‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 154 sur 282 · AUMUSSE · texte numérisé non relu

AUMUSSE

Le grand aumônier de France jouissait de plusieurs prérogatives qui le distinguaient des autres prélats; entre tous les autres, il avait le privilège d* officier, en tous les diocèses de France, devant le xoi, sans que les évoques fussent en droit de se plaindre, parce qu'il était Févéque de la cour et le chef de la chapelle royale, qui était partout où le roi assistait au service divin (1). A Toccasion du mariage d'Henriette de France, troisième fille d'Henri IV, avec Charles P"", roi d'Angleterre, le grand aumônier, qui était alors le cardinal de La Rochefoucault, et M. de Grondy, archevêque de Paris,

!>rétendirent réciproquement à Thonneur d'en faire la cérémonie : 'un, à raison de sa charge; l'autre, parce que c'était dans son église. Il fut décidé en faveur du grand aumônier. La même difficulté s'éleva, en 1825, pour les obsèques de Louis XVIII, entre le grand aumônier efM.. deQnélen, archevêque de Paris.

Le grand aumônier prêtait serment de fidélité entre les mains du roi ; il était de droit commandeur de l'ordre du Saint-Esprit; il délivrait les certificats du serment des archevêques et évêques ; il marchait à la droite du roi aux processions ; il était chargé de la délivrance des prisonniers pour le joyeux avènement du roi à la couronne, pour son mariase, et dans quelques autres circonstances ; il disposait des fonds destinés pour les aumônes du roi; il venait, quand bon lui semblait, pour fiaure le service, comme au lever et au coucher du roi; il baptisait les dauphins, fils et filles de France ; il fiançait et mariait, en présence du roi, les princes et princesses, etc. Cette dignité de grand aumônier de France, autrefois si importante, a disparu à la suite de nos troubles politiques.

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