‹ Cours analytique de littérature génerale: tel qu'il a été professé a l'Athénée de Paris (volume 3)Chapitre 11 sur 20 · DIX-NEUVIÈME SÉANCE · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME SÉANCE

* ifor V application du ridicule; analyse de quel'

* " ' ques pièces offertes en exemples.

ESSÏBUAS,

JLa définition du ridicule et celle de ses quatre espèces , ont rempli la leçon précédente : il s'agit à* présent de savoir à quoi et comment cette condition t'applique utilement dans la. comédie. Notre leçon nouvelle n'est donc que la suite de Tautre, ou plutôt een est la seconde moitié, que la limite du tempf prescrite à nos séances nous a forcé de séparer de sa première partie, l^a première contenait des considé* rations sur Tessence du ridicule , et nous avons tâché d'y dérouler une large exquisse des difformités et des nombreuses manies que notre ville offrirait encore aux pinceaux de la rieuse Thalie : la seconde contiendra seulement l'examen des choses sur lesquelles Molière a principalement fait, en son siècle, les risibles applications du précepte de son art.

Nous avons dit que le genre comique se divise en six espèce9.9 ^^^ ^: ^4 dernièjres. nous restent à

il)8 COURS À^AIYTIQWE

âéctitûpôsef. 'Ot fusagfe du fidiôuk Irâirie en ohàéûhé d'elles. Dans la comédie de caractère, il ne porte que sur le iku^kfje kk lés liunieiirs des personna^esi. Dans la comédie mixte, il s'applique à-la-fois aux caractères des individus , et aux situations où Fauteur doit les placer. Dans la comédie épisodique, il marque simplement les physionomies dotit elle fait passer les seuls jportraits en revue» Dans la comédie facétieuse, comme dans la comédie mixte, il s'empreint également sur la figure des personnages et sut les situations , mais avec un excès qui les pousse à la caricature , et non avec cette justesse raisonnable qui corrige les vices et les travers , honteux d'entendre le rire excit^ par leur exacte ressemblance.

Att^Jt^Mus I^a téJiUtatioh dû poète Ménandre ne totis pèhrmél de Térence. ^ fl^ dotttér qu'îl fiit habile k marquer délicatement lê Tifjli6tiBi : maié lé pett dé *fragnreht^ qtié le temps à rè^t'ébtëè de iès ht>Mbirènses comédies' iie non» bissé ipiH ié quoi jnget-lap^icàâoh \^'ft èti Mit Stire. Il hbtis^ut ddhc f ebourir atti 6uVrkgls§ Aé ^ètémiéi imiistttïàr 3ê qtkëlqtres^iibë^ de së^ àilaKtëi , jpoii^'ljf^ préciéf ia Itléibbdë. Le tojét dtts Ade^^hès eh *tfsi tin ènmplë i Tabtëdr feût cdri%et K Vibé^dé ^lëak ^ tê^és' a'ëfihcktîoh %atèihèiHr ïliàhgërëux : "déibt ts^ fem^ d'eu ÛèMe pèfe^hf âévës «hkctin sëfyàt^ëitl p^i" détiîx frèrèâ r "Mitiîôh \ ^tià ribhé qttfe BëHiëè ; adopb stm fi)s IfthS, i|il'il Àotàtit ef fet IMlrtâH à Im ville avec nh^ ëitHHhe tioù^^iti*, *iaîitfik ^ÏM Ébn second neveu dentietirk lâain Itek (91Mh|is; ^irèli'^ «on père , qui le gôuvtétàà irSs^gbû^^ëbëiàéAtl'GeS'^oàtre persoimagès sërfèAt lëi^ Vinîi ^ l«â'aÎMmeâ%itti-^tt(-

blir le tort d'une sévérité trop austère , et d'une indulgence trop relâchée. Dëmée tient le fils qui lui reste dans un esclayàge si étroit que ce jeune homme, ne pouvant satisfaire aux passions de son adolescence, échappe à sa tyrannie par la ruse, et par le secours de son frère et de ses valets. Micion ouvre un champ si libre aux caprices de son neveu, que celui-ci ne craint pas de s'engager par une promesse de mariage à une fille secrèteitiénf enceinte de lui, et d'enfoncer les portes de la maison d'un marchand d'esclaves pour lui enlever dé force la maîtresse- que son frère ne peut àchetèr,'et dont il le rend pô'sftèsséur au mépris des l6i^ par la violenté de ce rapt. Ëh quoi le vidicufe porVe-^t-il sur Dëtnéé» puisq'u'll prévoyait les incenvénienfts -du trep de bonté 'de Micidn , et que Tévénetoi^itt réalisé ses coiqeotures, et âelnble autoriser son -système de surveillance cft de dureté? tfn ce qu^il grondé k^uAêtùédt son frère au stijét 'deâ désordres qu'il a tôlér , et que , trompé par lèi méASohgës e^ la diséiîtitilatton de sàfn énfenit-, il le cité en exemple de sage^e, 'et è^pplatfdh xfàe sa eonâtiitë t^égléé soit le fhiit de %es <pfécàUtibnii; tandis que ïèà 'é<âkttà dé l'aîné ne proviennent que "des instigaiîohs du âftéi, non moins coupable dans ses Sémarcfaies. EU quoi îDonsiste le ridicule à Pégard de Micion!^ eu ce (^ présumant qn^l fimt diriger là jeuuesse ïhbiUd pÂV% erainte que par la cbhfiimdé ètTamour, par cbu^équeut kd tout pardoUttèr, iHâfcbe^la Biride à àes ëitravagances, et Tenharâît dans son audace eiffitéùéë : niTun ni l'autre ne aont dans la juste modéràtidii ^^ùi convient en toutes choses ; aussi nulle leeou in'dHtfe

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