VOILE
Le droit canon distingue six espèces de vo%le$ : V le voile de probation, qu'on donne encore aujourd'hui aux novices , et qui est ordinairement blanc ; 2* le voiU de profession, qu'on donne aux religieuses lorsqu'elles font leufs vœux; 3** le voile de consécration, quel'évéque seul donnait aux vierges à certains jours, suivant les rits solennels prescrits par le pontifical, et qui n'est plus en usage. C'est ainsi que s'explique le canon suivant : Devotis virginibus, nisi aut epiphaniorum die, aut in afbis paschalibus, aut in apostolorum natalitiis, sacrum velamen imponatur, nisi forsan gravi languùre correpfis viduas autem velaré nullus poniifictim, atteniet. (Cap, Detotis, eaus, 20. qu. 1.) Thomassin (1) remarque que Tévêque donnait le voile aux vierges et le prêtre aux veuves ; 4* le t?ot7^ d'ordination , dont on ornait autrefois les diaconesses ; 5^ le voile d'observation qu'on donnait autrefois aux veuves, et qui était distinct de celui des vierges (2).
Prendre le voile, c'est se faire religieuse , parce que c'est une marque distinctive de cet état, et cet usage est ancien, il date au moins de la fin du quatrième siècle . Dans Y Histoire de V académie des inscriptions [S], il y a un mémoire dans lequel il est prouvé que la réception du voile n'était jamais séparée de la profession religieuse, qu'aucune fille n'en était revêtue qu'au moment où elle prononçait ses vœux, et que c'était révoque qui faisait cette cérémonie. [Voyez profkssiok.J