RECTEUR, RÉDUCTION
pas favorable , on doit plutôt restreindre qu'étendre la disposition
qui ne fait pas l'église, ou en est séparé, ne peut soufi^ir aucune pollution, ni la communiquer à Téglise même : Non pollui dicitur ecclesia, disent les canonistes, entre autres Barbosa(l), nisi hœc omnia intràipsam eccUiiam verè contingant; extra portam verà et H propè ecclesiam^ imà et in ipsd porta, sed extra clausuram ostii, aliquod furtum commiseum non intelligitur eccleeiam violare ; undè si sanguinis aut seminis effuêiô accidat iuprà teetum, vel infrà eeclesiam in cliqua cavemâ, aut speluncd vel in aliquâ eamerâ, aut cellâ, vel in ehoro, sacristiâ, turri cymbalorum, tribunâ, aut confesêionariis extra eeclesiam, non polluitur eeclesiam quia iUis omnibus et similibus casibus dicitur extra eeclesiam contigisse. Tout cela souffre une exception à Tégard du cimetière contigu à Véglise. {Voyez cimetière.)
On trouve, dans le pontifical, les cérémonies et les prières de la réconciliation des églises et des cimetières pollués ou violés. Elle est une des fonctions épiscopales que l'évéque peut cependant commettre, quoiqu'on doute (1) s'il peut donner cette commission à un simple prêtre. (C. Aqua; c. Proposuisti, de Consecr. altar.) Plusieurs réguliers ont obtenu des papes, parmi leurs autres privilèges, de réconcilier leurs églises violées quand Tévèque serait éloigné de plus de deux lieues, ultra duos dietas. Du reste, en attendant la réconciliation, révêque, dit Barbosa, peut permettre la célébration des offices et des saints mystères dans l'église polluée, quoiqu'il soit plus convenable qu'il la transfère ailleurs, même sur des autels portatifs. Une égÛse non consacrée, mais seulement bénite, peut être réconciliée par un simple prêtre, per solam aquœ lustralis asperlionem. (C. Si Ecolesia, /. ù. verb, Lavetur, de Consecr. ecclesiœ.)
KECTEUE.
Reefhur du mot Ifttin regwre, sigoî&e régôr, ^ureraer . Ce nom est dtmné fmx supérieurs dans différentes oon^égations, maid particulièrement aux curés dans certains paj«, <;omme &a Bretagne, et «a i}uelques diocèses du midi. (Voyez ouRÉ.jOnleurdona/e aussi le nom de recteurs «n Sardaigne.
Sous œ înoi, on peut parier de la réducH(m des oiesaes ^t delar»ductùm des fêtes.
§ I. RÉDCcnoN des messes.
Le concile de Trente, session XXV, chapitre 4, de JReform.,
(1) De Jure ecclenastico, lib. u, cap. 14, n, 26.
(2) Barboea, deOfficioetpoUst.epûc.^ aUeg, 28.
BÉPÉRBNDAIRES , RÉFORME. i i
donne pouvoir aux évoques de faire, dans leur synode diocésain, la réduction des messeSi c'est-à-dire de diminuer le nombre des messes qu* on est obligé d'acquitter pour une fondation, lorsque les fondateurs ont péri, ou que ce qui faisait un honoraire compétent , parce que l'argent était rare et que tout se donnait à bon compte, ne fait plus qu'une partie de la rétribution taxée par les supérieurs . L*usage en France était néanmoins que les évéques fissent ces sortes de réductions de leur propre autorité, et sans synode diocésain, parce que le malheur des temps empêchait les évéques de convoquer leur synode. Mais aujourd'hui qu'ils le peuvent facilement, nous croyons qu'ils doivent suivre les prescriptions du concile de Trente pour la rMiicfiof» des fondations. (Fo^ejs fondation, §11.)
§ IL RÉDUCTION des fêtes.
Le nombre des fêtes en France a été réduit par l'induit du cardi* nalCaprara. (Voyez fêtes.)