EXERCICES SUR LES MAXIMA ET MINIMA
1. Déteiyniner le volume maximum intercepté dans un hémisphère donné par un parallélipipède rectangle dont la hase oPQR (fig. 25) a Vun de ses sommets o au centre de la sphère, tandis que le sommet opposé Q est situé sur la périphérie.
Soient R le rayon de la sphère, oP = a, oR = /3-^ V le volume o PQRSZT 5 on a
V = I dx i dy V^R=—x' — jr% a'+ p'= R^ En effectuant Tintégration relative à y^ il vient,
(î) V=r / dx [i- 6 y/R^ ^ p^ — ^^ -f- 1 (R^ — j;^) arc sin ,-J— 1 Jo L y/R'^x'J
On pourrait achever l'intégration , mais cela n'est pas nécessaire pour la détermination des dimensions du parallélipipède maximum. L'expression précédente de V peut s'écrire
dx.
Or la condition du maximum fournil l'équation
^V dV d^
dcf. d^ da
j3 est liée à a par la relation
a' 4- 3' = R% d'où Ton tire J = — ^ , ' doi ^
EXlîllCICES t)'ANALYSE. I 2(j
et , par suite ,
Cbmme — ne diffère évidemment de — que par le changement de a en j3, et réciproquement, on aperçoit qu'on aura une solution de Téquatiou (2) en posant a = |3 = jR ^ ; mais on ne voit pas que cette sçlution soit la seule. Calculons les deux dérivées de la fonction V,
JX3=:/{a, p)= HR'- «')arcsin — L ===^\
(Ce dernier calcul n^était pas nécessaire, vu la symétrie déjà remarquée.) Substituant dans l'équation (2), il vient
p» — a^ = o , d'où p = a.
La valeur correspondante de la différentielle seconde de la fonction V, ou
est négative et égale à — tt. ' . . < ^^
Ainsi , le parallélipipède qui intercepte le volume maximum, a pour base un carré; son côté est moitié du côté du carré inscrit dans le grand cercle de là sphère.
Au reste, la valeur du volume V peut être calculée par la géométrie ordinaire , en remarquant que ce volume est la différence entre le quart de l'hémisphère et la somme de deux calottes APQT, BQRS ; on trouve ainsi , sans supposer
l3o DEUXIÈME PARTIE.
et pour a = p = -— 9
son rapport au huitième de la sphère est ( j v/2 — i).
Si l'on n'avait pas supposé que le sommet Q de la base ' aboutit à la périphérie, le calcul de V n'aurait plus été praticable par la géométrie ordinaire; il aurait fallu achever l'intégration indiquée dans la formule (i).
On trouve d'abord
^P 1 dx y/R-^ — ^' — x^ dx
rr-iap y/R» — a' — fi'^ 4- 7 S^R^— SM arc sin -7=^= .
La seconde partie
- 1 ( R' — - x'^ ) arc sin - r dx
est moins simple 5 l'intégration par parties la fera dépendre de l'intégrale
Jo (R2 — .r')v/R
-zr \ X^ dx
Km lieu de la réduire aux fractions rationnelles , il vaut mieux remarquer que
, . B^ ^^dx a.arcsm ^ — =
Ajoutons cette différentielle, multipliée par un facteur indéterminé m , à celle qu'il s'agit d'intégrer 5 il viendra
Px
R' — -^j^^+mRp
dxz=:A-hf^i. arc sin
o (R^— ar') VRV ?'— '^' ^(R'-- PO (R',— ^')
EXERCICES d'analyse. l3t
Or on peut disposer de m de manière que le numérateur du premier membre
soit divisible par R' — x* 5 en effet, le reste de la division
est nul pour m = — ? et le quotient est ^ •
D'après cela , il vient
1 /*« 2R^ — x^ , , 2R^ . Bx
« I -, — dx=: A =— arc sin '^ .
Le calcul de  est ainsi ramené à celui de Tintégrale * 2R» — jr'
dx^ qui s'obtient aisément.
v^R'-p'-^' Toute substitution faite, on trouve
V=::^aBV^R'^^'— P' + ^p(3R»— p')arcsin - -''
I ô I ff ft
^a(3R' — ttMarrsifi — -R^arrsin '^ .
On pourra discuter cette expression , dans l'hypothèse où la base du parallélipipède est un carré n'aboutissant pas à la périphérie , c'est-à-dire où a = |5 5 chercher la condition pour que le volume s'exprime algébriquement sans arc sinus, etc.
2. Déterminer les dimensions d'un cylindre droit in^ scrit dans une sphère donnée, telles que la surface ou le volume soit maximum, (Annales de Gergohne. )
En faisant varier la demi-hauteur x depuis zéro jusqu'au rayon R , on reconnaît , à priori , que la surface latérale et le volume sont susceptibles de maximum. Mais rien n'indique qu'il y ait un maximum pour la surface totale.
l32 DELXIÈME PARTIE.
Le calcul donne :
Surface latérale. ... S = 4^^ -^ ^R* — -^S
Surface totale 2 = ^Ttx v^R' — x'-f- 27r(R» — x'),
Volume V=2 7r.r(R' — x').
IQ.
L'équaliori — = o donne
Ce A
x = -RV2: -— - se réduit à — iGtt; S = 27^R^
Le cylindre dont la surface latérale est maximum, a donc pour hauteur le côté du carré inscrit, et pour rayon de base la moitié de cette hauteur : sa surface est double de celle d'un grand cercle.
L'équation -— = o donne * ax
(lox'— 3R')=4- i2iR^ = o,
d'où l'on ne tire que des valeurs imaginaires pour jr : il n'y
a , pour la surface totale , ni maximum ni minimiun.
d\ Enfin , l'équation —^ = o donne
x:;r-Ry;3- - sereduita ~47rî i-hpr v/2 I ; V=:4^1— ^)
En conséquence , le cylindre dont le volume est maximum a pour hauteur les deux tiers du triangle équilatéral inscrit , et le volume est triple de celui d'une sphère dont cette hauteur serait le diamètre.
3. Pajmitous les arcs de cercle d'une longueur donnée et de rayons différents ^ déterminer celui auquel correspond un segment maximum. (Annales de Gergonne, t. XV. )
Soient /la longueur de l'arc A CB (Jig* 26 ) , o: le rayon OA , y l'aire du segment ACBI-, on a
aire ACBI = secteur OACB — triangle OAB,
EXERCICES d'analyse. i33
ou rz=:~lx x^ sm - •
' Cette formule convient au cas où le segment excéderait le demi-cercle 5 en ayant égard au signe du sinus.
En égalant à zéro — ? il vient
dx
CCS
— I /ces 2a: sm — |
• On satisfait à cette équation de deux manières , en posant
ces — = o , ou tang — =
IX 2X 2 .r
La première solution
ces
== o donne x =
n étant un nombre positif quelconque. La valeur corcspon-
dante de -7^, est — 2 (2 w -f- 1) tt.
ax^
Donc il y a maximum. On trouve ainsi une infinité de segments maxima , dont les aires sont données par la formule
Le segment maximum maximorum correspond à n = o ^
dou