BINAGE OU BIS CANTARE
On appelle bis eantare, chanter deux 'fois, la célébration de deux messes Vs même jour par un même prêtre.
Le chapitre vonsuluisti, 3, de Celebratione missarum, ne permet aux prêtres de célébrer qu'une messe par jour, si ce n'est le jour de Noël, et dans un cas de nécessité qui obligeât d'en dire davantage : Mespondemus guod, excepto die Nativitatis dominicœ, nisi causa necessitatis suadeat, sufficit sacerdoti semel in die unam missam solummodo celebrare. Le chapitre Sufficit, 53, de Consecr., dist, 1, dit la même chose : Sufficit sacerdoti unam missam in une die celebrare, quia Christus semel passus est, et totum mundum redemit. Non modica res unam missam faeere, et valdè felix est qui unam digne celebrare potest. Quidam tamen^ pro defunctis unam faciunt, et alteram de die, si necesse fuerit. Qui pro pecuniis aut ad%Uationiibus secularium unâ die prœsufnunt plures faeere missas, puio non evadere damnoHonem, , Lorsqu'il se rencontre plusieurs petites églises ou paroisses à ]/i
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campagne dont les t*efV6nns ne sont pas suffisants pont* entretenir les prôtres, les évéques permettent alors à nn même curé, ce qui est assez commun de nos jours, à cause de Finsuffisance des prêtre» dans beaucoup de diocèses, le biê cantare, qu'on appelle plus vulgairement biner, c'est-à-dire faire un double service. Le chapitre Preêbyter, 1, de Celeb, mies., établit d'autres cas, pour raison desquels un même prêtre peut dire plus d'une messe le môme jour : Deindè feractis horis, et infirmis visitatis, si voluerit, exeat ad opns rurale jejunus, ut iterum neeessiiatibus peregrinontm et hospitum, sive ditersonwît commeantium, infirmorum atque defunetorum stiecurrere possit, usgue ad statutam horam pro temporis qualitate, prophète dicente : H Septies in die laudem dixi tibi, »» qui septenarius nnmerus ànohisitnffletur, simatutini, primœ, tertiœ, sextœ, nonœ, resperœ et completorH tempore, nostrœ servitutis officia persolvamus . (Voyez messb.)
Benoit XIV, dans sonhreî Deelarasti, de l'année 1746, s'expnme ainsi sur le cas où il est permis à un prêtre de célébrer deux messes le même jour : Quamvis nonnnlH ex 'theologis moralibus, et qnidem nimis indulgenier, plures rationes excogitarerint, ob quas sacerdos eodem die sacrificium missœ bis offerre posse f?ideatur, id tamen unanimi eonsensu permittitur sacerdoti qui duas parochias obtineat, vel duos populos adeà sejunetos, ut alter ipsorum adesse parocho celebranti nullù modo possit, ob locorum distantiatn, At rerà, si in altéra ex kis parthekiis sacerdos aliquis deprehendatur qui rem divinam facere possit, tum itlarum reetori nequaquam licet in utroque loco sacrificium tterare, eo quod alterius sacerdotis opéra populi necessitaii satis consulalur. Parmi les autorités que cite le savant pontife, nous remarquons un canon du concile de Ntmes, de Tan 1284, qjii doit trouver place ici ; il dît : Si ommes parochiani ad nnam missam non possint convenire, eo quûdin diversis locis habitant distaniibus et remotis, nec sunt in ecchsiâ êuoàa'cerdotes, et dicta prima post modum venientes missam aliam sibi dici postulent, poterit tum sacerdos missam aliam celebrare.
Il est inutile d'observer que le prêtre qui célèbre deux messes doit être entièrement à jeun, et que, par conséquent, si, piyr inadvertance, il avait pris les ablutions, il serait obligé d'omet<a*e la seconde messe . on doit observer avec soin tout ce qni est prescrit & €et égard par les rubriques.
Si un prêtre peut quelquefois dire deux messes, ainsi qne nous venons de l'établir, il ne doit jamais le faire sans la permission de son évéque. C'est encore ce que prescrit Benoît XIV dans le bref que nous venons de citer : Quœcumque causa necessitatis intêrcedere frideatur^ dit-il, certissimum est sacerdotibus opus esse est Ht hde de re fàcultatem ah episcopo consequantur, nec jndioium necessitutis ûd ipsùs ^êoeerdoles pertinere.
Une ordonnance, du 6 novembre 1814, accorde un tndteiMiit de âûO francs aux prêtres chargés de dire deux messes dfms deux p»« roisses différentes. Cette ordonnance et tout ce qui a rapport fr cette ^uestbn se trouve dans notre Cours de Ugisluiion civile eceUeieiêHfue^
BISSEXTE^ ( FoyejcVcALENDBna. )