, de Warwick, de Buckingham et d'Oxford. Enfin, dans le district oriental, il ti'y aura qu'un siège épiscopal, qui prendra son nom de la ville de Northampton et gardera la circonscription du district actuel, sauf les comtés de Lincoln et de Rutland, que nous avons assigné au diocèse de Nottingham.

«c Ainsi, dans le très florissant royaume d'Angleterre, il y aura une bfeule ph>vince ecclésiastique, composée d'un archevêque ou métropolitain et de doute évôqueS) ses suiîhigantS; dont le zèle et les fatigues pastorales, nous l'espérons de la grâce de Dieu, donneront tous les jours de nouveaux accroissements au catholicisme. C'est pourquoi nous voulons, dès à présent, réserver à nous et à nos successeurs de dlvi* ser cette province en plusieurs, et d'augmenter le nombre des diocèses, éelon que les besoins l'exigeront, et, en général, de fixer librement leurs nouvelles circonscriptions, selon qu'il paraîtra convenable devant le Seigneur.

« Cependant nous ordonnons à l'archevêque et aux évéques plus haut désignés d'envoyer, aux temps prescrits, des rapports sur l'état de leurs églises à notre congrégation dfe la propagation de la foi, et de ne point négliger de l'informer de toutes

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les choses qu'ils jugeront profitables au bien spirituel de leurs troupeaux. Nous continuerons, en effet, en ce qui concerne les affaires des églises d'Angleterre, d'user du ministère de cette congrégation. Mais dans le gouvernement sacré du clergé et du peuple, et pour tout ce qui regarde TofTice pastoral, Tarchevêque^et les évoques anglais jouiront d*ores et déjà des droits et facultés dont usent et peuvent user, d'après les dispositions communes des sacrés canons et des constitutions apostoliques, les archevêques et éyéques catholiques des autres pays, et ils seront pareillement astreints aux obligations auxquelles sont tenus par la commune discipline de TÉglise les autres archevêques et évêqucs.

« Quant à tout ce qui a pu être en vigueur, soit dans l'ancienne forme de l'Église fTAngleterre^ soit dans l'état subséquent des missions en vertu de constitutions spéciales, privilèges ou coutumes particulières, maintenant que les circonstances ne sont plus les mêmes, aucune de ces choses n'emportera ni droit, ni obligation. Et aûn qu'il ne reste en cela aucun doute : de la plénitude de notre autorité apostolique, nous supprihaons et abrogeons entièrement toute la force obligatoire et juridi» que de ces mêmes constitutions particulières, privilèges et coutumes, qu'elle qu'en .soit d'ailleurs l'ancienneté. L'archevêque et les évèques d'Angleterre auront donc U pouvoir intégral de régler toutes les choses qui appartiennent à la mise en œuvre du droit commun, ou qui sont laissées à l'autorité des évèques par la discipline générale de l'Église. Four nous, assurément, nous ne manquerons pas de les assister de notre autorité apostolique, et nous serons toujours heureux de seconder leurs demandes dans tout ce qui nous paraîtra de nature à procurer la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes.

« En décrétant par ces lettres la restauration de la hiérarchie ordinaire des évô» ques et la mise en pratique du droit commun de l'Église, nous avons eu principale* ment en vue de pourvoir à la prospérité et à l'accroissement de la religion catholique dans le royaume d'Angleterre; mais nous avon» voulu aussi nous rendre aux vœilt tant de nos vénérables frères gouvernant dans ce royaume les choses sacrées en qualité de vicaires du Siège apostolique, que d'un grand nombre de nos chers Ois du clergé et du peuple catholique, qui nous avaient adiossé dans ce but les plus instantes prières. Plusieurs lois leurs ancêtres tirent la même demande à nos prédécesseurs, lesquels avaient commencé à envoyer des vicaires apostoliques en Angleterre lorsque aucun évêque catholique ne pouvait y exercer le droit ordinaire sur une église qui lui fût propre, et qui avaient ensuite multiplié le nombre des vicaires et des districts vicariaux, non certes pour que la religion fût à jamais soumise dans ce pays à un régime exceptionnel, mais plutôt afin que pourvoyant, selon les circonstances à son accroissement, ils y préparassent en même temps les voies à la réééBfication future de l'ordinaire hiérarchie.

« Cest pourquoi nous, à qui il a été donné, par un immense bienfait de Dieu^ d'accomplir ce grand ouvrage, nous voulons déclarer qu'il n'est en aucune façon ni dans notre esprit, ni dans nos desseins, que les évêqucs d'Angleterre, pourvus du nom et des droits d'évéques ordinaires, soient frustrés en rien, dans quelque chose que ce puisse être, des avantages dont ils jouissaient auparavant à titre de vicaire* apostoliques, car la raison ne permet pas de faire tourner à leur détiiment les décrets portés par nous, à la prière des catholiques anglais, pour le bien de la religion.

« Bien plus, nous puisons dans ces considérations le ferme espoir que nos très chère fils dans le Christ dont les aumônes et les largesses n'ont jamais manqué de soutenir en Angleterre la religion et les prélats qui Ty ont gouvernée en qualité de vicaires dans des temps si divers, useront d'une libéralité encore plus grande envers les évèques eux-mêmes attachés maintenant par un lien plus stable aux églises anglicanes, afin qu'ils ne soient pas privés des subsides temporels dont ils pourront avoir besoin pour l'ornement des temples et la splendeur du culte divin, pour l'entretien du clergé et des pauvres, et pour les autres services ecclésiastiques, a Enfin, levant les yeux vers les hauteurs, d'où nous viendra le secours du Dieu

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