ALCHIMISTE
On donne le nom d'atchimisiekcenx qui vendent de l'or faux pour «hi véritable. Le pape Jean XXII veut qu'on les punisse sévèrement, qu'on les déclare inf&mes, et que si ce sont des clercs qui commettent cette &ute, ils soient privés de leurs bénéfices, et déclarés incapables d'en posséder le reste de leur vie. Le chapitre commence par ces mots, qui caractérisent bien les alchimistes : Spondent, fiM» nom ewkibent diviUas, pamperes alchimistœ, . . Il se termine par ceux-ci : Et si cUriei fumnt Minfiêentes, ipsi ultra prœdietas pâmas privsniÊur bênsfeOs kabitiSy etprorsus rsddantur inhabiles adhahsnda.ÇExtratag. eomm. fit. 6.) Combien de personnes ont été trompées par ces fla^ teuses mais fSÉmsses promesses I
Plusieurs canonistes pensent que , parrextravagante de Jean XXII, Y alchimie n'est pas absolument défendue à moins cependant qu'elle se fasse par l'intervention du démon, ou qu'on ne puisse faire de l'or ou de l'argent véritable. Mais puisque cet art de fisire de For et de Taigent véritabie, disent-ils, est possible, quoique dans telles ou telles circonstances particulières on ne puisse pas toujours vérifier - en quoi la science fait défaut, il s'ensuit que V alchimie n'est pas défenoae et qu'elle ne doit paa être punie.
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D'autres, au contraire, prenant un moyen terme, enseignent comme saint Thomas (2,!S. quaa 77, art, 2), que, par cette extri^ Yàgante, V alchimie n'est pas à la vérité absolument condamnable et
Sunissable en soi, mais qu'elle Test lorsque quelqu'un prétend faire e l'or et de l'argent véritable et s'en servir comme tel, ce qui est MUlraîre à la jufttioâ, i^ar Vw siàùvakfàB n'a pat k per^tion ni la tttleur intrinsèque de Tor téritiAle et naturvlt à» sorte ijtto nul nt "pMt s'M BCfTVir dan« le coaimero» ni pou^ payer ses dettes, o» q«i lie pourrait M fidfQ «ans causer un prejudiœ AotaUa à on tî^r»^
Enfin d Mims tottt persuadés que VaUskimi9 êêi abMluliiMt ^iMidMinée et réprouvée. U^tkhimiB, diaen^s^ panût éire répInMi^ •^iè , pat^e t|U(d oêltti qtti x^roit qu'Une Bitetaiioe «m voèb éêfém f^eut être Rangée dn une a)utre, ou une seabkbto, si oe n'ett par le créateur lui-même, est un infidèk #t pire qu^uA- pilm, et il tilt à cette occasion le chapitre Ejdscopi [Caus, 26, qu. 5, in fine] où on lit textuellement les mots dnivantiS : Qttiitjuis ergd crédit posse olî- ^uam ereaturam, uut in meliùs, au$ in dBteriùs immutari^ nmt (Tf n«formari inaliatn specienif vel in,aiiam limilitudinem, niêi^i^o 0r$ftr J0f€, qmi omnia feeit^ et per qnem omtUa factm sueU^ preeul dnlti» infideliê est et pagun^ deterior. La raison qu^il en doAne^ Q*mi ^(W X^hinUe expose à une foule de fraudes et que «ouveat le déaion j <mpère en quelque chose^ eomme on «n a ]^sieur« exemptes.