‹ Cours complet d'histoire universelle à l'usage des collèges et des maisons d'éducationChapitre 11 sur 107 · IV. — L’EUPIRE ottoman depuis la mort de SOLIMAN l · texte numérisé non relu

IV. — L’EUPIRE ottoman depuis la mort de SOLIMAN l

jusqu’à celle d’ibrahim. ( 1666 -I 8 J 8 .'

Les premiers successeurs de soliman i®"" ^ 1566 - 1503 ). — Soliman i®*" laissa le trône à son fils ainé Selim //, prince avare et cruel, qui fit périr tous ses frères et se laissa dominer par son vizir, l’habile Mohamed Soholli. Celui-ci, après avoir conclu la paix avec l’empereur Ferdinand I®*", envoya une flotte contre VUe de Chypre. Les Vénitiens, auxquels cette ile appartenait, s’adressèrent au pape Pie V qui engagea le roi d’Espagne Philippe II à réunir sa flotte à celle de la république. Le commandement de ces forces maritimes fut confié à Don Juan d' Autriche, qui gagna la célèbre bataille de Lépante, dans laquelle il détruisit complètement la flotte turque. L’armée chrétienne attribua ce brillant succès à la protection de la S*® Vierge, qu’elle avait invoquée au plus fort du combat et le pape institua, en mémoire de cet évènement, la grande fête de Notre-Dame des Victoires. Cette victoire porta un coup funeste à la puissance des Turcs qui ne parvinrent plus à ressaisir leur supprématie sur mer. Sous le règne de Mourad III, fils et successeur de Sélim, la décadence de l’empire turc fit do

IV. Une triste période de décadence commence pour l'empire ottoman & la mort de Soliman l. Les sultans abandonnent le gouvernement et le commandement des armées aux grands-vizirs pour pouvoir se livrer aux plaisirs. Chaque sultan signale son avènement au trône par le meurtre de tous ses frères, par l'exécution des favoris et par des intrigues du sérail. Les janissaires ne tardent pas h devenir omnipotents ; plus d’une fois ils forcent les sultans è leur sacrifier ceux des conseillers qui leur sont odieux. — Séfim JJ (1666-1574). Conclusions d’un armistice avec l’empereur Ferdinand 1 ; cet armistice est plusieurs fois renouvelé et dure ans (1567- 1591 j. Guerre contre la république de Venise, et conquête de l'Ua de Chypre. Les Vénitiens s’adressent au pape Pie V et forment une alliance avec l’Espajgue. BalatlU navale de LépanteiXsn 1571): grande dévotion de l’armée chrétienne et surtout de Don Juan d’Autriche au St. Rosaire; toute la marine turque est détruite. Mourad JJJ (1574-1595), prince débauché et avare, abandonne le gouvernement à sa mère après la mort du grand-vizir Mohammed SoJtoiU (l’an 1579). Guerre contra la Perse, et conquête de la Géorgie (t'an 1587). La guerre recommence contre la Hongrie, et dure quinze ans (1591-1606). Mahomet JJJ (1595-1603). Troubles intérieurs; une partie

rapides progrès. Les janissaires devinrent lout-puissants et imposèrent désormais par la force des armes leur volonté aux sultans. Les Turcs continuèrent toutefois la guerre en Hongrie et contre les Perses ; les grands-vizirs se mirent à la tête des armées et ils maintinrent la domination turque en Hongrie, malgré tous les eiforts que firent les empereurs d’Allemagne pour les en expulser. Mahomet III, fils et sucesseur de Mourad, continua le genre de vie indolent et luxurieux de la plupart de ses prédécesseurs ; il s’enferma dans son sérail et mourut à la fieur de l’âge par suite de ses excès.

Décadence de l’empire jusqu’à la mort d’ibrahim (1603-1648). — L'empire turc déclina rapidement. Ahmed 1, successeur de Mahomet III, fut obligé de conclure avec l’empereur une paix par laquelle il renonçait à une grande partie de la Hongrie et au tribut annuel que les sultans tiraient de ce pays depuis les temps de Soliman I. La mort à' Ahmed I fut suivie d’une guerre pour le trône et de troubles qui désolèrent l’empire pendant six ans. Les janissaires finirent par donner le diadème à Mourad IV, enfant de douze ans. Lorsque ce prince fut en âge de régner seul, il se signala par les clrimes les plus atroces ; les janissaires se laissèrent gagner par ses largesses et par de basses fiatteries, et se firent les exécuteurs de ses ordres cruels. Mourad fut cependant heureux dans une guerre contre la

de la Hongrie lut conquise par les armées allcai.indes dont l'empereur liodolpiie avait confie le cummandemeat à sou Irérc Mathias.

L'histoire de l’empire turc dans la première moitié du dix-septième siècle n’oflre aucun intérêt. Les désordres intérieurs détruisirent de plus en plus la prospérité des provinces autrefois si riches qui se trouvaient réunies sous le sceptre des sultans. L’Orient fut plongé dans une barbarie dont il n'est plus sorti. Voici la série des su Itans. A Amcti ou Achtnel l (l'an 1 ü03-1 617): c’est sous son règne que lut conclue avec l'empire allemand la paix de Siiuarok (l’an^ 1606) par laquelle la Hongrie cessa d'étre tributaire des Turcs. Une longue guerre contre la Perse n’eut pas de résultat. Guerre pour le trône (1617- 16^3). J/oustap/ia succéda d’abord h son frère Achmet 6 17-1 61 8), mais son incapacité le fit détrôner. Osman, dis aîné d’Achmet, fut alors reconnu par les janissaires (1618-1621). Comme il manifestait l'intention de remédier aux abus qui s’étaient introduits dans l’administration et de réprimer la licence des janissaires, ceux-ci se révoltèrent, le tuèrent et élevèrent de

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Perse; il se rendit maître de la ville de Bagdad et fit massacrer une grande partie des habitants. Son frère et successeur Ibrahim se livra aux plus honteux excès et se rendit tellement odieux que les janissaires le tuèrent dans la huitième année de son règne. Les guerres que les Turcs eurent ensuite à soutenir contre les empereurs d’Allemagne, les Polonais et les Russes, leur firent perdre plusieurs de leurs plus belles provinces en Europe.

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