‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 180 sur 408 · LIBERTÉS DE L'ÉGLISE GALLICANE · texte numérisé non relu

LIBERTÉS DE L'ÉGLISE GALLICANE

On nous a demandé avec une sorte de blâme, pourquoi, en rapportant les divers documents émanés du Saint^iége contre la déclaration de 1682 et les libertéi de l'Eglise gallicane, nous n'avions rien dit de l'allocution prononcée par Pie IX dans le consistoire tenu le 17 décembre 1847, et qui est cependant si explicite. Nous avons répondu que nous n'en avions agi ainsi que par égard pour le prélat qui en avait été l'occasion et que, du reste, les documents que nous avions rapportés étaient suffisants pour établir notre thèse. Nos raisons n'ont pas paru satisfaisantes. Nous ne serons donc pas plus sage ni plus prudent que l'immortel Pie IX, et nous dirons ici ce que la postérité aurait signalé plus tard.

Mgr T., évoque de M. , dans nn mandement en daté du 14 aoAt 184*7 s'était exprimé ainsi :

« La foi de Pie IX est la nôtre ; il respecte nos doctrines portion Hères, et loin de vouloit que la prééminence de son Siège soit défendue pat une sagesse dépourvue de sobriété, il n'a garde de condamner une modération de principes éminemment propres à ramener aa giron de l'Église les esprits égarés. Non, ce ne serait pas lui qui voudrait jamais contrister toute une grande Église, en flétrissant du nom d'ci^fur jusqu'à l'enseignement de cette école célèbre surnommée le concile permanent des (raules (1). Il sait, ce grand pontife, que tout ce qui cherche à s'imposer parmi nous au moyen de la témérité ou de la violence, dure peu dans notre pays, et que nous autres français, nous ne savons pas plus nous résigner à subir les tyrannies d'une certaine école (2) que les tyrannies de toute autre sorte. •»

Le Souverain Pontife Pie IX, faisant allusion à ce qu'on vient de lire, s'exprime ainsi dans son allocution du 17 décembre 1847 :

*« Maintenant, vénérables frères, nous vous communiquons l'extrême surprise dont nous avons été profondément affecté, quand un écrit énfiané d'un homme en dignité ecclésiastique, etpubliéparloi, est parvenu jusqu'à nous. En effet, cet homme pairissit dans cet écrit de certaines doctrines qu'il appelle les traditions des Églisss de son

(1| La Sorbonne, dont presque tous les membres soutenaient les pifocipea de la déclaration de 1682.

(2) Mgr Tb. qtialiiic ftfAsi ceux qui souiienneDt les docirinec du Saint-Siège.

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