BANC DANS LES ÉQUSES
Aucun canon ne permet ni ne défend expressément aux laSqvwB d'ayoir des hanes dans les églises. L usage était tel aneiennement, que ces personnes, non seulement n'ayaient point de banes dans les églises, pas même sous la nef, mais ne poutaient entrer dans le chœur que pour recevoir la sainte communion. (Voyez sanctuairs.) Dans la suite on se relâcha de cette discipline par rapport à l'entrée du chœur; elle fut d'abord accordée aux rois, aux*princes, puis aux patrons et fondateurs, parmi lesquels on doit comprendre les seigneurs des lieux. Cet usage était établi dans les églises d'Angleterre au commencement du treizième siècle.
Quand une fois l'entrée du chœur a été permise aux patrons et fondateurs, ils se sont attribué insensiblement le droit d'y avoir un banc dans le lieu le plus honorable de cette partie de l'église. Depuis longtemps les patrons avaient reçu dans les églises de leur fondation certaines distinctions sur le reste des fidèles, mais c'était là le terme de toutes leurs prétentions sur ces mêmes églises. Voici comment s'en explii^iiv k: pujn- Gélase dans le Chnon Piœ mentis, 16, qu. 7 • Hancifjîiur, chatinumv, si adtuam diœcesim pertinere non ambigis, ex more eonv^nif tkdimri, collatd primittts donatione solemni, quam ministris eech'slfr dciftmmMr ne prafati muneris testatur oblator, seitumssine dubio frfvtcr proecwmis aditum qui omni ehristiano debetur, nihil ibidem se propriijuris habiturum. Le terme de processio, employé dans ce canon, a été diversement interprété ; mais^, suivant d'Olive, la signification de ce mot est : l'assemblée du peuple dans l'église, ecclesia ad eultum processionis adducta, id est frequentationis popuU, (C. Prœcepta, de Consecrat., dist. 1.)
A l'égard du sanctuaire, c'est-à-dire de la partie destinée aux places du clergé, aucun laïque ne peut y avoir de place : c'est la disposition du chapitre 1, de Yitd et Honest. elerieorum, conforme aux règlements des conciles et des autres monuments rapportés dans les Mémoireë du clergé, tome V, page 1489.
Le sanctuaire des églises a toujours été destiné uniquement aux ecclésiastiques qui approchent de l'autel ; les laïques et principalement les fenftnes n'y peuvent prendre ou s'arroger aucune place. C'est le règlement des conciles, tant anciens que nouveaux. Celui de Rouen, tenu en 1581, ajoute aux expresses défenses qu'il fait là-dessus la peine d'excommunication contre les laïques qui ne voudront pas se rendre aux avertissements qui leur seront donnés d'abandonner ces •ortes de place. Ut laïci secns altare, quandô sacra mysteria celebrantur, gtare vd sedere inter clericos non prœsumant ; sed pars illa quœ cancellis eé aUari ditidUur, tantum psallentibus pateat clericis. Ad orandum verô