TRENTE . SIXIÈME SÉANCE
Sur la conformité des mœurs avec les époques; sur les usages et les localités.
Ltc moevn
JMbssiburs,
3*Ri«i.x. !Li*ORDRE des conditions constituantes de l'épopée * nous amène à traiter de celle des moeurs : elle ne peut être définie quaprès avoir écarté toute idée étran« gère à ce qui la concerne. Il n'est pas question , en parlant des mœurs, de recommander aux poètes le respect des bienséances morales, et le soin d'inspirer rhonnéteté par des exemples honnêtes ; mais de pein* dre les lois, les opinions, les habitudes des nations, telles qu'elles sont^ et de les représenter bonnes ou mauvaises avec une exacte fidélité. Le poète, à cet égard, est astreint à la même règle que l'historien, qui n'invente ni ne choisit les choses qu'il raconte, mais qui les prend ainsi qu'il les trouve, et qui les expose sans déguisement et sans altération. Disons donc que l'épopée doit offrir l'image de la reUgion, de la politique , et des usages publics et privés , soit du
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peupler, soii des héros dont elle con8MH>e les feils : plus son unitation est. vraie et détaillée^ pli^spn <pfl^t.e^ puîsaaint sur les esprits. Ce nest point en ^t ç)I>j^ quc^ eonTÎMH; Timagiiiaire et ie général ; oU y >yeut le ivéfil et le'jpflntàcniier. Les homoies ont de^ pltasions , de» habitudes, et des caractères 9Ali»reU, qui sç iv^àen»-^ hi^it en totis temps et. en tous UeuK : niénnmcnns <;e3 iiaiiB prtmkîfi ne sont {^s 4^ seuls qui lei^ soient propres : Tëtat de barbarie ou de oi:¥iUsation,}^ui\eft impriine td'a^itres qui se^modifieiit à toutes !les époques, 4SOUS rinfluence des kis^ Ni les actions «i les discours idelhoninie sauvn^, ou rëcemment.en sq-^ ciétë , ne «erom .pareils à cesox de Thomme policé ; ces différences entre les individus exisienientre les races httintfines^par la suite des temps, et entre les naiiona par l'émpêre des^uveniemen«s établis. Les peuplades tMiIsMtttes , n'ayant que des idées -et des. besoins boitiés Sru néswisaire , aurom jdes lois domestiques et . des coutumes simples : les éiatl»ineillis,âyani. étendu leuc industrie el leurs désirs jusqu'au superflu., dont ils ne saKWiaiei|t plus se passer, seront surchargés de rites, de lois oiviles, militaires et commerciales, et de ré* ^ments de police , aussi multipliés que leurs vertus ttouvelles ,et que leurs vices nouveaux. Le nomade n existera point comme le coloo sédentaire, ni Tha* bitant des campagnes comme rhabhant des cités, ni celui des Tilles comme celui des cours. Ce sont ces divefsités qui composent les moeurs. On les obser^ tmra dans la faUe épique, parce quelles influent aiir; mot sur les événements que sur les caractères , et sur les passions des personnages; carie courage , la V4ertu, IF. 4
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