‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 86 sur 282 · AMBASSADEUR · texte numérisé non relu

AMBASSADEUR

Le concile de Bâle (sess. XXIîI, de Qualitate cardinal.), défend aux cardinaux de prendre le titre d'ambassadeur, même de leur souverain. Ils prennent ordinairement le titre dethînistres plénipotentiaires. Il y eut à cet égard quelques difficultés à Rome, lorsque le premier consul Bonaparte nomma, en 1803, son oncle, le cardinal resch, ambassadeur. En 1761, le cardinal de Rochechouart prit le titre de ministre plénipotentiaire, et M. de Bernis, en 1790, celui de chargé des affaires de France. On cite encore Texemple (Ju cardinal d'Estouteville et du cardinal Borgia de Montréal.

Léon X avait confirmé la décision du concile de Bâle : « Que les ambansadeurs des princes, créés cardinaux, cessent d*étre ambassadeurs, parce qu'ils sont des membres mystiques du Souverain Pontife." Uratores principum créait cardinales desinant esse oratores quia sunt membra mystica Summi Pontificis,

M. Artaud (2) parle d'une instruction du cardinal Consaivi, relative à Tambassade du cardinal Fesch, dans laquelle on lit ce qui suit ;

« Un cardinal fait partie du sacré collège. Il naît de cela que, dans la cour de Rome, il n'est pas permis à un ambassadeur de déployer son caractère public, et d'obtenir une audience du Saintr-Père, si, outre les lettres de créance adressées au Souverain Pontife, il n'apporte pas encore des lettres qui l'accréditent individuellement auprès de chaque cardinal , et qu'il doit lui-même présenter dans une visite publique de formalité au cardinal doyen. Si donc un cardinal pouvait prendre publiquement le titre diambassaémr, il y aurait alors dans le même sujet et dans le même point \ actif et le passif, ce qui s'oppose à toute règle. Le cérémonial des ambassadeurs ^vMiiQi^ est fixé avec une étiquette et une régularité telles, que dans le corps diplomatique elles n'admettent pas d'exception. Ces règles ne pourraient plus avoir Heu si, parmi les ambassadeurs publics, il se trouvait un caroinal, puisque les règles et les honorificences dues à la dignité cardinalice seraient en contradiction avec celles de la représentation d'un ambassadeur. Par suite de cette réflexion, M. le cardinal Fesch ne peut être que ministre plénipotentiaire, n

(i) Discipline de VÉglise, part, ii, liv. u, ch. 48. (S) Histoire de Pie vu, tome ii, page 6%, édit. <i»-iS.

ÀMBmON. I3{

Les prélats que le pape enyoie dans les cours oatfaoHqties, Sfvec les fractions d'ambassadeur, s'appellent nonces. (Voyez nonce.)

Quand le Souyerain Pontife donne audience à des amboêsadeurs excommuniés . il les absout ad eautelam pour cette réception seulement ( Voyez ABSOLUTION , § II.)

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