‹ Cours analytique de littérature génerale, tel qu'il a été professé a l'Athénée de Paris; (volume 2)Chapitre 23 sur 25 · M COURS ANALYTIQUE · texte numérisé non relu

M COURS ANALYTIQUE

ienr A «e battre pour laver à son tour sa proprt iDJure.

« £ft-tu si las de vivre ?[a d(t le comte ^ )

« As-tn peur de moqrir? (est la réponse)

et toitf deux, ëgalemeat initia, sortent pleîos de lengeence. Cette scène^ .aussi- bien finie que eom* mencée, fut la première qui manifesta la vigueur de Comeîlie dans le dialogue» Ses autres c)ie&-d*i)9uvie ëfiaceUent.en celte partie <)e l'ajrL On ne peut qpu-or adofiîrer les: effets , maia non ea enseigner lea causei. Qa Bacquiert point ces saillies du g^nie : c'est le fea du oiel : il jailbt^il foudroyé clans Poljeucte, il jette eent traits de lumièse dans les<vAlés de Léoiitine, de Setforius, de lampée *, de £inna.::ûn apprend à tfpai!er le dialogae ekea Euripide et «hez.- Racine^ii le pJDQss^r cbex Voltaire, mais non à Tenflammer de eettO'tlivine inspirasioa qui étonne^ enlève et 'terrassci,' selon qu'il faut transporter ou consfemer les auditeurs : cela n*appartieni qu'à Qurneille. Cet anteitr^ si gvând par les pensées, ne: Fest pas apoins par le gtyie : it a a pds la pureté, la grâce, la jonp^çsse de son sbi^ eespeuf ; mais sem discours sidides sont pleiliask verve^ de toomures originales, •di'expMsiena faaÉdîes, et; d'une substance nourrie pia*^ larfaonne' V^inité^vlt' porta Tinvenlioa jusque daps la langue;. ii.làtnHtailla fortement^ k. dégrossit^ et la pr^oiara^ plaur^iaînBÎ dine^t à recevoir l^ dernière niaîa àe itui^ dont elle iibiMra la pkiaiie. Injustentent lui repjocheTt*eisdea.iiicop* reetioiis: fréquentes , en le- comparant à Racine^ q«'on nomme son rival comtemporaia. L'intewallé de trente

années sépare les premieFS ouvrages de 1 un des premiei^ travaux de Fautre : et lorsqu'un homme dun talent supérieur suit les trace» d*usi homme de génie, il hâte rapidement les progrès de l'art; et, prompt à mettre à profit ses décowertes, il hérite même d« son vivant du .fruit de ses mé4îtations. Les personnes qui étudierons Cqrneille apercevront combien de locutions neuves, et heureuses Racine emprunta deson vieu^ langage et sut rajeunir sous sa plume s^b* tile. On trouve de lui ce vers:

A Qu'il lirait, en expirant, que ses cris pour adieux.

L'auteur du Cid avait dit auparavant, dans le récit de la bataille contre les Maures,

« Nous laissant pour adieux des cris épouvantables,-

Un grand corps littéraire ayant dogmatiquement décidé que desi cris n'étaient pas des adieux, et Corneille s*étant rendu à ce jugement, on assure que Racine, ffirijo^ par un meilleut goût, s'^éoria: Puisque r académie condamne ce vers ^ et que Corneille le rejette\ je le prends.

Pompée, en parlant à Sertorius, se félicite d'àppro* cher uit si fameux héros ,

« Suas lui ypir eu la inaiu y pi5|U^ ^ javelots ,

n £t le front désarmé de cq regard terrible ,

tt Qui dans les escadrons guide un bras invincible.

Ce./ronii 4isarmê /iMt ^g^r^ t^rrikh parut: mauvais et trophypiurb^Uifii^ : L'imitalietir ne craignit pourtant pas de faire dix« à SbMr^f. se plwgBax; des ri^^iieufs d'Hi{)|K47tei

« A mes voeux Tiiigrat inexorable c S'armait d*un œil si fier, d'un front si redoutable.

L'expression, comme on le voit, est reprise en sens inverse, et a passé de Tun dans lautre.Ces imitations indirectes ne sont point dy plagiats, mais des hommages que les doctes poètes rendent malgré eux à des beautés que le vulgaire des écrivains attaque oa méprise. Je rapporterais cent passages imités ainsi de l'un par l'autre, si je ne craignais d'être minutieux et si je voulais accumuler les preuves des erreurs de la fausse critique souvent empressée à décrier les choses même qui font la gloire des auteurs originaux, toujours méconnus par eux, et toujours défendus par la postérité. Les éloges qu'ont faits les deux Racine du créateur de la scène française attestent le respect du père et du fils pour le style de ce grand homme; et Ton sent que ce que Virgile disait de son modèle, qu'il était plus facile d'arracher la massue des mains d'HerciUe que d'enlever un beau vers à Homère fils l'eussent dit des beaux vers de Corneille.

Nulle chose, sans doute , ne serait plus aisée à ùdie que la poésie, si sa seule qualité consistait 4^ms le naturel et la clarté du sens : mais elle ei^e une finesse qui ne soit pas pointilleuse, une bienséance qui ne soit pas contrainte , une énergie qui n'ait rien d'outré, une grâce qui n'ait rien dé fardé, tmfé grandeur qui ne soit pas montée sur des échasses. Elle veut par-fois être simple, et n'admet pas les mots ordinaires; elle veut par-fois les emplojèt*, et demande que des adjectif noblcjs ou piquants les défendent ou les déguisent. Elle use ici d'une tournure lente et

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molle pour adoucir line image trop forte; elle prend là une locution un peu rude, afin de heurter brus^e^ ment Tesprit et de le fixer en^ le frappant mieux* Enfin, nn bel écrit à besoin de tant d'artifices , qu'il ne devient coulant et poli qu^après avoir été long^ temps sous la lime. Les vers qui-, s eloi^ant de la simplicité première du discours:, semblent génies^ et torturés, n'ont cette apparence que parce qu'ils ne sont pas encoris assez travaillés : mais .ils peuvent être plus près du caractère poétique, vers, lequel ils tendent, que les vers jetés av^c trop de^gUgènce;i et les vers dont le fil délié paraît aussi .pur, aussi. beau que l'or bien laminé, tiennent leur perfection • d'un travail opiniâtre qui leur donna leur dernière façon. Calculez donc le temps et les peines que dut coûter, à Racine q^tte poésie facile , qu'on àroit née delin^ spiration nàtuvelle, et.demandez nième à l'auteu^/de Mérope si la clarté pépiibire. de la ^enne màite un

prix égal.-.' •■> ■ . '■- •••;;..:.;. '/:.'.' ■'•.-:•

• Le style poétique tend à produire des images per- a4'' R><'»pétuellement variées }dan& l'esprit , comme la cimnpo- scëniqaes. sition tragique- tend à présenter des situations animées devant les yeux. Aussi doit>-on faire attention à l'effet de8'T▲Bl;^Aux^scBlviQnE8y c'est-à-dire à l'aspect de» personnages, sur le théâtre. Passons 'à cette condition. La faculté la plus v^re est de pouvoir se bien figuiier d'avance les. positions respectives des acieurs qu'on amène en: divers nombiies,ou''iisolément, et qu'on groupé ensenbble de mille manières- Tâchez ^ qu'ils^ né se succèdent pas uniformfémentydeuxàdeuxjou trois à trois, dans chaque acte : mais tantôt deux,

UntAl um icttl, quelquefois trois, quatre ou cinq, et sovrenl deux que les yeux u'aient pas vus depuis un temps ou qui leur soient noureanx. Leur aasemblage di£Fërent prévient Fennui que causemit Itm préeenct toujours pareillement aoeouplée. Les bonnes tragédies, duTMit le cDttTf entier de leur action , n'offrent pccs» que jamais les mêmes personnages plus de deux fiiis réunis en nombre égat. Voupremarquerex cela en les psreourant de scène en scène. Si les hasards du sqet ne se prêtent pas â oq calcul , dérangez les dioses artificîeUement pour obtenir la Tariété qui plaît aux regards. Le propre des cerveaux à imaginations fortes est de se réaliser la vision fantastique des personnages, de- les élancer au dehors, et devant les yeux^ et de poser en idée sur la scène les ^imiilacres qu'on j fera parler. Leur génie voit intellecûielkment la place qu'ils prendroact , le maintien do cbacon , leura attitn* des oottirasuntes, ou l'accord de leor pantomime : il assiste aux coups de théâtre que l'action comnwndeia : il mesufe. la durée qu'aura l'entretien des acteurs, ou leur silence. La pièce se joue dans nos pensées; ei ^Mciatrioes du spectacle qu'^ea projettent; de donnes, elles sont, compétentes à décider par-là des beautés frappantes ou des défaula nuisibles qui oocaiiofinc^ irom lea périls ou In succès de la xepsésenÉation future. ■ .^ :

. Qi) sait fjpieUe agréaUe surpi»Wi excieçui les cnups '^Ifr'dc w"' ^ tlféàtre.; leur édat résulte des tahleaux. oomfdeis •b». quila exposent.. U seraîA d^ngercAix de les miiliîplier sans cesse, parce, que la tragédie nei doit pas tant agir sur les yeux que sur le eœuc^et qaun tel artifice

L'tUité dt$ coupé «le

sied ipieMK i^%qL HutgtqvjQil apéras qua k gravité du g^fùr^ d^oUmà : tQiilefois il n» faiU fia& négliger la puM^ai»^ de ces gtand^ coups 4e tboàtre^ portés de 1(H9 w loîntdw* ]m principafui actes tragîques^Le plus dramaijque tnbleau de cette espèce qui. puisse l^TÎr de modèle est celui du troisième acie d-^6in g4fii0 m 4^ii^^ \ék ^mmxk foombrepse de$ p^nQU" n|ig^. qi|i 1^ cQ^pposeut^ lui douul^ une gmudeur sui^ ppreo9»^,|^ intéféfii dont ils squh agités le$ meuy^ei^ Mj^-fpis et 1m raiiâcbeui (ôus à TfifitifW^Uo amaui aupçrbe, .ç'e$t^^^hiU|9^1)ri^e.de sceller le nfl^ud qui T$i.l-U9ii*à lafiik dt| roi diea ¥ois^u«f mère ei^gneil* km^. ^ tp^^inpliacite , ^'est Qytefuuesire ^ s« flatte d'fi)U?r sQTi s$^ «celui, du iils de Thétis; une prvar cesse, jeyw, «iM^qeeiit^ et belle, ce« Ipbig^nie» Misse ^elafter <^v0c i^A douce pudeur l'i^spmiiiâe de s'unir à«,ui^ béro^ i9jYii)Qible!.; uoe tmM ri^àle^jekiq^.rde k^ur byiueo^ Q^es^ Efipbile.» Itéipil dans les b«àa dcr S9f oen&^uie 4u bmbeni! de Qette fanulie quIAtinde es^^ç^e appeli^r au temple : mais . Aceas amyé pour le^/^er^bef^leurdit* ^^ diptoraptkciruauté duip^ d'IpbigérHe» :* ,.

'«r II rattënd â l^iitel pour la sacrifier. * '

. . Çp #eul iffir* écl^appé,:peFç^fif 1^T^^^jE9i^ l^^i^ J^

9^lir*.,.M UD Jrait, if^SHdrc^jraj^f pqur Çlytei^p^^ç^^ pour ^ fille , et pQ^n.li^ g^Wfier q^'^le^^ii^e, €»t VM 4^7^)11 niypfi 4*e^p9|r. et de joie pgi^leujç su|isti^ enrv iiein^. Gejle-çÂ, d^fît 1^ dqu|<^Uifr ciQa;apa^ît ayecl/^lo^ giresseGo«u^^^e9,çp](nme 1 oful^Fe PFPP^cl^ uii^egrfuq^dct lumière sur ^n^ dfu| côtés du. tableau, Erttib4«:»d^jç y

sort tout-à-coup de soii attitude ; elle fait seule briller son contentement au milieu de rindignati<ù»n j de Teffroi, du désespoir qui saisit généralement les autres personnages accablés; et tout change en un instant 1 aspect de cette inimitable peinture. Je ne sais* de comparable à ce beau tableau scénique, en tous points achevé; que les deux situations ëtofinan tés 4a cinquième acte de RodogutUy dont je toaos retraçai, dans un commentaire étendu/ le pathétique, là terreur, et le pompeux appareil. Les anciens, ini les étrangers, n^ont rien, je crois, qui s'égale à ces mo^ dèles; et Ton peut conclure de rexamen deis cOndi» tions théâtrales , que nos poètes nationlmx-OHt laiiisë sur chaque règle des traces si 'Imùiiieuses" qu'elles éclipsent la splendeur de tous les taletilBriFTaux. 2S« Ràau. L'art de former des tableaux à^éables dépend àfc

La svmmétrie ^ ^ .

thatnde. celui qui met tes choses en accord, ou en justes op-* positions : c*est Tart de la stmmb9riB4 Cette -eondi^en délicate ne saurait être omise dans le-^ente que noils traitons. La symmétrie théâtrale est de^deux'^spèceft: elle tient à Tordonnance des caractères ^ pareils ,tbu ai l'ordonnance des caractères contrastants. Elleimprime une certaine majesté générale aux compositions , et établit une force correspondante entre leurs parties. Un édifice ne peut plaire si les ailés dont s'appaie le cchrps de sa façade né présentent aux regards des masses proportionnellement parallèles, et si la petitesse de lun de ses côtés, ne répondant pas à \t hauteur de l'autre, défigure l'ensemble du monurtent. Eh bien ! la satisfaction que Tœil demande à Varchitecture , lesprit Texige de lart dramatique. Ge n'est donc pas sans

raison qu'on, parlet.figurément de la charpente d une tragédie y lorsqu'on* en veut louer eu blâmer la construction. . '

Ces proportions parallèles que la nature garde dans la. structure des membres de Thomme et des animaux, elle les indique, pour le plaisir des yeux et de la pensée, à tous les arts d'imitation. Une tragédie sera conséquemment irrégulière , si les parties qui la constituent manquent de cette égalité : les passions n'y peuvent entrer en lutte si elles ne sont aux prises avec des passions contraires aussi fortes qu elles. Les sentiments les, plus puissants de la nature ne seront bien mis en jeu que contre la volonté la plus dénaturée : c'est le cas du sacrifice d'Ipbigénie. L'enthousiasme d'un martyr n'aura rien qui balance son zèle , si la vertu politique ne brille en opposition avec lui : c'est le cas de Polyeucte et de Sévère. L'habileté d'un tyran triomphera de toute la prudence humaine , si la profonde discrétion d'une ame indignée ne le déconcerte : c'est le cas de Phocas .et de Léontine. Ajouterai -je des exemples d'une autre. sorte? Les deux caractères généreux, ouverts, et désintéressés d'Héraclius et de Martiau',! contrasteront sans cesse avec les caractères reployés, vindicatifs, et ambitieux, des autres personnages : ces puissances égales , toujours en équilibre et réagissantes entre elles, contribuent à Tétonnement qufir -produit leur continuel combat. Ah! sur -tout dmis rimnoiQrt^e tragédie de Rodogune , cette majesté qu'impose làiSymmiétrie'^ est non-seulement sensible, naisévideoute! Deux frères tendres, vertueux, noblement amis Turi: de l'autre, au-dessus des rivalités de

l'amour et du trAtie^ dooble dbjet de leur conaiiv rence, contrastent tous deox tveo deait prûiéeiMM dont Tune est le crime en personne, et Vautre la hmàé irréconciliable. L'une ^ inèré des deaa privées /leur demande la tête de leur maîtrease; laatre ^ dâaia tea scène fortfnée sur le même modèle y leur defemûirdfe li tâte de leur mère. Les scènes entre leê deust faërbs amvrât, dans un môme ordre, celles oh leur sont fiâtes ces propositions également odieuse^i Ih flBam* fesfeent. à*la-feis la même indignatioÉ cOttl^ les data fconmeis ennemies , et la même fraternité fuv pcntr l'autre. De eette ordonnance syiémétrique résulte un* dénouement oà Taccusation y cpri plade également smr les deux reines, est débattue en deàic barangueB pa^ rallèles, dont Téloquente oppotndo» ajmrte àhrcata^ strophe une incoticerable grandeur.^ Teia aont les effets de la synmiétrie théâtmle qui fiit rarement éfca*» blie arec tant de suite et de ihagaificmce;

C'en est assez ^ je crois-, de cet aperuu* rapide sut la vingt-sixième condition tragiqfUe^ Je ii*âi plua qu'à répéter à Fégard de toutes , le oonsett qu'Aristtyie donne aux poètes sur les divento espèces de tragédrièi « lis doivent tâcher de réusnr dana le plua de oofidi^ «> fions qu'il leur sera possible, et dans les plwiflt* « portantes. Cela est nécessaire aajourdlmistti^toat^ « que le public est devenu plus dî£Bcile. Gêmmm on « a vu des poètes qui exceUaient chacun- dana qiiefc» 4 qur'une de ces condiiiona, on vQttdMnf «ajanrd^lnfe <« qiie chaque poète ehi^ lui «emly ee^ qukM eç' tour « les autres ensemble. » La prévoyante iiMM|iènceidir philosophe alla jketê loin» pouf lés àutvuhPt t^Atent

les Muyer de Fabiis des critkptes erronées, qui, mus leur nombre, étouffent lé talent dans son germe, il leÉir fournit le moyen défensif d y opposer les rëfu* tations. Il leur prête même douxe rëpoiues péremp« toires aux reproches saulcipliés qu on peut leur adres»" ser injustement. Ce soin secourable diffère beaucoup de la rigueur de nos juges prévenus, qm minent les ressources de l'art, pour le plaisir de dogmatiser et d'humilier souvent le génie, journellement victime deé verbeuses opinions dont s'entête leur morgue jalouse , et que leur suggèrent les pattialités.

Si le génie n'échappe qu'avec peine k leurs attaques réitérées , que peuvent Ik faibles talents contre ettes? Serait-ce orgueil ou plaantisme que de m'appuyer moi-même de l'autorité d'Aristote pour user aussi du droit de repousser mille fausses critiques par autant de valables excuses? Mais quelle perte de temps entraînerait le soin de répondre à une nuée d'obscurs ennemis, qui, me prêtant des idées contraires à celles que j'énonce, démentent ma profession de foi littéraire, bien publique, ou m'accusent d'encourager, par mes hardiesses, à l'infraction des lois que je proclame ^ qui combattent mes œuvres par mes documents, et qui me divisent en rhéteur sage et en auteur téméraire, afin de s'accorder en partie avec vos approbations élevées en ma faveur.

Il faudrait me taire sur leurs inculpations, plus perfides que justes, si l'intérêt du cours que vous avez honoré de vos suffrages ne m'ordonnait de détruire des erreurs vulgairement propagées, qui atténueraient le crédit de mes leçons, et qui, malgré

mon zèle y m^einpècheraient de coopérer efficacement à consolider la saine doctrine : mais je m'abstiens ici d*une polémique dans laquelle un système de dénigrement trop concerté me força d'entrer en 1811, ^époque des séances dont la matière composera le second volume de ce cours. On y verra que mes détracteurs feuilletpnnaires n'ont fait que se copier les uns les autres d'année en année. Ce peu de mots, que m'arrache le besoin de m'assurer votre confiance, n'est donc qu'une exposition de mes moyens de défense , qui se développeront dans le drame de ma vie, et qui, peut-être, ne triompheront qu'à son dénouement, c'est-à-dire, après moi; catastrophe. personnelle, que retardera le plus possible ma philosophique insouciance de toutes vanités d'écrivain.

PREiMIERE PARTIE.

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