CHANGES
407. De deux nalions qui ont un change ouvert , Tune donne à Tautre une quantité fixe de sa monnaie pour en recevoir en échange un prix qui varie selon les circonstances.
La quantité fixe de monnaie donnée par une nation s'appelle le certain^ la quantité variable donnée par l'autre, en retour, se nomme IHncertain.
Paris laisse le certain à toutes les antres places, et garde Vincertain pour lui. Par exemple, Paris donne à la Hollande (Amsterdam), 210 fr., plus ou moins, pour la quantité fixe de 100 florins hollandais. Paris donne à Londres 25 fr. 20, plus ou moins, pour une livre sterling quantité fixe.
La somme variable que Paris donne par une quantité ûxe de monnaie hollandaise est ce qu'on nomme le prix du change avec la Hollande. Les banquiers et les négociants s'envoient mutuellement les cours des changes; ces cours sont également imprimés dans les journaux afin qu'on puisse apprécier l'avantage ou le désavantage du change avec tel on tel pays. Mais ces cours ne contiennent seulement que l'un des termes du prix du change, celui qui varie, t'incertain, et nulle mention n'y est faite du terme invariable, du certain, que Ton suppose assez connu des négociants ou banquiers. On n'indique pas même l'espèce de monnaie de Yincertain qui est seulement exprimé par des chiffres. Il résulte de tout cela qu'un cours des changes est une espèce d'énigme pour ceux qui ignorent le certain (sous-entendu) et l'espèce de monnaie de l'incertain. Pour leur venir en aide , nous donnons le cours des changes étrangers cotés à la bourse de Paris, le 13 août 1852, en mettant le certain à côté de Tincertain ;
(•) Ce qui fait acheter le 3 p. 100 plus cher que le 4 1/2, c'est la faculté de convertir le 4 1/2 en 4 p. 100, sans augmentation de capital, que le gouvernemer.l pourra exercera partir de 1862, la faculté analogue n'existant pas ponr
le 3 p. 100.