‹ Cours complet d'histoire universelle à l'usage des collèges et des maisons d'éducationChapitre 19 sur 107 · LES GUERRES DE RELIGION DANS LES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

LES GUERRES DE RELIGION DANS LES PAYS-BAS

désordres qui éclatèrent alors dans les Provinces-Unies pour se rendre maître du Brabant et d’Anvers. Cependant les Provinces-Unies avaient trouvé un chef énergique el habile dans Maurice de Nassau, second fils du prince d'Orange. Maurice, nommé lieutenant général,, travailla à consolider la nouvelle république, pendant que le prince de Parme était absorbé par la part qu’il fut obligé do prendre aux préparatifs d’attaque contre l’Angleterre, ainsi qu’aux guerres civiles en France, où Philippe II soutenait la Ligue. Farnèse mourut pendant une expédition qu’il fit en France. La séparation des Pays-Bas catholiques et des Provinces-Unies, où le calvinisme avait pris le des.sus, était dès lors un fait accompli : la nouvelle république s’éleva rapidement à un haut degré de prospérité, grâce au commerce maritime, dont elle obtint presque le monopole dans le nord de l’Europe. Philippe II confia le gouvernement des Pavs-Bas à l’archiduc Albert d'Autriche auquel il donna en mariage sa fille Isabelle : les provinces belges demeurées fidèles furent érigées en principauté indépendante pour être cédée à perpétuité à Albert et Isabelle et à leurs descendants. Philippe II mourut un peu avant que celte mesure eût reçu son entière exécution.

Démission de l’archiduc Mathias : la souveraineté des Pays-Bas est ofTerleau duc François d'Anjou, frère du roi de France, qui fait son entrée a Anvers Ü’aii 158-2). Il retourne eiiFrancefran 1583/. Le prince d’Orange, au moment (le se faire proclamercomto héréditaire de Hollande, est assassiné (l’an 1 58 i) ; le (/rince de Parme avait eu le meurtrier à son service, mais sa complicit'' n’est pas prouvée. Les provinces insurgées ap|)cllent à leur secours le roi de France et lui oITre la souveraineté : il la refuse. La reine Elisabeth d’Angleterre envoie le comte de heirester qui ne (leut défendre le pays et se voit obligé de se retirer (l’an 1587). Maurice de Xassau devient stadhouder des l'rovinccs-Unies(1588). — Le prince de Parme soumet Gand(l58i), Anvers 1585) et toutes les provinces méridionales; mais il ne peut continuer la guerre à cause des armements de Philip(ie 11 contre la reine Elisabeth (voyez plus haut, page 102) cl contre le roi du France Henri IV. iViorl du prince de Parme(rai) 1592). La division des Pays-Bas en deux Etats inJé(iendants, la liel'jique el la Hollande, est Consommée en fait. Prospérité commerciale delà Hollande. L’archiduc Er.sest d’Aitiuciie, nomme gouverneur des Pays-Bas. essaie en vain de négocier avec les Hollandais (l'an 159 V) Mort de l’archiduc Ernest (l’an 1595). Son frere Albcrt lui succède, et continue avec sifccès la guerre contre .Maurice de Nassau et contre la France. Paix de Vervins con-

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HISTOIRE ÜNIVERSEU.E .

L.\ BELOIQIJE SOUS LE GOUVERNEMENT d’aI.BERT ET d’iSA- BEI>LE, JUSgUA LA PAIX DE MUNSTER (1598-1648). — Le règne à' Albert et à' Isabelle ouvrit une nouvelle ère pour la Belgique. Ces souverains aussi distingués par leurs vertus que par leurs talents s’attachèrent avant tout à réparer les maux qu’une guerre de cinquante ans avait faits au pays. L’archiduc Albert ne put cependant pas déposer les armes après son arrivée en Belgique. Secondé par le génie militaire du marquis de Spinola, il prit la ville à'Ostende après un siège de trois ans, expulsa les Hollandais de toute la Flandre maritime. Le prince Maurice consentit enfin à négocier et à conclure une trêve de douze ans. La paix faite, le pays se releva rapidement; les arts et les lettres refleurirent : Juste-Lipse à l’université de Louvain et Bollandus dans l’ordre des Jésuites cultivèrent avec succès les sciences historiques, tandis que Rubens ouvrait à la peinture flamande une voie nouvelle, dans laquelle il fut suivi par une nombreuse école. Albert mourut à l’expiration de la trêve, et Isabelle continua à gouverner la Belgique; mais elle ne put empêcher la conquête du nord de la Belgique par les Hollandais, qui s’emparèrent de Bois-le-Duc et de Maestricht : le rappel

due entre Henri IV et Bhilippe II ir»n i.jH.'i;. Iteuuioii îles litala-Géiier<jux et ereetion des Pays-Kasen principauté héréditaire en faveur d'Albert et d'Isabelle. Mort de Philippe II (l’an 1698).

GuuvüHSENt.rT II’ Albert et d’Isluelle (1 698-1 6?1). Ce fut une période heureuse pour la Belgique qui se trouvait constituée en Etat indépendant et qui jouissait de tous les bienfaits d’un gouvernement vraiment paternel. Mariage d’Albert et d'Isabelle en Espagne (l’an 1599/. Embarras flnanciers : l’argent luanqiiait pour payer les troupes espagnoles, qui désertèrent en grande partie. Maurice de Mnssaa s’empare de la Flandre maritime et fait d’Osteiide sa place d’armes j II gagne sur Albert la bataille de Nieuport. Les Elats-Gi'iieraux accordent dos subsides à Albert, qui met le siege devant Ustendeet s’empare de cette ville (1601-1604). Exploits militaires du marquis de Spinola, qui expulse les Hollandais de la Flandre et leur tient tète dans le Brabant septentrional. La paix est conclue avec Jacques I d’ Angleterre qui renonceà l’alliance hollandaise. Des négociations sont entamées avec la llulLinde ;un armistice est conclu (l’an 1607). Treve de douze ans (1609-1 621 ) : rindé|>ondance des Provinces- Unies est reconnue ; chaque état doit conserver les territoires qu’il possédait lors de la conclusion de ia tieve. Sollicitude d'Albert et d'Isabelle [lour réparer les maux que cette

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