‹ Cours complémentaire d'analyse et de mécanique rationnelle, professé à l'École normaleChapitre 99 sur 116 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

SE R LE MOUVEMEHT d’uNE TIOE PESAKTE.

1 . Déterminer le mouvement d'une tige pesante, homogène et d’une épaisseur constante , dont les extrémités s' appuient sur deux droites fixes, l’une verticale. Vautre horizontale. (On n’a pas égard au frottement.)

Le système étant à liaisons complètes, il suffira de recourir au principe des forces vives, qui fournira une équation différentielle du premier ordre, propre à déterminer l’unique inconnue du problème, savoir, l'angle variable que fait la tige avec la verticale. Soient AB (yîg^.80) ladirection de la tige au bout du temps t, 0 l’angle qu’elle fait avec la verticale O7, M sa masse, l sa longueur, v la vitesse de l’un de ses points dont la masse est m, et dont les coordonnées rapportées aux deux droites fixes sont désignées par x et f, r la distance Am, y, l’ordonnée du centre degravité G; on a

ï mi-’ = r — 22 mgy = c — ig M J'i >

ou, comme yi= - cos G,

1 inv- = r — M / cos 0 ;

c est uneronstantc arbitraire. On a d’ailleuis

,r=:rsinO, y = (l — /'IcosG, ^

^ fl.r' -y fiy^ + — 2 /c) sin’ 6 J f/0-

dp dt^

donc

dtp

— - 2«i -t- (/- — 2 //) sin’ 0) = (■ — g M /c(Ts 0.

EXEKCICES DE MÉCANIQtE. 37 . 1 )

Si l'on suppose la barre liomogène et trépaisseur couslantc, celte équalion se simplilic nolablemeiil, parce que le terme en sin’ 0 disparaît du premier membre. La masse tu de chaque élément peut alors être représentée par ,sa longueur dr, et la masse M par /; on a

J^itir' = J r’(lr = —,

I (/= — 2/r)f/r= sin’ Û (/’ — /') = o.

L’équation du mouvement se réduit donc à l dO*

3 dt

• = c — s cosO.

Pour déterminer la constante c, supposons qu’à l’origine du mouvement, la tige inclinée d’un angle a ait reçu une

percussion à laquelle corresponde une valeur e i

et, par suite,

c= + g cos a.

dO^ 'is ,

— = e’ -I j- ( cos a — cos & 1 .

dt' l

Cette équation coïncide avec celle qui déterminerait les oscillations d’un pendule simple de longueur primitivement écarté de la verticale d’un angle n et animé d’une vitesse angulaire s, en supposant de plus que la pesanteur agît de bas en haut, dans le sens Oy.

Ainsi donc, si l’on suspendait au point O un semblable pendule Om', les positions successives qu’il prendrait dans le plan y'Ox, seraient à chafpie instant parallèles à cclle.s que prend la lige dans son mouvement.

3!î() ruoisiÉME rAiiTiE.

INous avons tonsicléré commi: connue la valeur initiale £

de ^ : si l’on no donne que rinlensile P de la percussion

appliquée en un point déterminé I de la barre (Jig. 8i), on devra calculer ç de la manière suivante ;

Le principe de d’Alerabcrt, appliqué aux forces instantanées, fournit l'équation ^

X„rîx„-|-

Xo, Yo désignant les composantes de lapercussion, etu'o,ro les coordonnées de son point d’application. Le terme soumis au signe ^ se rapporte tà un point quelconque de la

barre, à l’origine du temps. Soit AI = c; les liaisons du système s’expriment par les équations

= c sin a, / — f) cos a,

j: = r sin 3t, »• = ( / — r) cos a,

d’où l’on tire les valeurs de âx^, âjoi dx, àj, en fonction de la variation ox qui reste indépendante,

Sxn= c cos a. lîa, Syi, = — (/ — c) sin a. Sa,

Sx — r cos a . 5a, S y = — ( / — r) sin a . oa;

on a aussi, pour t — o,

. fl Y ■

—~=r cos a.£, -r = — (‘ — rlsma.î, fh (U '

£ tlésignant la valeur initiale de —

” rit

Ces valeurs étant substituées dans l'équation ci-dessus, on devra égaler à zéro le coellieieni de ox, et l’on aura , tontes réductions faites,

\,f COS a — Yu / — r SI II a

(lOù

l' XIIUCICE.S 1)1. MI■<.^MOI K.

3 [ X'„ (• COS a — Y» V / — <" ) sin a )

Le signe et la grandeur de £ dépendent delà grandi'ur et lie la direction de la percussion, et aussi de la position du point I.

Pourqu’il n'y eùtpasde vitesse initiale produite, il faudrait ipie l'on eût

\ç r COS a = Yj ( / — ,r) sin a ,

d'où

X, — c) sin a IC

Yo c cos a ID

Ainsi la direction de la percussion (K vrait passer par le sommet S du rectangle AOiîS. Cette condition est nécessaire et suflisantc.

2. Déterminer le mouvement trune fi^c pesante , libre de tourner dans l’espace autour d’un de ses points supposé fixe. (Concours d’agrégation de i843-)

On prendra pour origine des coordonnées le point fixe O 82 ), et l'axe des ü vertical dans le sens de la pesanteur. Les variables qui déterminent la position du système à cliaqucî instant sont an nombre de deux, savoir : l’angle AO Z — 6 que fai t la baguette A15 avec l'axe dcs. 3 , et l’augle A'Oj.' = (}) , que sa projection horizontale fait avec l’axe des .r. Soient M la masse de la baguetleque nous ne supposons pas homogène; a la distance de son centre de gravité Cr au point O; rie rayon vecteur Om d'un point (pielconque dont la masse est /n; r' la projection OP de r.

Les principes de ladynamique fournissent divers moyen.s d’obtenir entre 0 et les deux équations nécessaires à la solution du problème.

i". Prenons les etpialions de la dynamique sous la fonm <jue leur a donnée Lagrange ( ro}ez j>age 7 ).

TKOISIKME l'AllTlK.

JNous devrons d abord calculer les deux l'onctioiis l' et \ . \ désigne la fonction des forces qui se réduit ici à 2 fmgclzj on a donc

V = g tmz = Mag cos 0 .

Pour la fonction T, on trouve successiveincut {l’oyez page 8)

- j sin’oy’),

\ dt^ dt'

T z= i(0'î + sin’O. ,],'») M (rt’ + K*) ;

MK® désigne le moment d’inertie de la tige par rapport à un axe perpendiculaire à sa direction et passant par le

centre de gravité: 0' et >1' sont les dérivées — •

. dt dt

Cela posé , V équation des forces vives ï — V = const.

donne

(•) 0'’ -t- sin- 0. Cüs 0 c,

c étant une constante arbitraire.

Il sullit donc d’associer à cette équation l’une des équations ( 6’) de la page q. Comme ’P et V ne contiennent pas la variable tp, on choisira de préférence la suivante,

dY

const. ,

F.XEIU;iCi"S IlE MÉCAMOL'l’.. IfÜÎ

OU l)icii , VU l’cxprcssioii <lo T,

( 2 ) sin’6 -y = c',

c' étant une dcuxièmi; constante arbitraire.

Les équations (t) et (2) résolvent la question.

Si la tige pesante se réduisait à un point matériel distant du point O de la longueur /, les équations de son mouvement se déduiraient des deux précédentes , en y faisant •

K = O et rt = / ; l’équation (1) deviendrait ( 3 ) 6 '» -h sin’ 6 . -y* — ^cosO = r.

Quant à l’équation (2) , elle ne serait pas modifiée ; or l’écpiation ( 3 ) coïncide avec (i) (juandou yjiose

11 suit de Là que la tige pesante se meut autour du point O comme le ferait un pendule simple, dont la longueur serait ^ 7 les circonstances initiales étant supposées

les mêmes.

Le problème est ainsi réduit aux formules du pendule conique.

Avant d’aller plus loin , il ne sera pas inutile de nous arrêter un instant sur les autres procédés qu’on aurait pu suivre pour parvenir aux équations (i) et {2).

2“ A l’équation des forces vives, mise sous la forme (i), nous aurions pu associer V équation du principe de la conseivation des aires, qui a lieu pour le plan horizontal seulement,

TnoiSlKMt P\UTIK.

.ou

d-ij

= const.

Et comme r = csin 0 . celte inlégrale première ne difl'ère pasde l’équation ( 2 ) . Elle exprime que l'aire décrite autour du pouit () pendant chaque instant ^^^par la projection horizontale d’une partie quelconque Om de la tige, est constante.

S". I-c mouvement de la lige serait complètement déterminé , si l’on connaissait celui de l'un de ses points. Soit/ la distance à l’origine de ce point auquel nous conviendrons de rapporter tous les autres, cl dont nous fixerons plus loin la position sur la tige mobile; désignons par scs

coordonnées; les coordonnées x, y, z d’un point quelconque sont liées à 4,7;, ^ par les équations

De plus, on a

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