‹ Cours analytique de littérature génerale, tel qu'il a été professé a l'Athénée de Paris;Chapitre 24 sur 35 · usage vertueux et magnanime de cette même va · texte numérisé non relu

usage vertueux et magnanime de cette même va

lemr, qui se consacre à la cause de la majesté des lois!

On sent combien il est avantageux de puiser les incidents au sein du sujet et dans le propre fonds des pensées qu il suggère : le poète les exécute plus librement ; il n a point à craindre que les souvenirs €n émoussent Teffet^ et sa naturelle inspiration s'ac-

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croit de leur nouTeauté piquante. Ce n'est pas quil faille négliger de s enrichir par d'heureux emprunts : ïjérgonautiqtàe de Yalérius , composée d après lés modèles de l'antiquité, fourmille de traits imités aiec adresse. Parmi Tagréable enchaînement des épisodes que Fauteur a pris de tous côtés, a6n de semer les obstacles sur la route de ses héros, et les contrastes dans sa longue carrière poétique, on reconnaît plusieurs fables du chantre des Métamorphoses, dans la délivrance d'Hésione exposée sur un roc à la furenr d'un monstre des mers , dans les ayentures d^o célébrées par la voix d'Orphée, dans les enchantements de la magicienne éprise de Jason : c'est peu ; Yalérius ne dédaigne pas d orner son épopée d'une églogue du simple Théocrite : les Nymphes d une source limpide entraînent dans leurs bras le bel enCaint Hjlas, que leurs caresses enlèvent à jamais à l'amitié d'Hercule ; et le désespoir de ce héros, qui cherche en vain son jeune élève , retient long*temps les Ai^nautes consternés sur le même rivage. Ainsi la plus faible circonstance influe sur le sort de tous les illustres navigateurs , et le mystère du cœur humain se dévoile, en quelques vers , au chctgrin passager qui surmonte la force d'Alcide , dont Tame soutint les plus redoutables coups de la fortune. Telles sont les beautés qui demeurent toujours originales , et quUl faut savoir ou créer ou reproduire avec art dans la poésie épique. Refeuilletez Ovide après une lecture attentive de l'Arioste, vous vous étonnerez de la magie avec laquelle le poète italien a, si je puis ainsi m'exprimer, métamorphosé les métamorphoses ; vous vous demanderez

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commeot il a ^u renfermer en an aeul cadre tant d aventures si bien assorties à celles qu'il invente ^ et tant de figures si bien groupées avec les personnages de son tableau. Certainement il ne pouvait choisir- ing^çmcux un meilleur modèle qu'Ovide , si savant dans l'act ^ d'éli^^^é^a» faire succéder les épisodes les uns aux autres y de les «rovide. varier tantôt par les descriptions, tantôt par le rédr des acteurs qui se racontent, tour -à* tour leur his-^y toire ; quelquefois par le souvenir d*un fait pass^ que rappelle un {ail présent , et duquel naît celui qui va*' le suivre ; ailleurs par des prédictions et ûes oracles f , enfin par une multitude dlngéoieuses transitions «ussi ^

surprenantes que la diversité des tons de sa muse. Sonr : imagination assiste à l'origine des dieux et des âgés ; elle plane sur la liquide étendue d'où s «chappèrent Deucalion et Pyrrba; elle vous transporte au radieux i palais du soleil ^ et redescend se jouer pamu leis' nym* phes des bocage^ et des fontaines. Noble, tendre y badine ; morale , simple, riche , et majestueuse à-la-fois, elle punit loi^eil dans Phaéton et Niobé, Timpiété dans les filles de Minée, la curiosité profane dans> Actéoui l'envie dans Âglaure, Famour- propre dans»' Narcisse, Tintempérance au banquet des Lapithes , efl'audace du désir en Nessus. Elle vous apprend à celé* brer les malheurs des amants, en déplorant le sort de Pyrame et Thisbé, sujet rajeuni par les vers naifii de notre La Fontaine: elle vous enseigne à plaindrela séparation des époux fidèles , en gémissant avec la triste Alcyone. Gaiement sévère , elle raille la loquacité grossière des rustres que Latone change en gre«^ nouilles : plus folâtre, elle se moque de l'opulence IK 8

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ignorante en riant des oreilles de Midas ; et sans cesse mobile, et non moins enjouée que sublime, elle parcourt toutes les cordes de k lyre, consacre Fëloquence d'Ulysse , les secrets de Chiron et JEsculape, les dogmes de Pythagore, la sagesse de Numa^ et I apothéose des héros du Gapitole. Sans doute les Métamorphoses d'Ovide, où les faits se suivent historiquement, ne forment point une épopée, mais ce livre est le rudiment des épisodes épiques. ri^^lIUu ' -^ 9^^* comparer cet ouvrage qu'on peut nommer 'll^J^'*^ la Bible païenne, si ce n'est à la Bible hébraïque, ^^ii«. communément appelée Ecriture sainte : en cette source plus poétique et plus féconde encore, combien ne puisa'^t-on pas de fistits surprenants et de merveilleuses historiettes ? L'anoien et le nouveau Testaments forment un ample magasin d'aventures , dont l'Orient a légué l'héritage aux muses. Leurs récits ont la même marche chronologique affectée aux Métamorphoses ; et tandis que dans Rome et dans la Grèce on apprenait les annales de Funivers depuis l'âge d'or, où régnait Astrée , jusqu'à Tâge de fer des Césars, en lisant les livres des Sibylles, d'Ennius, et d'Ovide; dans Jéruaalem et dans k Syrie, on lisait cesi médies annales sous d'autres noms , mais sous des traits conformes , dans les livres de Moïse, de Job, des prophètes et des. apôtres, qui transktèrent à leur façon l'origine • du monde , et ses révolutions jusqu'à l'empire de AUisnce Tibèrc.

fcrit$ et Les conformités de ces livres de diverses croyances

profanes , «^

*° nT'dbr" n'ont point échappé à l'esprit perçant du Dante , qui u |o«ne ^jgm^ 3^ descriptions, dans ses fables , dans ses figures^

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dam ses comparaisons , semble s*étre Sait obëtiffétnent un système d'associer les images que nons appelons sacrées à celles qui sont profanes pour nous^ soit qu'il ait voulu témoigner qu'il ne p»tageait pës les stipcfrstitions de son temps gothique y et quMlprolesfeftt'ëokitre elles, ^n signalant une foi très-indifféfentbft'tûùtés les visions, soit qu'il ait jugé que les ornements mythologiques étaient seuls capables d'égaj^çr 1^^ raves de l'Apocalypse. et 1^ tristipssç .4es invention^ .chrétiennes. Néanmoins $PJD géuij^, $]étant fait ui^ }çi\ poétique de tous (es 'gepres. de, mysûcité^^ «t; de i leurs analogies , jnous laisse à penser qu'il n'eut ;pas grand peur de son enfer; et que, 's'il ne mérita' pas de monter à son paradis , il :pari6ra son insodciaftice par un tour de purgatoire. - • * ; .i: > .

Une suite de recherches qu'ont exijô^éds de moi les travaux nécessaires à là composition d uii poêmé sur Moïse, dont je n'ai publié que des fragiuents, m'a mis à portée de remarquer tous ces rapports . des histoires originelles; et je ne. crois pas que les fables païennes unissent autant : de naïveté à autant de sublime qu'on en voit. écU^ ddiUS la Bible: si;rabsurb,e n'y est pas Tenveloppe de quelque allégori^rorientale, on y rencontre, des aventures plus choquantes que celles dé Ja- mythologie ; mais 'leurs défadttf sont i*achetés par les incidents dé Jonathas; dé Tobie, et dIEsiher , modèles de narration riche , simple , et con* cise, où ¥6n retrouve îà grândféûr et le détail des épisodes d'Homère. J'avouerai qûll est étrange d'entendre rEternél commander à Satan de persécuter , de ruiner , dft coi]ivrir>de lèpres, son plus pieux aervitetur, et de

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Toir que le «alaire du juste , fidèle à Dieu, soit d*£tt6 sans cesse aux prises avec le diable : mais quels traits foudroyants d'éloquence jaillissent de cette lutte inexplicable de Job! J'en ai £iit lestrait que voici : le jus|e ipunnure , et la di?initë qu^enfin il ose accuser^ luiféppnd du milieu d'un tourbillon enflammé :

« Homme , où te cachais-tu quand du sein du chaos La lumière naquit , fille de mes paroles ? Ob posas^tti la terre? oà scellas-tu ses p61es? As-tn franchi lé seuil des prisons de la mort , Vu ié berceau du j^iu* , le lit oà k nuit dort? Fais-tu gronder la foudre , errer la nue obscure , Et du yieil océan cmdoyer k ceinture ? As-tu dîl: an Soleil : Luis^ parcours Tunivers? Embrases-tu l'été? glaces -tu les hivers? Répands-tu la rosée et. la pluie abondante? . L'épervier te doit- il- son aile indépendante « L'aatruche son instinct libre et dénaturé , Le paon étoile d'or, son plumage azuré ? Aiguisas-tu le dard de l'hydre empoisonnée^ Ouvris-tu les forêts à la biche étonnée ? Fais-tu lever l'aurore au cri d'un noble oiseau Et rugir sous les monts l'antre du lionceau? As-tu prêté la vie à l'argile grossière , En papillons légers animé la poussière , Du coursier belliqueux enflammé les naseaàx? Soumets tu la baleine , épouvante des eaux , Monstre qui sous ses âancs blanchit les mers profondef^ Ouvre une gueule armée et fume au sein des ondes ? Interroge ta fange, homme présomptueux!

Réponds ; qu'as-tu fait? parle, et dis ce que tu peux.

Jamais paroles plus sublimes, jamais une suite d'intexw

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légations plus pressantes, n'affirmèrent «iissi positivement la nullité de l'homme, qui depuis le tenxps de Job, terrassé par cet appel jusqu'à nos jours, ne fit rien de stable, ne sait ce qu'il sait, et ose interpeller

le créateur en interprétant le principe et la fin de ses oenivrès. Une visite que l'Arabe fait au législateur prophète , m'a donné l'occasion de retracer en peinture, sur les voiles de sa tente, la plupart des incidents dont je recommande letude aux amis du simple et du vrai beau*

« Le doux pasteur Abel brûle un encens propice;

« Là, nage de.Noé Farche conservatrice,

a Par-tout rimmense abyme eu flotte sa maison

«c Etend tous un ciel pâle un liquide horiaon.

« La, deux sœurs , en beauté Tune à l'antre pareilles,

« Tenant une urne en main et des coupes vermeilles ,

« Enivrent un vieillard qui , retiré du jour,

« Leur sourit dans un antre , incestueux s^our.

« Ici la jeune Agar , par la soif dévorée,

« De son fils expirant se détourne éplorée.

« — Ismaèl ! ah ! dit Job , père de nos tribus ,

« Voilà les flots sauveurs que tes lèvres ont bus ,

« Le puits mystérieux où to^ enfance crie ....

«Ah ! contemple ta race , intrépide , aguerrie,

n Libre, errante, elle garde et son arc et ses lois,^

« Et le sépulcre s*ouvre aux. traits de son carquois.

« 11 dit , tout orgueilleux du sang qui Fa fait naître* « Plus loin ses yeux charmés aiment à. reconnaître « Joseph , en qui brillait une jeune fierté, « Et Taimable incarnat, fleur de la puberté, a Sa tunique sanglante à son père rendue , « Par ses frères jaloux sa liberté vendue, a D'âne femme sans fi^ein le desîr emporté

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« An lit de Patiphar poussant sa chattetë; « Son manteao qui parlait contre ton innocence i m Se priflon et ses fera, sa prompte délivrance, « La disette amenant ses frères affamés ,m Pour acheter les grains par ses soins enfermés , « Ses larmes qui ^éja faisaient grâce à leur crime , etc.

Bien n'est au-dessus de ce dernier incident ;zet, pour apprécier les particularités de la 'narration antique ^ il ne faut que remarquer la double image de l'homme et du prince en la personne de Joseph ^ qui , revoyant ses frères, se retire à l'écart pour pleurer sans qu'on aperçoive ses larmes , et qui leur ayant caché sa* &i* blesse , reparait pour les écouter et leur pardonner en ministre d'état.

AiDeurs l'ange du seigneur descendu sur l'archesainte y dévoile au prophète la succession des siècles, et cette vision offre un résumé succinct des merveilleux incidents de TEcriture. Les personnes dont rignorance accuse la philosophie d'être un fruit pernicieux de modenues maximeé , y verront que les idées d'é' galité de droits entre la race humaine et d'indëpen* dance légale , datent de l'époque d'une république sacrée, instituée par un ordre divin antérieurement aux républiques grecques et romaines; et que, si la récente éducation politique nous enseigne à devenir sujets , la primitive éducation religieuse , fondée sur cette mémorable sentence , ^voa: populi^ "vox Dei , nous disposait à n adorer d'autre souverain que Dieu même, Dieu,

« Qui, maître de la mort, n*en est pas tributaire « Comme ceux qui levaient les tribats de la terre.

Continuons de nous instruire en fouillant dans ce trésor de sublimités morales, où Thomme apprend à vivre sans esdavage et à ne se soumettre qu^aux règnes desSalomon expérimentés qui, ayant tout vu aôus le soleil, gouvernent en justes et en sages :

« Mais Texemple du inonde a séduit Israël : «cEn vain dans Tavenir lit le grand Samuel; «Dernier juste, il défend Tégalité première^ « Et dit combien des rois pèse la race altièrf : « Pour conduire leurs chars ils prendront vos coursiers ; « Ib feront de vos fils leurs esclaves guerriers ; « Leurs lits seront ornés du travail de vos filles^ « Et vos blés tomberont pour eux sous vos i^ncillés. a Inutiles avis ! du trône possesseur, « Saùl , vaillant 'béros y devient lâche oppresseur ... « Mais vois Tarche souillée et vois cesser tes fêtes i « Israël qu'on divise est un monstre à deux tetes« « Le crime s*enhardit du silence des lois. « Malheur à qui possède un champ voisin des roisi « Naboth teint de son sang la vigne de ses pères. « Sources de Siloé, que tes eaui^ sont amères « Depuis que d'Israël les prinees insolëfitS a En tes flots corrompus lavent leurs bras safigïàntà l

« Les peuples désolés , et las de tant de crimes , « Appellent des vengeurs dont ils sont les victimes. « Superbes , dit Meniphis , j'accours vous renverser t « J'accours , dit Bsdiyïone , et vais les terrasser ! « Le bruit de l'Occident a fait lever l'Aurore. « Toute en proie aux voisins dont le fer la dévore , « Sion pleure l'exil et la captivité.

Dans cette continuité de misères communes à toutes

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les nations et de prophéties inspirées par la sagesse, et toujours méprisées de l-ayeugle multitude^ oh voit éclater les supplices de la t jrannte et les exemples da patriotisme héroïque. Là ccst une main divine qui trace au fond d un vestibule rarrét du coupable Bsd* thazar; là c'est Nabuchodonosor , abruti par l'ivresse du pouvoir, qui se transforme en'béte immonde: ici ce sont les Machabées qui se sacrifient à la défense des lois divines et de la liberté de leurs frères*. Par» tout la force de cette morale tendante à égaliser les humains , reluit dans chaque épisode. C'est cette morale qui , venue de TOrient , comme du berceau du monde « passa dans TOccident où nous la repoussons encore : elle se reproduit dans le testament du mystérieux héros, de la Messiade , de qui les paraboles sont autant d'épisodes gracieux et sublimes. Klopsteck, auteur dun poëme allemand où respire l'enthousiasme d'un bel hymne plus que le caractère d'une épopée , n'a pas su détailler leurs formés, et faire briller Tévangé» lique simplicité du doux Emmanuel :

An pied du tribunal de ce juge des cœurs On tndne une adultère : elle répand des pleurs ; Et , prononçant sa grâce à ses pleurs accordée ^ Par le plus innocent qu'elle soit lapidée , Dit-il au faux docteur endurci par la loi.

La barque du pécheur de rivage en rivage Porte ses guérisons jusqu'au dernier village.

Le riche et l'indigent sont égaux à ses yeux , *i II leur dit : Aimez-vous , cessez d'injustes guerres; « Enfants du même auteur, hommes, vous êtes frères.

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J^ ces maximes^ que de chrétiens l'auraient mëcoBnu peut-être aupurd^hui, comme s^utrefois les Jui& ! n'aurait-il pas encore rencontré quelque Hérode qui Feùt traité d'insensé ? quelque nouveau .Pilate, prêt à se laver les mains de sa condamnation ? et quelque farouche soldat prompt. à lui percer le flanc? Qui réprimandait-il? les «princes du sacerdoce, les ministres du fisc , et les pharisiens.

« Prêtres , paissants du monde, arbitres soaverains ,

« Punissez , étouffez ses leçons dangereuses ;

« Couronnez ce rival d*épi nés douloureuses :

« Ses pieds de vos grandeurs foulent la vanité ;

« Il a contre l'orgueil armé l'humilité;

« Observez son maintien qui brave la puissance

« D'un prince curieux, jouet de son silence.

« Le lys , né dans les champs , lui semble en un beau jour

« Plus richement vêtu que les rois dans leur cour.

« Chaste, sobre , il apprend l'indulgence aux lévites ,

« Arrache aux imposteurs leurs masques hypocrites ,

« Fait voir le sein infect des sépulcres blanchis

« Que recouvre l'éclat des titres enrichis . . .

« O vengeance ! dressez l'instrument du supplice.

« Le plus juste dut boire au plus amer caUce :

« Bientôt , faibles de cœur, les plus zélés l'ont fui ,

« £t , martyr, il n'a plus d'autre apôtre que lui.

ft)rnons-nous à ces divers exemples , et considérons les livres bibliques des païens et des chrétiens comme les deux principales branches sorties du tronc de l'antiquité, qui fertiles en épisodes touchants , instructifs et terribles , ont fructifié d'un côté par l'imagination des disciples d'Homère et de Virgile , et de l'autre

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par rinspiration des sectateurs du Dante ^ dont k trame poétique ne se compose que d'incidents enlacés ensemble, et par le grave Milton, qui rangea dans un ordre porportionnel à son action simple et nue, les riches aventures qui précédèrent la création des hommes.

Nous avons défini la condition des épisodes , spécifié leurs qualités , démontré les liens qui les doivent attacher au sujet dont ils dépendent, comparé les uns aux autres , et indiqué la source de tous. Les particularités infinies que leur ont imprimées les auteurs noos entraîneraient en des détails superflus : tenons»nousen donc à cet examen sommaire.

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