‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 191 sur 282 · BEDEAU · texte numérisé non relu

BEDEAU

G*est le nom qu*on donne à un officier ecclésiastique chargé de maintenir l'ordre et de faire les honneurs dans les cérémonies. Son nom lui vient de la baguette, ou pedum, qu'il tient à la main comme marque de son office. On appelait en latin cet officier pedellus, d'où l'on a fait bedellus, bedeau au lieu de pedeau.

Il y avait des bedeaux dans les universités, où ils servaient d'huissiers et de porte-masse, marchant devant le recteur et les facultés. Les universités comprenaient autrefois les bedeaux dans les rôles des expectants, qu'ils envoyaient au pape quand ces 5e^faua: étaient capables de bénéfices.

On trouve décidé dans le Dictionnaire des cas de conscience (terh. bedeau) qu'on peut vendre sans simonie les offices de bedeaux, dont les fonctions sont de porter la baguette, d'accompagner ou précéder les curés ou chanoines lorsqu'ils font quelques cérémonies, surtout dans les églises où telle est la coutume. La raison est que ces offices

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n'ayant rien de spirituel dans leurs fonctions , on ne peut les comprendre dans la défense que font les canons. (C. 8, Salvator, \, q. 3; c, 8,5» quis episcopus, 1, q. 1; c. Consulere, deSim,)de vendre les offices qui ont quelque administration ecclésiastique ou qui dépendent de la juridiction et du pouvoir des ecclésiastiques. De là vient aussi que la destitution et l'institution des bedeaux dans les églises ne regardent pas TolBcial.

D'après l'article 33 du décret du 30 décembre 1809, la nomination et la révocation des bedeaux appartiennent aux marguilliers, sur la présentation du curé ou desservant. Mais dans les paroisses rurales, ce sont les curés, desservants ou vicaires qui font cette nomination ou cette révocation, en vertu de Tarticle 7 de l'ordonnance royale du 12 janvier 1825. Voyez sur ce sujet notre Cours de ligiilathn eivik eocUnoêtique.

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