‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 3 sur 408 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

celle du Pontife suprême , et qu'ils peuvent et doivent la gouverner dans leurs diocèses respectifs , nous l'avouons encore , nous lô sommes, car nous savons qu'il est écrit : Spiritus sanctus posuit episcopos regere Ecctesiam Dei.

Si, en un mot , l'on mérite d'être appelé gallican en condamnant , blâmant et rejetant toutes les coutumes et tous les usages qui peuvent en quoi que ce soit léser les droits inaliénables et imprescriptibles du Saint-Siège ou qu'il désapprouve, mais en pensant qu'on peut , et même qu'on doit conserver des coutumes pieuses, bonnes et utiles en elles-mêmes, établies légitimement de temps immémorial , qui ne sont ni prœter legem , ni contra legem , que le Souverain Pontife connaît et approuve , du moins tacitement, etc., nous l'avouons encore, nous méritons cette qualification de gallican, car, dans l'intérêt même du Saint-Siège^ nous sommes convaincu qu'il est bon et utile de conserver et de respecter ces antiques et vénérables coutumes qui n'ont d'autre but que de favoriser la piété des fidèles.

Au résumé, ainsi que nous l'avons déjà dit au commencement de cet ouvrage , nous faisons profession de croire tout ce que croit le Saint-Siège et le Souverain Pontife , nous condamnons tout ce qu'il condamne , nous blâmons et nous réprouvons tout ce qu'il blâme et tout ce qu'il réprouve. Telle est notre foi , tels sont nos sentiments. Nous prions l'incomparable Marie, la Vierge immaculée, dont nous célébrons aujourd'hui la glorieuse Assomption dans le ciel, de les conserver et de les affermir de plus en plus dans notre cœur. Puisse-t-elle bénir cet ouvrage que nous sonmies heureux de terminer sous ses auspices et son auguste patronage , le jour anniversaire où nous reçûmes pour la première fols le corps adorable de son divin fils, et où nous nous consacrâmes avec tant de délices, et pour toujours, au doux service de cette bonne et tendre mère! Puisse-t-elle aussi bénir son auteur qui ose le déposer à ses pieds, en la priant d'en accepter l'hommage, comme un gage de sa tendresse filiale 1 Amen.

Pari», le 15 Août 1853.

COURS

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