APOSTOLIQUE
C'est un titre qui est aujourd'hui consacré au siège de Rome et à tout ce qui eu émuae. Cependant, à raison de l'unité dans Tordre de IVpîscopat et à cause de la succession des évêques aux apôtres en général, î^^ noms de pope, d'apôtre, de prélat apostolique, de siège apoffnlique, ont été longtemps communs à tous les évêques ; même, dit le savant père Thomassin (1), durant ces trois siècles qui se sont écoulés depuis le règne de Cl o vis jusqu'à l'empire de Charlemagne, quoique les titres éclatants de gloire et de sainteté aient été plus souvent et plus particulièrement attribués aux successeurs de Pierre dans le siège romain, et aux vicaires de Jésus-Christ en terre. En t049, Tarchevoque de Saint- Jacques en Galice fut excommunié dans le concile de Roînis, présidé par Léon IX, pour avoir pris le titre d*apostoïiqne, rt^ervé pour lors spécialement au pape.
" Ce sont. a]nube au même endroit notre solide auteur, les deux *' points importants que nous tâcherons d'établir dans ce chapitre^ ^ pour la gloire fie l'épiscopat universel et pour la prééminence du - chef et du contre de l'épiscopat; car ces trois noms augustes ne •« sont pas comme les titres vains et superficiels dont l'orgueil des « hommes se repaît, ce sont des marques d'une puissance toute cé- « leste et d'une sainteté toute divine. »' (Voyez pape.)
L'abbé Rupert (2) remarque que les successeurs des apôtres ont été appelés patriarches, mais que le successeur de saint Pierre a été nommé par excellence apostolique, à cause de la dignité du prince des apôtres. De là ces expressions aujourd'hui si usitées : siège apostolit^ue, npnce apostolique, hveî apostolique, rescnt apostolique, notaire apostolique, chambre apostolique.