AMBASSADE
Les princes catholiques sont dans l'usage d'envoyer à chaque pape une ambaeeade, qu'on appelle d'obédience, parce qu'elle se fait en signe d'approbation du choix qu'«n en a lait, et de l'obéissance qu'ils sont prêts à lui rendre, dans les cas où ils doivent lui obéir.
Cet usage a pris son commencement dans les temps de schisme, dans ces temps où l'on distinguait attentivement les partisans des antipapes, dont chacun avait son obédience particulière.
Mézerai ne fixe la première de ces ambasêodeê, de la part des rois de France, qu'au pontificat de Nicolas Y, dont Charles YII voulut approuver solennellement l'élection , pour mettre fin au schisme qu'occasionnait encore Félix Y, le dernier des antipapes.
^On peut demander si les évêques, pour le bien de l'Église et de l'État, peuvent se cYiSLTger d'ambassades auprès des princes séculiers.
(i) Mémoires du dêrgé, tome x, page 1176.
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Thomasain (1), qui a longuement examiné cette question, répond affirmativement en donnant à T^pui de son sentiment diverses preoTe« tirées de Fhistoire. Les évêques, dit-iL ont été, dans ce cas, arrachés du sein de leurs églises par la même charité pastorale qui fit sortir du sein de son divin père le grand pasteur de nos Âmes, le prince des évêques et le médiateur de la paix étemelle. Toutes les fi)is donc que l'intérêt de la religion le demande, les évéques peuvent accepter des ambassadeë et être ainsi dispensés de Tobligation de la résidence. (Voyez RismENCE.)