ALGER
JLa ¥ilte et l' êaipm d'jilfor «taieni deMb kim ûm loMis 4MMlà
puissance des Musulmans; ma»> «n 1600, a<4re «mée vittto«iiMt
en ayant fait la conquête, Y Algérie devint une province de France.
Dès lors non seulement un grand ntwnbre de Français s'y établirent,
'laaÂs ea^ore beaucoup d'Européeufi de toutea les natioiu»^ Jl était
{iBT eeià»é%uent impossible do laisser la pcjmlatioa euro^iéQOM 4atta 'Algérie tans aucune espèce de culte * le |;ottyerneme&t le ûoiapi»^ . et demanda, en 1838» au Souverain Pontife, l'érectian d'ua 4v4ebfc •à Àigeir. Le ,pii^ Grégoire XVI établit ce nouveau dioci^» atffifoa^ 4f/mi de la fi^tropole d'Aix» par la bulle «uivaate, ^mfMii$aat yat* mskmQtA : Èù^iHlaridivimœhowiiQiû^ .
ftûttÉ iféretTtdn ^e Vèïiit\i i^ALôl*.
, , • ttiA^^S) évdquAi Mfvilevc des servUaur» 4e Aieu^ »
« Pour coif^rver le perpétuel souvenir.
« Pur !|n dessein particulier de la divine bonté , il arrive quelquefois quû» ipour àâoù6ir la ddnleur dont notre Atxfô en natrèe ^ l^pect déplorable de Tëtot ^rlsein Àe la *eHg!ofi, il s'offre à notts «iuelquei heureuse* t5Ccasions de nouft réjtïdir dâïtt le Mgntoor au nitteu des^ tokis muitipliés dé aotfê waverâin ^tffioftt : aussi flki -liBflrIftst an Dieu aateor dé tout Uea de justes ictioiitdé gMteêl, bMlt «iiÉxMkHèttB
.A rasfoir que notre fàleet nos .travaux pour le plus grand aymu^ ^ lT%iSia«^ tbôUqiie» aidés de ce puissant secours, seront fécondée de jour ea jeiur par ém^ttwÊM {iiu8 abondants. Nous avons goûté ce bonheur, noua avons oon^n cet espoir, Impque mnre très-cher âls en Jésus-Christ, Louis-Philippe , le roi très-cbrétitn àfê
Fkanfais» nous amanifesté le pieux et ardent désir de Toir, pomr TiAumiaMnaat» riiaoBaor et raccroiseement de la religion catholique > ériger dâne la pro^iAo» d» Mia CasarMf vulgairement dite Algérie, soumise par les armes victoriaoses daa Français, un siège épiscopal» institué sur le modèle des antres diocèses du royaume de France.
« Ce xile du loi très-chrétien pour TÉglise catholique noos a fait prouver ua% joie bien vite ; car» outre Tavantage et Tutilité <|ne la religion retirera de réreetie« de ce siège épiscopal, nous sentons profondément ce que nous devons en attendra pour le rétahlissement si désiré des anciens évèchés d*Afrique. Lorsque nous nouit rappelons, en effet, les Ëglisee de Carthage et d^Hippone, Tune iUustrée par la sang du martyr Gyprien, Tautre qui a acquis tant de gloire par la sainteté et le savoir d*Augustin ; lorsque nous reportons nos souvenirs sur les autres et nomhreusea Irises d*Afrique honorées par le zèle et la doctrine de leurs évéques, célèhrès par la fréquente réunion des conciles, glorifiées enfin par la piété et Tinéhranlable feiw 4MCé des fidèles, qui aimèrent mieux hraver la mort que d'aliy'urer 1^ vraie foi de Jéavi'^^hrist, oette pensée nous réjouit et soutient no^e espoir que toute rAfrione # ayacraidede Dieu, sera un jour rétablie dans son ancienne gloire et splendeur. ^Ue doit être notre attente, si nous mesurons nos espérances à d'aussi hhllants débuts. m JuUa CtuareOf vulgairement appelée Alger^ que les uns supposent avoir étd Taocienne Ruscurium, d^autres Icosium, doit être considérée comme la plus importante des villes d*AMque, soit par Tantiquité de son origine, soit par ses richesses et Je aombfe de ses habitants. Cette ville célèbre^ qui a donné son nom à tout Tempiré d'Ji^er, a étendu sa domination sur de très vastes pays, formés de l'ancienne Numidie at Mauritanie. Mais plus la puissance à'Àlger^ sous les Sarrasins et les Turcs, étendait son empire, plus était dure et déplorable, dans ces contrées, la condition des chrétiens. Bien qu*en effet les pontifes romains, dont la suprême puissance et la paternelle sollicitude pour toutes les Églises ne sont circonscrites par aucune limite, aient consacré les soins les plus assidus aux chrétiens établis dans ces contrées, et SA seient appliqués à ramener vers la vérité et la lumière de FÉglise catholique ceux qui marchaient dans les ténèbres et dans Tombre de la mort, on peut néanmoins aisément comprendre combien d^obstacies arrêtaient le sacré ministère sous le gouvernement farouche et superstitieux des infidèles, et quels faibles fruits pouvaient ncueiliir de leurs travaux les prêtres de TËvangile envoyés dans ces lieux par notre congrégation de la Propagande,
« Mais enfin a brillé cet heureux jour, otQCt des vœux de tous les gens de bien^ o4 les troupes intrépides de la France ont soumis Algtr à leur puissance, où la re^ ligion cathoUq^ a paru remporter le plus brillant triomphe sur les i»nnA™ig du, qtm chrétien. La face des choses a été tout à fait changée : il a été permis de pré-^ cher le Christ crucifié ^ un libre et sur accès a été ouvert aux ouvriers de rivaqgiief il a été donné à chacun d'avouer la religion chrétienne et de la professer librement en présence de tous. Et pour augmenter et combler la joie de notre Ame, un grand tea§l»d'JJ^, qui pendant longtemps avait vu cél^rei les rites profanea et naaatmaux de rAlcoran , purifié par les saintes cérémonies de l'Église, consacré par Ip sitfMsatsMâie de nati» sainte reUgion etpar Timage de la Vierge, Mère deJDieiv tH^lt à JUk vénéntioA 4ia fidèles^eM tteervé désormais à leur» réonlona taerées, . « Sac^ndaniaiiMl avea nu gnad empreesenent les voux et la» demande» dé|à éaonaéftdu wittès ehiétiii de» Fmayis» afant concerté awee hn toutes ahoeesy t». ^ivH ima mûre délibération : pour la ^c4ie de Dieu et de Jéaua-Chrieti son Fila^ «ko^ Sauveur» dont, malgré notre indignité, nous lenen» laphuse sur la teera; pou» rtwfyiilsiiw de rÉglise militants, de notre certaine soience, de notre propie naouva* ment, dans la plénitude de notre pouvoir apostolique, nous exemptona et-nous déli* yvona à perpétuité de la ^ridictian ordinaire de tout pouvoir acclésiastiiyieaapé* daur JuUa Cmsmrm et tout 1» territoire dont se composait autrefois TÉtat aHMl^ TUlgaiiiwnnt Amenés éPAlgêrf ainsi que toutes le» églises particulièKes,le» oouventf
Ifë ALGBft.
de religfeiix et les pieuses congrégations, 6*il en existe quelques-unes, tous les hâbi^ tants de Tun et Tautre sexe, tant clercs que laïques, enfin les prêtres de tout grade, ofdre, état et eonditîon.
« Aifant ainsi régU lesdites dlTision, subtraclion et exemption, nous érigeons et instituons en siège épiscopal, avec officialité et chancellerie ecclésiastiques, le territoire ou la Tille de JtUia Cœsarea^ appelée vulgairement Alger, situés en Afrique flur les bords de la mer Méditerranée, nous lai accordons tous les droits, honneurs et prérogatives dont jouissent les autres villes épiscopales et leurs citoyens dans le royaume de France.
« Nous élevons aux honneurs d*égli8e cathédrale Téglise principale» située dans ladite ville de JtUia Cœsarea, et qui subsistera à Tavenir sous Tinvocation de saint Philippe, apôtre; et par la même autorité apostolique, nous instituons dans ladite église le siège et la dignité pontificale pour un évèque, qui sera nommé Mquê d^àlr ffêr, avec le droit de gouverner TÉglise, la ville et le diocèse ci-dessus désignés, ainsi que le clergé et le peuple; de convoquer le synode, de tenir et exercer tous les droits, ofÏÏoes et fonctions épiscopales; de jouir des insignes» droits, honneurs, prééminences, grâces, faveurs, induits, juridictions et prérogatives qui appartiennent aux autres cathédrales du royaume de France et à leurs pontifes (pourvu quHs n*en aient aucun qui leur ait été attribué par un induit ou privilège particulier.
« Nous soumettons à la juridiction métropolitaine de Tarchevéque d*Aix ladite église épiscopale de Jtdia Cœsarea, dédiée à saint Philippe, apôtre, érigée ci-dessus en cathédrale ; et nous voulons qu'elle jouisse de tous les pouvoirs, exemptions^ prérogatives et droits qui appartiennent ou pourront appartenir aux autres suffiragtnts de la métropole d*Aix ; nous voulons et prescrivons que le revenu de cette nouvelle église soit taxé à trois cent soixante-et-dix florins d*or de cornera, et que cette taxe soit consignée au registre de la chambre apostolique et du sacré collège. ' « Ayant ainsi érigé Tégltse cathédrale de JvUa Catsarea, ou d'Alger, voulant pour Tavenir assigner un diocèse à son évèque, nous attribuons et désignons pour le diocèse du nouvel évèché ù* Alger tout le territoire dont se composait Tancien État d* Alger, avec les églises qui peuvent s*y trouver. Nous soumettons à la juridiction ordinaire, régime, pouvoir et suprématie du nouvel évèque de Julia Cœsarea et de ses successeurs, ledit territoire, les églises qui s*y trouvent, les couvents ou monastères qui s*y trouvent ou pourront s'y trouver, toutes les personnes de Tun et de l'autre sexe, tant prêtres que laïques, de tout état, grade et condition ; nous lui assignons également et attribuons à perpétuité lesdits territoire, ville, clergé et peuple.
« Et afin que le futur évèque de Julia Cœsarea, ainsi que ses successeurs, puisse soutenir décemment sa dignité, et convenablement pourvoir le vicaire-général et la dhaiH^llerie et officialité épiscopales, nous assignons et attribuons à perpétuité à la mense épiscopale la dotation que le roi très chrétien accordera, selon sa promesse ; nous assignons et attribuons, de même à perpétuité, à la fabrique de la nouvelle cathédrale, la dotation que le roi très chrétien doit lui fournir; nous assignons également à révèqne d* Alger les bâtiments qui doivent servir dliabitation au futur dvéque et à la chancellerie épiscopale : lesdits bâtiments devront être décents et commodes» et construits aussi près qu*il sera possible de TégUse ci^bédrale, et, â leur défiurt, il sera pourvu aux frais nécessaires pour la location de bâtimento qui en tiennent liatt.
« Quant à Téreetion du chapitre de Tégiise cathédrale, à Térection et à la dotation (Ton séminaire ecclésiastique qui, conformément aux règles du concile de Trente , doit être établi pour rinstmotion religieuse et scieotiOque du clergé, le roi ti^ chrétien y pourvoira dans sa piété, autant que le permeUront les circonstances dst Iteux et des temps, et selon qu'il est ordinairement accordé aux autres églises cathédrales et séminaires ecclésiastiques du royaume de France. * « Notrs très cher fils Louis-Philippe, le roi très chrétien des Français, ainsi que ées successeurs, taiit quHIs persisteront dans leur pleine obédience au siège aposto^ hque, pour cette première fois comme ponr les antres vacances du siège, nornown