LES OÜERRES DE RELIGION DANS I,ES PAYS-BAS
Oand, dans laquelle ou stipula l’éloignement des troupes espagnoles et le rétablissement des choses dans l’état où elles avaient été avant l’arrivée du duc d’Albe, Don Juan d'Autriche, envoyé comme gouverneur par Philippe II, accepta la pacification de Gand et la confirma par l'Edit perpétuel; mais le prince d’Orange refusa de se soumettre, et la guerre recommença. Un parti puissant dans la noblesse offrit alors le gouvernement des Pays-Bas à l’archiduc Mathias d'Autriche, frère de l’empereur Rodolphe II. Le prince d’Orange reconnut l’archiduc et s’empara en même temps du pouvoir. Entre-temps Don Juan, qui s’était retiré dans la forteresse de Namur, avait rassemblé une afmée et remporta la victoire de Gembloux; mais il mourut subitement quelques mois après. Le prince de Parme, Alexandre Famèse, lui succéda et ne fut d’abord reconnu que dans les provinces de Luxembourg, de Limbourg et de Namur. Cependant les excès commis par les protestants dans la Flandre, où ils dévastaient les églises et pillaient les monastères, décidèrent les provinces wallonnes à conclure la confédération d'Arras pour la défense de la religion catholique. Le parti des Malcontents, nom que l’on donnait aux confédérés, se rapprocha
composé du duc d’Aerschot, du comte de Berlaimont et de Viglius, prer d en main le gouvernement. Les Etats des provinces de HoUanâe et de Zélande confèrent au prince d’Orange le pouvoir suprême sous le titre de lieutenant [Stathoudert pour le roi d’Espagne (l’an 1576]. Pillages et excès commis par les soldais espagnols qui n'ètuient pas payés : ils s’emparent des villes de iSaetlricht et A’Anrers, qui sont horriblement saccagées; on appela le pillage d’Anvers, la furie etpajnole. Le prince d’Orange chasM la garnison espagnole du château do Gand. Réunion des Etats-Généraiix h Bruxelles et conclusion de la paciftcaiion de Gand (l'an 1576j : ils continuèrent, pendant dix ans, à gouverner les provinces confédérées. — Gouver- .vEHcRT DE Dos Jdar d’Autriche (1576-1578). Il accepte la pacification de Gand, consent au départ des troupes espagnoles et publie VEdii perpéiueld’an 1677). Son entrée à Bruxelles. Nouvelles menées du prince d’Orange : il s’efforce de rendre le gouvernement odieux. Don Juan se voit dans la nécessité de s’assurer un refuge : il se rend maître de la citadelle de Namur et y fixe sa réstdence. Les Etats Ip déclarent traître é la patrie, et le prince d’Oraoge se met !i la tête du mouvement. Une partie dota noblesse craignant la trop grande puissance du prince d’Orange forme une ligue et appelle l’archiduc ilathiat. Adresse du prince d’Orange, qui se range du
HISTOIRR UNIVKIISELLE.
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du princü do Parme, tandis que le prince d’Orange faisait signer aux sept provinces septentrionales - de Hollande, Zélande, Gueldre, Frise, Utrecht, Overyssel et Groningue le pacte célèbre connu sous le nom dû Union d' Utrecht, qui devint l’acte constitutif de la république des Provinces- Unies. Ces provinces se séparèrent ainsi définitivement de la couronne d’Espagne.
Les PAYS-BAS belges et les provinces-unies de hollande jusqu’à la mort de PHILIPPE II (1579-1598). — Le prince de Parme, que le parti des Malcontents dans les provinces wallonnes avait consenti à reconnaitre comme gouverneur des Pays-Bas, continua la guerre avec vigueur. Cependant le prince d’Orange, contre lequel avait été lancé un édit de proscription et dont la tête avait été mise à prix, prononça la déchéance de Philippe II ; l'archiduc Mathias donna sa démission et quitta les Pays-Bas. Le prince d’Orange sn offrit alors la souveraineté au duc d'Anjou. Celui-ci fut d'abord reconnu dans les Provinces- Unies ; mais lorsqu’il s’aperçut qu’il ne serait que le jouet du prince d’Orange, il retourna en France. Guillaume d’Orange fut assassiné peu de temps après par le Bourguignon Balthazar Gérard. Le prince de Parme profita des
parti de Mathias et qui s’etn(iarcen meme temps du pouvoir. Désordre à Gand : Hembyne et Ryhore soulèvent la populace et arrêtent le duc d’Aerschot, gouverneur de la Flandre. Don Juan marche contre les insurges : bataille de Gembloux (i’an 1578). Il meurt quelques mois après. — Gocverhëmest du priscs de Parme fi578-l592). Scission entre le nord et lemidi des Pays-Bas. Les catholiques dans les provinces wallonnes, le Hainaut, l'Artois et la l'iandre gallicante se séparent des autres provinces et forment ie parti des Matcontents. Désordres dans la Flandre; les protestants dévastent et pii- ' lent les églises et les couvents. Les Malcontents concluent la Confédération d'Arras {l'an 1579). Le prince d’Orange convoque à Utiecht les Etats de.s provinces septentrionales et parvient ii faire signer l'Union d’UlrecM (l’an 1 579) par laquelle ces provinces se constituent en république indépendante : outre les sept provincesdu nord, les villes de Gand, Venloo, Bréda, Anvers, Vpres et Bruges faisaient partie de cette république. Les provinces wallonnes consentent a rentrer sous l’obéissance de Philippe II et concluent un traité avec le prince de Parme. — Tentative du prince d’Orange pour faire déclarer la déchéance du roi d’Espagne par les Etats-Généraux réunis à Anvers (l’an 1680): elle échoued’abord. Un édit de proscription est lancé contre le priQced’Orange, qui y répond en faisant prononcer la déchéance de Philippe II.
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