ARCHEVÊCHÉ
Ce nom peut présenter à l'esprit Vidée ou du titre d'un archevêque, ou du ressort de sa juridiction dans toute une province ecclésiastique, ou enfin, comme. dans l'usage, le palais même du prélat archevêque. Ce que nous en pourrions dire ici revient plus proprement sous les mots EvÊcué, uètbofolb, province et ci-après archevêque, où nous renvoyons par conséquent le lecteur.
Le nombre des archevêchés en France est actuellement de quinze. Les sièges métropolitains sont : Paris (Parisii), Cambrai (CaméranHn), nouvellement érigé en métropole, Ljon {Lugdunum], Rouen {Rothoma$us), Sen9^(Senones)y Reims (Rémi), Tours (Turones), Bourges (Bitufigœ], Alby (Albiga), Bordeaux (BurdigcUa), Auch (Àugusta Auscorum), Toulouse (Tolosa), Aix (Àquœ Sextiœ), Besançon (Vesontio), Avignon (Àvenio),
Quoique les offices oudi^ités soient indivisibles, suivant le droit commun, cependant des raisons de nécessité ou d'utilité obligent quelquefois k les diviser. Les causes légitimes de la division aun archevêché sont : quand une ville épiscopale se trouve des plus considérables d'un royaume, comme Paris, qui autrefois n'était qu'un évéché suf&agant de Yarchevêché de Sens ; quand il y a un trop grand nombre de sufifragants ; quand ils sont trop éloignés de la ville archiépiscopale. (Gre^or. ïlI.adBonifae.j can. PrœcipimuSy53, eaus. 16, quœsi. 1 ; Bull, Innocent XI, 3 octobre 1678 ; InnocentXll, 17 mai 1694, et juillet 1697.)
Il n'y a que le pape qui puisse diviser les archevêchés (il en est de même des évôchés), du consentement et àla prière du chef de l'État, en France, en vertu de l'art. 2 du concordat de 1801 . Il faut aussi celui de l'archevêque ou de l'évéque du territoire duquel on retranche une partie ; et, après une information sur la nécessité et l'utilité de