ACCEPTION DE PERSONNES
U acception de personnes est une injuste préférence que Ton donne à une personne, au préjudice d'une autre. Àcceptio personce, ditHugon, est quœdam fatua reverentia exibita alicui, non causa débita, sed propter timorem vel utilitatem,
L'Écriture sainte défend sévjèrement à un juge de favoriser un parti au préjudice de l'autre, d'avoir plus d'égard pour un homme puissant que pour un pauvre {Deut.^ cap. I, v. 17 et ailleurs) : c'est un crime contraire à la loi naturelle : Job en témoigne de l'horreur. {Cap. XXIV et XXXI.) Il est dit dans l'Ancien et le Nouveau Testament que Dieu ne fait point acception de personnes, etc. ; mais sans rappeler ici les autres passages de l'Écriture qui défendent sévèrement aux juges de faire acception de personnes dans la distribution de la justice, nous ne rapporterons que ces paroles du pape saint Grégoire-le-Grand adressées aux évoques d'un concile : Admonemus aulem ut non cujusquam personœ gratta, non favor, non quodlibet blandimentum quemquam vestrûm ah his quœ nuntiata sunt nobis, molliat vel à veritate excutiat ; sed sacerdotaliter ad investigandam [veritatem^ vos propter Deum accingite, (C. Sicut, inquit, 2, q. 7.)
Dans les ordinations, dans les élections, dans les collations de bénéfices, dans l'administration même des choses spirituelles Vac-ception de personnes est un vice contre lequel l'Église s'est toujours élevée. (C Licety 8, q. 1.) Dans une élection, par exemple, ce ne serait pas assez pour un électeur de choisir une personne digne, s'il peut