‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 248 sur 282 · CATECHISME · texte numérisé non relu

CATECHISME

ehiime, qtfon peut appeler général, que sont faits les caf^cfcwmw particuliers de chaque diocèse. L* uniformité de la doctrine enseignée dans tous ces livres élémentaires est une preuve irrécusable de Tunîté de foi qui règne dans toute l'Église catholique.

De tous les liTrea, le plus difficile à faire est peut-être un bon cotë^Utme; o'est un abrégé de théologie ; plus un honime est instruit et expérimenté, mieux II sent cette difficulté. Nous en avons fait uous-mômo Vexpérience. Prié par un évêque de lui composer un eatêçhisme pour son diocèse, nous nous mimes àToBuvro. Mais à peine avions-nous commencé que nous vîmes, par la comparaison des catéohisîMê de« divers diocèses de France, combien une telle entreprise •6t difficile, téméraire et dangereuse. Nous y renonçâmes aussitôt, con vaincu que nous sommes que les évéques ont porté, sans s'en douter, un notable préjudice à la religion, en composant, comme quelques-uns d'eux l'ont fait, depuis plusieurs années, un grand nombre de nouveaux catéchismes. Voyez ce que nous disons à cet égard dans notre Court de légUlation civile ecclésiastique.

Nous voudrions qu'il n'y eut en France ^ comme en Espagne, jjiar exemple, qu'un seul et même catickistne court, clair et méthodi* ^ue, fait sur le modèle de celui du concile de Trente, parles conciles provinciaux et approuvé ensuite par le Souverain Pontife , afin qu'aucun évêque n'eût à Tavenir la pensée, et si nous l'osions dire, la démérité d'y toucher, convaincu, comme le cardinal Caprara, H qi|e la foi étant une, il est très avantageux qu'il n'y ait qu'une seule et même manière d'en exposer les dogmes et d'en instruire les peuples, f

L'âiticlo organique 39 (9oyez articles oRGANiQrEs) prescrivait un seul catéchisme pour toutes les églises catholiques de France. En exécution de cette disposition, il fut rédigé un catéchisme général, extrait principalement de celui que Bossuet avait publié pour le diocèse de Meaux, et ensuite, de ce qoe ceux des autres diocèses contenaient de plus convenable à l'instruction. Mais, depuis la restaiiration, on réimprima les anciens catéchismes, ou on en composa de nouveaux, et l'instruction se fit d'après eux.

L'entreprise de Bonaparte, quoique approuvée du Saint-Siège était, à notre avis, funeste, malheureuse et d'un mauvais exemple, (îftr l'unité de catéchisme, quelque avantageuse qu'elle soit en ellemême, ne doit jamais émaner de la puissance civile. Quoiqu'il en soit, nous croyons devoir reproduire ici comme documents historiques, qu'on peut avoir besoin de consulter, les pièces suivantes.

Rappoit sur U frqjet d'un catéchisme uniforme pour tout V empire

il mars 1806.

Sire,

« Je me suis empressé de remplir les intenUons que Votre Majesté m*a manifestées relatifement au cal^Qèûmt.et Je puis assurer que cet ouvrage sera entièrement achevé et approuvé dans le présent mois de mars...

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a Gomme Bossuet est Tbomme le plus distingoé que VtgUae gallicane poiass compter parmi ses évéques, j'ai proposé de prendre pour modèle le catéchisme de cet homme supérieur. Le nom de Bossuet fixe toutes les opinions dans le clergé, et il en impose même aux philosophes. La proposition a été acceptée.

« En conséquence, on travaille d'après le catéchiime de Bossuet. Il n'a été question que de mettre un plus grand ordre dans la distribution des matières^ parce qae, da temps de Bossuet, l'esprit de méthode n'était peut-être pas encore porté au poiot de perfection où il est arrivé de nos jours; on a retranché quelques expressions vieillies; on a mis à l'écart quelques questions utiles dans leur temps, mais qui ne le seraient plus aigourd'hui. On ajoute d'antres matières dont les circonstances exigent aujourd'hui le développement, et dont on ne parlait pas alors. Votre liijesté a un exemple de ces matières dans le développement des devoirs des sujets.

« L*outrage de Bossuet est d'ailleurs conservé dans les expresûoas et dans le fond des choses pour tout ce qu'il y a d'essentiel, parce que les évéques conviendront eux-mêmes qu'il leur serait difficile de faire mieux que n'a fait ce prélat» dont les lumières et les talents ont si fort honoré l'épiscopat français.

« Le mois de mars ne passera pas sans que j'aie l'honneur de présenter à Votre Majesté un travail complet.

« La loi du 18 germinal au X ordonne également un rituel uniforme dans tont l'empire (*). J'ose me promettre que, dans le mois d'avril et de mai, cet autre oovrage sera fini. Il est d'autant plus essentiel, qu'il doit régler la discipline des diocèses, et réformer dans les anciens rituels les règles de police ecclésiastiqae sur les sépultures, sur les mariages, les sacrements et la célébration des fêtes, qui ne vont plus avec nos mœurs ni avec nos lois. Le dogme et la morale ne peuvent changer, mais la discipline change avec le temps et avec les mœurs (**).

« Votre Majesté peut être convaincue que tout mon temps et tousmes soins seront consacrés à terminer des objets qui ontdes rapports essentiels avec le biendu service. Plusieurs fois les anciens souverains avaient projeté et avaient annoncé des changements qu'ils n'ont jamais pu opérer. Dans les États voisins , on ne peut même venir à bout de changer une liturgie. Il n'appartenait qu'au génie de Votre Migesté de tout entreprendre et de tout exécuter, pour la gloire et le bonheur de la nation soumise à son empire et à ses lois. »

DicBET du cardinal légat à latere, pour approuver 1$ catéchisme de Vempire,

« Nous, Jean-Baptiste Capsàia , cardinal-prêtre de la sainte Église romaine, du titre de saint Honuphre, archevêque de Milan, légat à laiere du Saint-Siège apostolique près Sa Msgesté l'empereur des Français et roi d'Italie*

« Tout le monde sait que nos pères ont pensé, avec raison, qu'il serait très utile pour l'instruction des fidèles, principalement des enfants, de suivre une règle commune et invariable dans l'enseignement de la doctrine chrétienne. Que peut-on en effet concevoir de plus utile et de plus convenable qu'une semblable uniformité? Les chrétiens, qui doivent n'avoir tous qu'une même foi, n'ayant plus qu'un même esprit et un même langage, n'en seraient que plus parfaitement unis danslesmêmes sentiments et la même croyance. Aussi les Souverains Pontifes, pressés par leur sollicitude pour toutes les Églises, ont-ils souvent et fortement exhorté ceux qui sont chargés d'instruire les peuples à n'avoir qu'une seule et même méthode d'enseignement. Néanmoins, les différences des lieux, et certaines circonstances particulières,

n Ce rituel, qui eut été un empiétement étrange sur les droiu de TÉglise, n*a point été tàiu Sans doute qu'alors il y eut des opposiiions assez fortes pour cmpécber le bon vouloir du gouYonemeiit.

(**) Udiadplioe eccléaUstique qui ■ été établie par Fts^tse teule ne peut étn cbangée non pins que par r£gUse, qiiaiid elle Juge convenable que le tempe et kft cIrcoBitaBoes le é

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ont été cause qn^au liea de cette uniformité désirable, il s'est introduit dans laforme des CMtédiitm$$ une grande Tariété.

« Mais Napoléon I«r, empereur des Français et roi d*Italie, s*étant proposé de lever tous les obstacles, et ayant ardemment désiré que Ton rédigeât et que Ton publiât un catéchisme pour être seul enseigné et mis entre les mains des fidèles dans tous les diocèses de Tempire français; et à cet effet, un catéchiimê, tiré principalement de celui de Tillustre évéque de Meaux, Jacques-Bénigne Bossuet , et de ceux de plusieurs antres églises, nous ayant été présenté pour être revêtu de notre apprc^tion,

« Nous, après avoir examiné soigneusement cet ouvrage, ayant pour titre : CatéeMMM àVusage âê toutei U$ églisn dé Vempire français^ et après avoir reconnu que les principaux points de la religion cbrétienne y sont exposés d*une manière entiè* rement conforme à la doctrine de TËglise catholique , nous avons cru devoir, non seulement l'approuver, mais encore en proposer et en recommander Tusage aux révérends évéques de Tempire français, comme par le présent décret, en vertu de Tantorité apostolique dont nous sommes revêtu, en qualité de légat d latere du Saint- Siège et de notre saint père le pape Pie Vil, nous Tapprouvons et nous en proposons et recommondans l*usage, pénétré de cette pensée, que la foi étant une, il est très avantageux qu*il n*y eût qu'une seule et même manière d'en exposer les dogmes et d'en instruire les peuples.

« Les révérends évéques que Notre-Seigneur Jésus-Christ, auteur de la foi, a établis, pour en conserver le dépôt et pour paître le troupeau qui leur est confié, veilleront avec soin à ce que les curés et les autres prêtres qui expliqueront ce cotéchitm», le fassent avec suite, montrant les rapports des leçons entre elles et l'aoccnrd de toutes les parties, et à ce qu'ils enseignent les vérités qui y sont contenues atwc intégrité et graiirité^ comme dit l'Apôtre, et d'une manière digne en tomt de la saine doctrine.

« Donné à Paris, en notre palais, le $0 mars 1806.

« U f S. J. B., cardinal légaL

c YiRGBNT Ducis, secrétaire ecclésiastique, i

ExpofiÉ des wu>tif$ dm décret du 4 atnH 1806, ordonnant la fromulgation d'un catéchisme uniforme pour tout l'empire, en exécution de l'article 39 de la loi du 18 germinal an X.

«Sire,

« La loi du 18 germinal an X ordonne qu'il n'y aura qu'un catéchisfne pour tous les diocèses de l'empire français. Cette disposition légale est dans le véritable esprit de la religion; elle réalise le vœu des conciles généraux. Il n'y a qu'une foi et qu'un baptême, il ne doit y avoir qu'un enseignement (1).

« Les vérités chrétiennes ne se propagèrent d'abord que par le ministère de la parole ; dans la suite, on publia des écrits pour fixer les principaux objets de rin8tnu>tion religieuse. Ces écriu se multiplièrent. Dans le seizième siècle, il existait en Europe autant de catéchismes qu'il y avait de provinces et même de villes (S). On s*aperçot que leur nombre exclusif et leur grande diversité apportaient de la conftision dans l'Église, et que la pureté de la doctrine se trouvait altérée dans plo-

(1) (Jtqoqnadmodmn unui est Dominos, uaa fides, lu etitm wia tit tradentefidei, ■« oauiiaqve pteutit ofllda populum chrisUanum erudiendi, communia régula stque prcscriplio. (CktfacA. Trid,

frtBf, n X.)

(2) Tôt catecbismi quot protlnd* sont in Europe, imo fere ^not nrbes drenmferditiitw; (4pyxf. cateeh. Trié, art. I.)

MO ^CÂTBCWàttB.

sieura (i). Lei Pères du oonoile de Trente, iroulaQt remédier à cet abus» décrélèraat la rédaction en latin d*un catéchisme général destiné à devenir le témoignage solennel et permanent de la vérité dans le monde chrétien {%).

« Si Ton considère rétendue de ce tÊtéchisme el la langue dans laquelle il (^t rédigé, on demeure convaincu que les Pères du concile s'étaient encore moins piopoeé rinstruction directe et immédiate des simples ûdèles que celle méise des évèques et des prêtres, par qui les fidèles doiventèlre instruiU (3).

« Après la tenue du concile, on s'occupa, dans les divers £t^ catholiques, 4 ré^ diger en langue vulgaire des cutéckùmêa particuliers sur le modèle de celui de Trente. En France, comme ailleurs, chaque évèque publia le sien. De nos joan» il n'était pas rare de voir dans le même diocèse chaque nouvel évéque promolgoer «n catéchiiwiê nouveau (*)•

« La religion chrétienne est répandue sur tout le globe. Comment concevoir ridée d*un seul catéchisme à Tusage de tant de peuples divers? Il faudrait préalabienent exécuter le projet si souvent entrepris et si souvent abandonné d'une langue uatvei^ selle entre les hommes. Le concile de Trente avait fait, à cet égard, tottt ee qui était possible; il avait choisi, pour la rédaction d'un catéchisme général. Ut langue qui était alors commune à toutes les écoles, qui était celle des théologiens, des ji^ risconsultes et des savants, c'est-à-dire de tous ceux qui, dans chaque pays, étaiem établis pour instruire les autres. Dans la vue de rendre inaltérable le dépôt précieux de la doctrine, il avait choisi une langue morte, qui n'était plus susceptible de ¥^ nations, car, selon l'ingénieuse observation d'un écrivain distingué, ce n^eal que quand elles sont mortes que les langues deviennent immortelles.

« Mais si l'idée d'un oaiéchisme unique pour toutes les nations et pour tous ies empires est impraticable, les motifs les plus puissants auraient dû engager chaque Église nationale à consacrer un mode uniforme d'enseignement pour des hovmas qui parlent la même langue, qui vivent sous le môme empire, et qui ne fbrmem entre eux qu'une même nation.

« Qu'est-41 nécessaire que chez le même peuple il y ait tant 4e catéchismes différents, et que tous les Jours on en Ihsse de nouveaux? Dans les sciences humaines, on a sans cesse d'anciennes erreurs à corriger, et des vérités nouvelles à découvrir; conséquemment, il importe que chacun puisse concourir, par son travail et par ses reehercbea particulières, au progrès des copnaiataneea coaunones. Hait en naliére de religion, il ne faut ofifrir aux fidèles que ce qui a été enseigné toujours, partout et par tous (4); toute nouveauté est profane.

d La multiplicité et la diversité des çatéQkismês m sauraient toujoor» étra sans quelques dangers pour le fond de la doctrine. Il est souvent des objets qui sont développés dans un catéchisme et qui sont omis dans un autre. Cette- diARnce peut donner aux fidèles de fausses idées, et sur les choses dont on parle, et snr oeUes que l'on tait. Des controverses, des guerres théologiques surviennent. U n*eai pas sans exemple que l'on ait cherché» en pareil cas, 4 faire prévaloir ses opinions perso»-

(l Qui omnes fcatebant hcreslbos simpUdum anhniubique decipiebantur, Tixque ulluserat in ine bene tersus. {Ibid.)

{î) QoMnobrein patres cecmnenicae TrldentlDs synodi, cum tanto et tam pernlcioso hiric malo sahitarem aUquam metUdiiani adhibere maxime caperent , non saris esse potarunt, grariora caiho- Ucia fèocttinacapiu conua noatri leanporit Inaraaei décernera \ sed iUud pnecerea albl fcdendmi ceosueruot, ut certam «liquam farmam et rationeni chriadani popuU sb ipais ftdd nidlMaasis Inaiituendi traderent {Catech. Trid.pra/. n. ix.)

(3) Patribus vlsum est maxime referre, si liber sancts synodl anctoritate aderetur, ex quo ptroad, val enuieB aUi,qiiHras docenif mimas fanposltam est, cem pnecepta petere, «içoe depromere ad fidelim «diflcaiinMni poaaint. < AW, n. x.)

[h) Quod semper, quod ublque, quod ab omnibua. (Maximes des Pèrm,)

(*) O n*est encore que trop commun aujourd'hui.

GATÉCIIISMB, 5Ù

iMlies, et rexpér&eocû. prouve que ces opinions sont quelquefois erronées; car les promesses ont été faites au corps général de TÉglise» et non à chaque pasteur en particulier.

« Indépendamment de ces inconvénients^ Tinstruction des peuples souffre et lan-* guit quand il existe tant de rédactions différentes pour exprimer les mêmes choses. Les émigrations d'un diocèse dans un autre sont fréquentes. Or, en changeant de dioeàse, on. a besoin de se Uvrer 4 un nouveau travail, comme si Ton avait à changer de croyance; tout cela déconcerte la mémoire et peut égarer la raison.

« U était réservé à la haute sagesse de Votre Mc^esté d'étendre sa sollicitude impériale sur tout ce qui peut perfectionner la marche de renseignement reli-, gieux (*)•

« Cet enseignement n'importe pas moins à l'État qu'à ta religion même ; il enveloppe, pour ainsi dire, l'homme dès sa plus tendre enfance. Il met les plus grandes vérités k la portée de tous les âges et de toutes les classes en s'adressant, non à l'esprit, qui est la partie la plus bornée et la plus contentieuse de nous-mème, mais tu cceur dont il ne faut que diriger les affections, et qui peut saisir, sans effort» tout ce qui est bon, tout ce qui est aimable. Si les vertus les plus nobles et les plus éWvéfs habitent la chaumière du pauvre comme le palais des rois, si les hommes» les plus simples et les plus grossiers sont aujourd'hui plus affermis sur la spiritualité et l'immortalité de l'àme, sur l'existence et l'unité de Dieu, sur les priucipales questions de morale, que l'étaient les sages de l'antiquité, nous en sommes redevables au christianisme, qui, eu ordonnant les bonnes œuvres et en commandant la foi, épargne au commun des hommes les circuits, les incertitudes et les sinuosités de la science humaine.

« Ceux qui pensent qu'on ne devrait point parler de religion et de morale aux enfants, et qu'on devrait attendre un âge plus avancé, méconnaissent la vivacité des premières impressions et la force des premières habitudes. Ils ignorent que Tenfkmce est plus susceptible qu'on ne croit d'acquérir des connaissanees utiles; ijue l'homme, dans aucun temps, ne peut, sans danger, être abandonné à lui-même ; que s'il ne s*occnpe pas du bien, il se préoccupera ctu mal ; que Tesprlt et le cœur ne peuvent demeurer vides.

« Tout ce qui est moral n'est jamais recommandé inutilement dans un âge qui est celui du sentiment, de la confiance et de la bonne foi. II importe que les premièpes notions dé dm devoirs puissent naître et se fortifier avec le« premiers développements de nos facultés, et que nous aequérions des forées pour le moment où nous, avons baioim 4» non» essaYer et de nous mesurer avec les charges et les devoirs de la sooiéié eivilt. Lea instruetions reçues dans la jeunesse ne s'effacent jamais et ne S'afiaiblissent que très dilHcilement^ elles deviennent, en quelque sorte, une second» nature.

« Pour inculquer de bons principes, il serait dangereux d'attendre que i'on eût à combattre des habitudes vicieuses. On voudrait que les enfants «fussent insensible-^ ment éclairés par l'expérience ; mais ^expérience est presque toigours perdue pour nous; elle ne réussit souvent qu'à nous rendre plus malheureux, sans nous rendre meilleurs.

€ Il est donc essentiel de protéger un enseignement qui, dès les premiers pas que nous faisons dans le chemin de la vie, dispose l'âme à toutes les actions louables et à toutes les vertus.

« Nous avons vu que la nécessité d*un mode uniforme pour cet enseignement a été reconnue par la loi. Des circonstances impérieuses ne permettaient pas de différ«rplus longtemps l'exécution de cette mesure législative. Par la nouvelle organisation eoolésiastiqae, chaque diocèse est aujoard*hui plus vaste, et embrasse nn ter*

(*} C'est ici une erreur det canaalUci parienentalres. ta palmiiot ctrile afa dsnà pÊifêeiictmtr'

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