‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 229 sur 282 · CALICE · texte numérisé non relu

CALICE

On appelle cdice le vase sacré qui sert, au sacrifice dé la messe, à recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ. On trouve ce mot employé dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament. Bède assure que le calice dont Notre-Seigneur se servît à la cène avait deux anses, et qu*il était d*or. Les calices des apôtres et de leurs premiers successeurs étaient de bois : Tune enim erant lignei calices, et aurei sacerdoteê, nunc verà contra (I).

Comme Tusage des caliceê de bois avait des inconvénients, le pape Se vérin voulut qu on se servît de calices de verre ; on ne tarda pas à reconnaître que le verre était moins propre, à cause de sa fragilité. Le concile de Reims, tenu Tan 815, ordonna donc qu'on n*userait plus à l'avenir que de calices et de patènes d'or ou d'argent, ou au moins d'étaîn en cas de pauvreté, mais jamais d'airain m de laiton^ ni d'aucun métal sujet à la rouille ou au vert-de-gris : Vt calix Do^ mini eum patenâ, si non ex aura omninô, ex argento fiai. Si juw autem iampauper est^ saltem vel stanneum calicemhabeat; de œre aut aurichaUo nùnfiat calix, quia ob vint virtutem œruginemparit,quœvomitumprovO' eat, Nutlus autem in ligneo aut vitreo calice prœsumat missam cantarc. (Can, 45 Vt calix, de Consecr., dist. 1; cap, ult. de Celeb, miss]

Le pape Zéphirin, ou selon d'autres Urbain I*^, ordonna que tous les calices fussent d'or ou d'argent ; Léon IV défendit d'en emplcgrer d'étain ou de verre, et dès l'an 787 le concile de Galchut, ou Celcyth, en Angleterre, fit la môme défense.

Actuellement, en France, la plupart des statuts diocésains défendent expressément de se servir de calices dont la coupe au moina ne serait pas en argent ainsi que la patène. Il faut que l'intérieur de la coupe et l'intérieur de la patène soient dorés.

Les calices n'ont plus d'anses à présent, mais ils sont faits d^une coupe posée sur un pied asspt haut et assez large. On voit dans les trésors et les sacristies de plusieurs églises des calices pesant au moins trois marcs ; il y en a même dont U paraît que Ton n'a jamaia pu se servir, à cause de leur poids considérable, et qui sont proba^ blement des dons faits par les princes pour servir d'ornement.

On ne peut se servir d'un calice qui ne soit consacré par l'évêque, lequel, suivant le chapitre Cûm venisset, § 8, (fc Sacra Unct., doit en bénissant ce calice l'oindre de chrême, comme lorsqu'il consacre tm autel ou qu'il fait la dédicace d'un temple : tJngitur prœtereà, s^

{i)Mi<mak of/Monm divin., de Pict, et omoment,^ ctip, t, % 44,

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