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LES GUERRES DE RELIGION DANS LES PATS-BAS

du marquis de Spinola qui avait été calomnié auprès de Philippe IV, fut la principale cause de ces revers. Isabelle allait entamer de nouvelles négociations avec les Hollandais lorsqu’elle vjnt à mourir. — Le gouvernement de la Belgique fut alors confié à l’infant Ferdinand, frère de Philippe IV, cardinal et archevêque de Tolède. Vers cette époque, la Belgique fut impliquée dans la guerre de Trente-Ans, et elle eut beaucoup à souffrir des armées françaises et hollandaises qui l’envahirent de deux côtés à la fois. — Le seigneur de Mello, nommé gouverneur après la mort du prince-cardinal, ne put défendre le pays contre le prince de Condé, qui commandait l’armée française et qui se rendit maître de la Flandre. La paix de Munster termina la guerre et fixa les limites entre la Belgique et la Hollande, ainsi que les droits et les obligations réciproques. La stipulation la plus désastreuse de ce traité pour la Belgique fut la fermeture de l’Escaut, dont l’embouchure restait aux Hollandais. Elle portait un coup funeste au commerce de ce pays, en annihilant le port d’Anvers. A partir de cette époque, la paix entre la Hollande et l’Espagne ne fut plus troublée.

La hollande jusqu’à la paix de munster (J587-1648).

longue guerre avait causés à la Belgique. Murt de l'archiduc Albert et de Philippe III (I an 1661). Philippe IV confirme sa tante Isabelle dans le gouvernement de la Belgique. La guerre contre la Hollande recommence; Spinola lutte de nouveau avec succès contre Maurice de Naimu et après la mort de celui-ci, contre son frère Frédéric-Henri. Il est rappelé par Philippe lV,qui l’envole en ltalie(I'an I6î7). Les Hollandais prennent Bois-le- Duc, Venloo, Ruremonde et Maestricht (1628-1632, !. Isabelle négocie la paix. Sa mort (l'an 1633). — Philippe IV envoie en Belgique son frère Ferdinand, cardinal-archevêque de Todèle (l’an 163t). Richelieu conclut avec la Hollande une alliance contre l'Espagne. L’armée franco-hollandaise envahit le Brabant (l’an 1635); résistance éclatante de I.ourain. Mort de linfant Ferdinand (l’an 1 8i1 ). — De hlello est nommé gouverneur par intérim. Victoires des Français sous le commandement du dur d'Enghien plus connu sous le nom de prince de Condé (l6Vi-1646) : la Flandre est conquise par les Français et les Hollandais. Négociations entre l'Espagne et la Hollande et conclusion de lapai'a; de ilumierqiù précède le traité de Weephalie (Van 1648). La séparation de la Belgique et de la Hollande est déflnitivcraent ratifiée, les limites dos deux pays sont délerminées : les Hollandais conservent plusieurs villes catholiques dans les Payt-Bat et Maestricht au paye de Liège.

mSTOTRE UNIVERSELLE.

— Maurice de Nassau travailla à consolider la républi qüe des sept Provinces-Unies . Il continua avec succès la guerre contre l’archiduc Albert, devenu souverain de la Belgique, et repoussa toutes les tentatives que ce prince fit pour rétablir la domination espagnole sur la Hollande. Lorsque la trêve d’Anvers eut fait cesser les hostilités, Maurice s’occupa de faire prospérer le commerce hollandais, auquel la fondation de la Compagnie des Indes imprima un grand essor. Les Hollandais établirent des relations directes avec les Indes Orientales et fondèrént de nombreux comptoirs, factoreries et colonies dans les îles de l’archipel indien, en même temps qu’ils commencèrent à faire directement le commerce avec le Japon. Peu à peu ils acquirent de vastes possessions dans l’Inde, surtout lorsque la puissance des Portugais dans ces contrées vint à déchoir. D’immenses richesses affluèrent en Hollande, en sorte que la république se vit en état d’armer des flottes considérables et de tenir tête aux Anglais et aux Espagnols. Cependant l’ambition du prince Maurice, qui voulait étendre son pouvoir, et des controverses théologiques troublèrent la tranquillité de la république. Maurice trouva un adversaire décidé dans Bameveld, qui était ministre

SrAruortiÉKAT de Mai:iiicede Nassau (I587-162o). — .M aurice était le second fils de Guillaume d'Orange ; le comte de Burcn, son frère aîné, avait été envoyé prisonnier en Espagne par le duc d’Albe. Maurice avait hérité des talents militaires et de l’habileté de son père. Ses guerres contre l’Espagne et contre Albert d’Autriche (voyez plus haut) Prospérité du commerce hollandais ; causes ; 1” les chefs des grandes maisons commerçantes, qui, pour la plupart, avaient embrassé le calvinisme, quittèrent les provinces belges et allèrent s’établir en Hollande, à Amsterdam, liotterdam, Haarlem, etc. ; 2 " les expéditions entreprises par les Hollandais dans les Indes Orientales ■■ 3“ la décadence de la puissance portugaise xlans ces contrées ; 4 " la fondation de la Compagnie des Indes (l’an 1600) ; 5” les conquêtes des Hollandais dans l’Archipel indien et en Amérique, et leurs relations commerciales avec la Chine et le Japon [l’an 1609). Tendances monarchiques de .Maurice de Nassau ; il rencontre une forte opposition dans les Etats de Hollande qui sont présidés par le grand-pensionnaire Olden-BarneetlJe. Lieux partis liolitiques, le parti repuWicam et le parti orangiste. Controverses théologiques b l'université de Leyde entre Jacques Arminius el François Oomar : le premier attaque la doctrine do Calvin sur la prédestination, le second la défend i de là deux partis religieux, les .irniinfens et les Oomarisles j les

de la proviüce de Hollande et chef du parti républicain : les partisans du prince reçurent le nom à' Orangistes . La lutte religieuse entre les Arminiens et les Gomaristes, deux sectes calvinistes qui se combattaient avec le plus grand acharnement, envenima encore les divisions politiques. Le synode de Dortrecht se déclara pour les Gomaristes, qui étaient les plus nombreux et en outre favorisés par le prince Maurice. Barneveld fut accusé d’avoir entretenu des relations secrètes avec les Espagnols et périt sur l’échafaud ; Grotius fut jeté en prison : le parti républicain se trouva alors affaibli. — Frédéric-Henri^ qui succéda à son frère Maurice dans le stathouderat, conclut une alliance avec la France et fit la conquête du Brabant septentrional et de Maestricht ; ces provinces furent incorporées à la république par la paiæ de Munster., qui mit fin à la guerre entre l’Espagne et la Hollande. La république de Hollande prit dès lors rang parmi les puissances européennes.

v. — LE DANËUAHK, LA SUÈDE, LA POLOGNE, ET LA «USSIE JUSQU'AU MILIEU DU DIX-SKPTIÉMË SIÈCLE (i B S 0 - I fl 5 0).

Le DANEMARK JUSQU’a LA MORT DE CHRISTIERN IV

(1559 1648). — Le protestantisme, que Frédéric I et

premiers sont aussi désignés sous le nom de remontrants, à cause d'une apologie de ieur doctrine qu’ils avaient envoyée aux Etats de Hollande et de Frise (l’an 1610): ils obtiennent un édit de tolérance (l’an lüli). Conférences théologiqiies entre les deux partis ; elles demeurent sans résultat. .Maurice prend parti pour les Gomaristes. Exécution de Barneveid. Opposition contre le prince. Synode de Dordrecht (l’an 1618;, auquel prennent part les calvinistes de presque tous le.s pays, de l’Angleterre, de l’Ecosse, de l’Allemàgne et de la Suisse. Les Arminiens sont condamnés et se voient persécutés partout. Une partie des Arminiens se réfugie dans le Schleswin. Mort de }iaurice (l’an 1625). — Fbédéric-Hesri est élu stathouder. La Hollande prend part é la guerre de Trente-Ans et gagne en extension. l'aix de Munster (l’an 15i8). La Hollande est reconnue comme Etal indépendant.

V. Rots DE DAsmARk, Frédéric 11 (1659-1588) Clirisiiern IV (1588-1 618).

Etat du Danemark après l’inttnduction du protestantisme (voyez plus haut, pag. 41-42;. Frédéric ii (1559-1588). Guerre contre la Suède (1561- 1670) au sujet de la Livonie ; paix de Stettin : le roi de Danemark renonce h la Suède, à l’exception du Gothland, et le roi de Suède à la Npnvége, qui reeta réunie au Danemark (voyez plui haut, page 43). — CunibTiLR.x iv'

HISTOIRE UNIVERSKLLB.

Christiem III avaient introduit en Danemark par la violence et par la ruse, tourna entièrement au profit de la haute noblesse ; celle-ci s’enrichit des biens ecclésiastiques et acquit par l’anéantissement do l’influence du clergé catholique une puissance sans contre-poids. La liberté du peuple et l’autorité royale reçurent ainsi une forte atteinte ; l’aristocratie devint tellement puissante qu’aucun emploi ne pouvait être donné sans son consentement. — Frédéric II, fils et successeur de Christiem III, soutint une longue guerre contre la Suède au sujet de la Livonie, sur laquelle il élevait des prétentions; mais cette province resta au pouvoir des Suédois. Lorsque la paix eut été rétablie, le roi, secondé par le conseiller d’Etat, Pierre Oxe, introduisit des réformes importantes dans l’administration des finances et accorda de grands privilèges à l’université de Copenhague ; le célèbre astronome Tycho-Brahé jouissait de la faveur particulière de Frédéric II. — Christiem I T, qui succéda à son père Frédéric II, régna soixante-onze ans et éleva le royaume de Danemark à un haut degré de prospérité. Il abolit les privilèges commerciaux, dont la ligue hanséatique avait joui en Danemark et en Norvirège, et fonda une Compagnie des Indes pour établir un com-

(1688-1648; ; pendant sa minorité qui dura huit ans, quatre conseillers gouvernèrent le royaume. Christiem prit des mesures pour favoriser le commerce danois avec l'Inde. Colonie de Tranquebar fondée sur la côte de Coromandel (l’an 1620). Christiem organise une armée permanente de 5000 hommes, composée de paysans des domaines royaux. Il intervient dans la guerre de Trente-Ans (voyez plus loin) : il n’avait qu’un but politique, et la protection du protestantisme n’était qu’un prétexte. Guerre contre la Suède lK)ur le péage du Sund j paix de Urcemubro (,\'an 1645). Christiem IV fut un des signataires du traité de Wesphalie.

Série des rois de Suède : Éric XIV (1560-1669). Jean III (1569-1592). Sigismond (1592-1604). Charles IX (1604-1611. Gustave-Adolphe (1611- 1632). Christine (1632-1654). Geyer, Histoire de Suède, vol. 2 et 3 (dans la collection de Heeren et ükert.)

Etat delà Suède sous Gustave Wasa (voyez plus haut, pag 40-41). Après que tous les biens ecclésiastiques eurent été réunis à la couronne ou distribués h la noblesse, les libertés politiques du peuple furent confisquées au profit de l’autorité royale ; le pouvoir du roi devint presque absolu ; leclergé prote.>itant tomba dans un complet asservissement. Gustave Wasa laissa trois fils : Érie, Jean et Charles ; l’ainé Eric xiv lui succéda (1660-1669). Ca

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raerce direct avec ce pays. La guerre de Trente-Ans lui parut une occasion favorable pour étendre sa domination sur le nord de l’Allemagne : mais il n’y réussit pas et fut obligé de conclure la paix avec l’empereur Ferdinand II. Il ne fut pas plus heureux dans une guerre qu’il eut à soutenir contre la Suède; il fut contraint, dans la paix de Brœmsebro, de renoncer à toutes ses prétentions. Christiern IV mourut l’année même où fut conclu le traité de Westphalie et laissa le Danemark dans un état florissant et prospéré.

La suède depuis la mort de Gustave wasa jusqu'à GUSTAVE-ADOLPHE (1560-1611). — En Suède comme en Danemark, le protestantisme avait anéanti toutes les anciennes libertés et franchises du peuple. Mais en Suède la confiscation des biens ecclésiastiques s’était faite surtout au profit de la couronne ; Gustave Wasa était devenu possesseur d’immenses domaines, dont les revenus le mettaient en état de maintenir son autorité contre la noblesse qui s’était également enrichie avec une partie des biens ecclésiastiques. — Éric XIV, fils aîné et successeur de Gustave AA’asa, se rendit odieux par sa cruauté envers tous ceux qui lui étaient suspects. Il jeta en prison son frère cadet Jean,

prince cruel et suup^iiiieux, se croyant menacé d'une cuiispiiaiion générale de la noblesse, tU mettre à la torture et exécuter un grand nombre de seigneurs ; il en tua même quelques-uns de sa propre main et Ht emprisonner son frere Jean. Ce dernier ayant été mis en liberté, se ligua avec son Irëre Charles et convoqua la noblesse qui prononça la déchéance d’Eric et qui proclama Jein ni ( 1569-159^). — Le nouveau roi, marié avec la princesse jiolonaise Catherine, se montra lavorable a la religion catholique et essaya même delà rétablir en Suède. Il trouva peu d’opposition, parce que le peuple en grande partie se croyait encore catholique. Plusieurs Pères de la Compagnie de d'ésus arrivèrent é Stockholm, et l’on commença â remettre la liturgie catholique en vigueur (l'an 1679). Opposition du prince UAarles, Irèredu roi, aux réformes religieuses. Mort de la reine Catherine (l’an 1683). Le roi épouse une noble suédoise, protestante zélée (l’an 1686), qui l’éloigne de la religion catholique. La liturgie romaine est de nouveau abolie et les Jésuites Bout expulsés du pays (l’an 1687). Sijismond est élu roi de Pologne voyez plus loin). Guerres malheureuses contre les Huetee, qui reprennent l’Ingria. Mort de Jean III (l’an 169i). Son dis Sigismosd est d’abord proclame, mais le gouvernement reste entre les mains de son oncle Charles, qui convoque un synode h Upsal, où l’on prend la résolution de maintenir le protes-

lil HtSTOIRR UNIVERSELLE,

qui recouvra cependant, sa liberté et détrôna Èric avec le secours de son frère Charles, prince actif et ambitieux. — Jean ///,d’un caractère doux et conciliant, revint à la foi catholique par les soins de sa pieuse fefnrae, Catherine, sœur du roi de Pologne. Son fils aîné, Sigismond, qui avait déjà embrassé la religion catholique, monta sur le trône de Pologne par l’élection des Grands Je ce royaume. .Jean III songeait à rétablir le catholicisme en SueJe ; mais il en fut détourné par sa seconde femme, qui était suédoise et zélée protestante. Il mourut pendant une guerre contre les Russes. — Son frère Charles, qui jouissait déjà d’une , grande influence, s’empara du gouvernement au nom de Sigismond, roi de Pologne. Ce dernier fut d’abord reconnu à Stockholm ; mais son oncle le supplanta et monta sur le trône do Suède sous le nom do Charles IX. Sorti victorieux de la guerre contre Sigismond, Charles IX entreprit une expédition en Russie dans le but d’y élever sur le trône un prince suédois. Il mourut au moment où il venait de déclarer la guerre au Danemark.

La suède jusqu’au tr.aité de xvestphalie ( 1611 - 1648 ). — Son fils Gustave-Adolphe en montant sur le trône, avait à lutter contre trois puissances, le Danemark, la Russie

luiilisme. Couronnement de Sigismond à Stockholm (l’an io9i) ; il est oblige de retourner en Pologne. Intrigues de CAnr/w, qui s’empare du pouvoir (l’an 1597). Guerres entre Charles et Sigismond. Charles IX est proclamé roi de •Suède par la noblesse protestante. La guerre continue en même temps contre Sigismond et contre les Kusses. Charles s’empare delà ville de Novgorod et songe à élever un prince suédoissur le trône de Russie. 11 déclare la guerre

au Danemark. Sa mort (l’an 1011).

Gi st.u'c-Adoli'Ue (l’an 1611-1632). Ce prince possédait de grandes qualités ■ il était brave et généreux ; mais son ambition l’entraina dans la guerre en Allemagne. Son zèle pour le protestantisme ne fut dans cette circoustance qu’un prétexte mensonger :^on hypocrisie ne peut être excusée. Il monta sur le trône à l’âge de dix-sept ans, apres avoir déjà pris une part active aux guerres de son père; il s’était ainsi formé do bonne heure au métier des armes, et il son avènement, il se trouvait ii la têtu d’une armée aguerrie. Gustave-Adolphe fut forcé de conclure la paix avec le roi Chrisiiern IV de Danemark, a qui il céda la Laponie et les autres conquêtes (l'an 1613 . La paix fut conclue.avec la Russie (l’an 1617), apres l’avenement do la maison Romanof (voyez plus loin) : les Russes cédèrent l’ingrie et la Careiie, pays limitrophes de la flalt'que. La guerre contre Sigismond de Pologne dura

ei la Pologne. Il conclut d’abord la paix avec Christiern IV de Danemark, mais il dut faire plusieurs concessions à ce prince. Il fut plus heureux dans'Ia guerre contre la Russie : quoiqu’il ne parvînt pas à empêcher la maison Romanof d’y monter sur le trône, toutefois , lorsque la paix fut signée, il conserva la province d’ingrie et enleva ainsi aux Russes toute communication avec la mer Baltique. Il conquit enfin sur son cousin, le roi Sigismond de Pologne, la Livonie et tout le littoral de la Prusse, depuis Memel jusqu’à Elbing. L’espoir de conquérir le nord de l’Allemagne poussa Gustave-Adolphe à intervenir dans la gxierre de Trente- Am ; il trouva la mort dans la bataille de Lutzen. Ce prince eut sans doute de grandes qualités et de grands talents ; mais il se laissa entraîner dans ces guerres par son ambition, qu’il sut habilement déguiser sous le prétexte de combattre pour la défense du protestantisme en Allemagne. Le chancelier Oxenstiern, auquel le roi avait confié l’administration du royaume pendant la guerre, fit proclamer reine, la fille de Gustave-Adolphe, Christine, âgée de six ans. Cet homme remarquable par son énergie et son habileté continua la guerre en Allemagne ; dans le traité de Westphalie il obtint pour la Suède, outre

plus luiii^tempà ; elle ee termina par un armistice qui laissa à la Suède la Livonie et toute la côte de la Pruese (l'an Ib29j. Intervention de Gustave- Adolpbe dans la guerre de Trente-Ans ; sa mort dans la bataille de Lutzen (voyez plus loin § 7j. Christine, sa dlle, âgée de six ans, est reconnue par les Etats sur la proposition du chancelier Oxenstiern (1632-ib54). Celui-ci gouverna le royaume avec autant d’énergie que de prudence et continua la guerre en Allemagne à l'aide des subsides payés par la France La Suède fut une des principales parties contractantes du traité de Westphalie, et y obtint d'importantes provinces dans le nord de l'Allemagne ; elle compta des lors parmi les Etats de l'empire allemand.

Rois de Pologne: Sigismond 1 (1503-1548). Sigismond II Auguste (1548- 1571), la dynastie des Jagellons s'éteint avec lui. Rois élecii/s: Henri de Valois (1573-1576). Étienne Bathori (1575-1586;. — Rois de la matson de Wasa; Sigismond 111 (1587-1632). Wladislav IV (1632-1648). Jean Casimir (1648- 1668).

Sigismond I (voyez le 4*’ vol. chap. XV, § 2). Les doctrines protestantes pénètrent dans ce royaume et trouvent des partisans parmi la noblesse (voyez plus haut, pag. 46). Apostasie du grand-maître de l’Ordre Teutonique, AUsert de Brandenbourg , et réunion de la Prusse à la Pologne

a. onv. V. 13

une forte somme d’argent comme indemnité de guerre, une grande partie de la Poméranie. La Suède prit ainsi rang parmi les grandes puissances européennes.

La POLOGNE DEPUIS LE RÈGNE DE SIGISUOND I JUSQU’a

l’avénement de la dynastie de wasa (1503-1587). — La résistance énergique que le roi Sigismond I opposa aux nouvelles hérésies sauva la Pologne des bouleversements que le protestantisme provoqua dans plusieurs Etats. Cependant ce prince eui le tort de favoriser l’apostasie à' Albert de Brandenbourg, grand-maitre de l’Ordre Teutonique, en le reconnaissant comme duc héréditaire de Prusse et vassal de la Pologne. — Sigismond JI Auguste^ son fils et successeur, suivit la même politique à l’égard de la Livonie, de la Courlande et de la Sémigalle, qui dépendaient aussi de l’Ordre Teutonique ; il réunit la Livonie à la Pologne et donna la Courlande et la Sémigalle à titre de fief héréditaire au grand-maître Kettler, qui avait embrassé le protestantisme. Les Russes firent une tentative pour s’emparer de la Livonie ; mais ils furent repoussés. — La Dynastie des Jagellons, qui avait occupé le trône de

comme Qef héréditaire (voyez plus haut, page 44). Guerre contre les Jiusies et les Tarlaret de la Crimée; les armées polooaises commandées par le vaillant Oslrowski remportèrent des victoires signalées sur les ennemis. Les Cosaque$, qui étaient originaires de la Kasakie dans le Caucase, et qui étaient venus, lors des conquêtes des Mongols, s’établir en Russie sur les bords du Oniépcr, se soumettent au roi de Pologne (l’an 1535). Sigishosd 11 AccusTe (1548-1571) se montre plus lavorublo que ses prédécesseurs aux sectes protestantes, qui se multiplient considérablement. La Livonie, où le protestantisme était devenu dominant, est réunie à la Pologne: la Courlande et la SémùjalU deviennent des flefs héréditaires (l'an 1561). L'Etlhonie est réunie a la Suède. Le csar Ivan IV entreprend une nouvelle guerre pour s’emparer de la Livonie; mais il est repoussé (l’an 1571). Mort de Sigùmonil II et extinction de la dynastie des Jayeltona^\oyei le 4* vol. pag. 392). La couronne ayant été déclarée élective fut briguée par plusieurs princes . la noblesse l’oITrit à Henri de Valois, qui lui avait fait de brillantes promesses. Ce prince monta sur le trône (l’an 1573), après avoir juré de respecter les privilèges de la noblesse {pacla conventa). Mais il ne put tenir ses promesses et se lit mépriser par son indolence; il quitta furtivement la Pologne h la mort de son frère Charles IX, pour aller régner en France (l’an 1575). La noblesse polonaise le déclara déchu et choisit ^tienne Bathori, grand-duc de Transtlvanie, prince d’une grande bravoure (1575-1586); EiU7iHe épousa la princesse Anne, sœur de Sigismond II Auguste, et déli-

LË DANEMARK. La SUÈDE. ËA ROLOONË. LA RUSSIE. 147

Pologne pendant deux siècles, s’éteignit avec Sigismond II Auguste ; la couronne fut alors déclarée élective par la noblesse qui l’offrit à Henri de Valois, frère du roi de France Charles IX. Henri étant retourné en France à la mort de Charles IX, la noblesse éleva sur le trône Étienne Bathori, prince de Transilvanie. Ce prince belliqueux et brave soutint une guerre heureuse contre Ivan IV, czar de Russie, qui avait envahi la Livonie, et le força de conclure la paix, et de renoncer à cette province. Les incursions des Tartares de la Crimée dans les provinces polonaises décidèrent Etienne à donner une organisation militaire aux Cosaques établis sur les bords du Duiéper : les Cosaques devinrent ainsi de puissants auxiliaires dans les guerres contre les Tartares et les Turcs. Bathori mourut sans laisser d’enfants.

Les premiers rois de la maison de wasa ( 1587 - 1648 ). — A la mort d’Etienne Bathori, des divisions éclatèrent parmi la noblesse polonaise : un parti puissant élut Sigismond, fils de Jean III de Suède et petit-fils de Sigismond I, par sa mère Catherine, tandis qu’une autre fraction offrait

vra la Pologne des dévastations auxquelles se livraient les Tartares de la Crimée. Les Russes avaient conquis la Livonie; il les en chassa et euvahit eu vainqueur la Russie. Le czar lv<A IV implora l'intervention du pape Grégoire XIII et la paix fut conclue par l’entremise du jésuite Antoine Possevin (l’an 1582): la Livonie resta à la Pologne. Organisation militaire des tosaquet du Dniéper, qui formèrent dès lors un cordon militaire contre les Russes et les Tartares de la Crimée. Mort d’Etienne (l’an 1586).

La maùon de Waea occupa le trône de Pologne pendant 80 ans (1587- 1668). SiGisMOSD 111 (1587-1633): ce prince a été calomnié par les auteurs protestants modernes à cause de son attachement à la religion catholique et à cause de son zèle à combattre les sectes protestantes établies en Pologne. Le cardinal Hoeiue et les Jésuites. Les protestants fomentèrent plusieurs révoltes; mais iis furent défaits, et Sigismond affermit son autorité. A la mort de son père Jean III, Sigismond hérita du trône de Suède (l’an 1592) que lui enleva ensuite son oncle Charles IX (l’an 1608). Guerre entre Sigismond et Charles IX pour la couronne de Suède (voyez p. 1 44). Guerre contre les Russes (1606-1613) ; Wladislav nommé czar de Russie ne peut se maintenir sur le trône : la Pologne conserva toutefois d’importantes provinces russes (voyez page 151). Révoltes des Cosaques; ils ne furentsoumis que par Wlioislav IV (1 633-1 648), qui continua dignement le règne de son père. Guerre contre la Russie et la Suède. Conquête de la Livonie sur la Suède; la Courlande et l’Esthouie restent à la Pologne. Conférence religieuse

la couronne à Maximilien, archiduc d’Autriche. Maxim!; lien arriva à la tête d’une armée, mais il fut défait par son rival. La dynastie de Wasa monta avec Sigismond sur le trône de Pologne et l’occupa pendant quatre-vingts ans. Sigismond III était fortement attaché à la foi catholique ; il prit des mesures efficaces contre les menées des sectes protestantes, qui étaient très-nombreuses en Pologne. Il fut secondé dans cette œuvre par le savant cardinal Hosius, évéque d’Ermeland, et par la Compagnie de Jésus, qui ramena à l'Église une grande partie des familles nobles. Sigismond, après la mort de son père, devait monter sur le trône de Suède, mais il en fut privé par son oncle Charles IX. La guerre éclata alors entre la Pologne et la Suède ; elle dura trente ans, et se termina par un armistice conclu avec Gustave Adolphe, et par lequel Sigismond renonçait à ses droits sur le trône de Suède. Il profita de l’anarchie qui désolait la Russie pour élever son fils Wladislav sur le trône des czars ; mais il ne put l’j maintenir : Michel Romanof s’empara de la couronne ; néanmoins les provinces de Nevgorod et de Smolensk restèrent à la

de ThomlVha 1644) dans le but de rétablir l’uuité religieuse eu Pologne : cette tentative échoue. Wladislav IV mourut sans laisser d’enfants (l’an 1648). A sa mort commença la décadence de la Pologne.

Ctar$ de Runie; Wasilii iV, (150&-1534). Ivan IV le Terrible, fl 534- 1684). Péodor I, (1584-1598). Boris Godounoff (1598-1605). Féodor II (1605). Dimitri (1605-1606). Wasilii V, Chouiski (1606-1610). Wladislav de Pologne (1610-1612). Michel Romanof (1613-1646). — A coruulter : Herrmann, Histoire de la Russie, 3*» vol. (dans la collection de Heeren et Ukert). Karamsin, Histoire de Russie, traduit du russe.

Etat de la Russie sous la domination des Mongols et après sa délivrance par Ivan III le Grand (voyez le 4» vol. chap. XV, § 3). Wasilii IV (1505- 1534) étendit et fortifia son autorité à l'intérieur; son pouvoir devint absolu, et le peuple, ainsi que la noblesse, tomba dans un véritable asservissement. Le czar soumit 5 sa domination la ville et la république de Psko, la principauté de Riaisan et celle de Sivirie. Guerre contre la Pologne : Wasilii IV s’empare de Smolensk. Guerres contre les khans de Kasan et ceux de la Grimée; les premiers deviennent tributaires, mais les khans tartares de Crimée restent indépendants. Le divorce de Wasilii et son second mariage étaient contraires aux lois de l’église grecque, qui dut pourtant accéder h ta volonté du oxar. — Ivas IV (1637-1684). Sa minoriti (1637-1647): régence de l’impératrice HéUne et d’un conseil de vingt bolars ; cruauté de la régente, qui fit mettre k mort plusieurs seigneurs et même un de ses

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Pologne. — Wladislav, devenu roi de Pologne, marcha sur les traces de son père : il sortit victorieux d'une nouvelle guerre contre les Russes et reprit la Livonie sur la Suède. Pour mettre fin aux divisions religieuses, il convia aune conférence les chefs des différentes sectes protestantes en Pologne, mais ce fut sans succès. Il laissa, en mourant, le trône à son frère le cardinal Jean Casimir. La Pologne ne conserva pas longtemps le rang élevé qu’elle avait occupé jusqu’alors.

La RUSSIE jusqu’à l’extinction de la DYNASTIE DE RURIK (1505-1598). — Les Russh s’affranchirent du joug des Mongols au commencement du seizième siècle ; Ivan III, surnommé le Grand, prince de Moscou, jeta les fondements d’un vaste empire, en réunissant sous son sceptre plusieurs principautés jusqu’alors indépendantes. — WasiliilV continua l’œuvre commencée par son père ; il força par les armes tous les princes russes à reconnaître son autorité et s’engagea dans une longue guerre contre la Pologne, à laquelle il voulait enlever la Lithuanie. Les khans tar~ tares de la Crimée, ayant envahi la Russie et porté leurs

frères ; elle mourut subiteueut, probablement par suite d’un empoisonnement (l’an 1538). Les princes Chouiski s’emparent du pouvoir : opposition d’une partie de la noblesse et surtout des oucles du czar, les Glinski. Intrigues b la cour et mauvaise éducation d’/can IV , \o jeune prince était doué de beaucoup d’esprit et d’une grande vivacité, mais on flatta toutes ses passions. A l’instigation des Glinski, il prit les rênes du gouvernement à l’âge ■ de dix-sept ans (l'an 1 547). Il lut encouragé par les Glinski 5 commettre les plus grandes cruautés. Révolte â Moscou ; le peuple met 5 mort les Glinski ; mariage d’Ivan IV avec Anastasie, Allé d’un bolar (l’an 1547). 11 changea dès lors de conduite et gouverna avec clémence et justice pendant treize ans (1547-1560). Il promulgua un nouveau code de lois (Soudebnik), qui renfermait d’excellentes dispositions : il abolissait le duel judiciaire et rétablissait dans les cantons russes l’institution des /urés (centeniers ou Anciens) qui devaient prendre part h l’exercice de la justice. Cmcilt national assemblé iiar ordre du czar, pour introduire des réformes dans l’église russe. Victoire remportée sur les Tartares de la Crimée (l’an 1552). Prise de la ville de Katan et conquête de ce royaume, qui est incorporé k la Russie (l’an 1552). Fin du royaume d’Aitrocan (l’an 1554). Guerre dans la Livonie, qui ost horriblement dévastée (1558-1560). Mort de l’imperatrice Anatlati» (i’an 1560). Gouvernemant tyrannique et cruautés d’Ivan IV (1560-1584): il se livra aux plus grands excès, et faisait exécuter ses ordres par uns garde de 6,000 hommes, appelés Opriichnikt , qu’il comblait de richesses

HISTOIRE UNIVERSEI-LE.

armes victorieuses jusque sous les murs de Moscou, Wasilii se vit forcé do conclure la paix avec la Pologne, il conserva cependant la ville et la province de Smolensk. Il ne laissa en mourant qu’un fils, âgé de trois ans, Ivan IV, sous la tutelle de sa veuve Hélène et d’un conseil de Grands. La régente fut empoisonnée et le gouvernement tomba entre les mains des princes Chouishi. Lejeune prince ne reçut dès lors qu’une éducation négligée et se corrompit de bonne heure. A l’âge de dix-sept ans, il se fit couronner et prit le 1 pouvoir en main. Après avoir signalé le commencement de son règne par plusieurs actes cruels, il changea de conduite sous l’influence de sa femme Anastasie et de deux hommes, Silvestre et Adacheff, auxquels il accorda toute sa confiance. Il gouverna pendant treize ans avec équité, améliora par de bonnes lois la condition du peuple et mena à bonne fin plusieurs guerres contre les khans de Kasan et d’Astracan, qu’il soumit à son sceptre, contre les Tartares de la Crimée et contre la Suède. Mais après la mort d’ Anastasie, il redevint cruel et débauché ; pendant vingtquatre ans il commit des cruautés qui surpassent même tout ce que nous savons des empereurs les plus tyranniques

et de faveurs. Soixante mille personnes furent massacrées à Novgorod, parce que le czar soupçonnait cette ville de vouloir se rendre aux Polonais (l’an 1570). Mauacrt à Motcou : le tyran s’amusa à torturer lui-même ses victimes. Prise et incendie de Moscou par les Tartares delà Crimée: 80,000 hommes périrent (l'an 1571). Guerre contre la Pologne ; victoires d’£<tennr Bathori (voyez page l47). Ivan, fils aîné du Czar, reçoit la mort des mains de son père (l'an 1588). Excès d’Ivan IV, qui se maria sept fois et répudia plusieurs de ses femmes. Ce tyran mourut enfin après avoir occupé le trOne pendant cinquante ans (l’an 1584). Vers la fin de son règne il commença la conquête de la Sibérie, qui était occupée par les Tartares (l’an 1580). — A’éodor (1684-1 598) donna toute sa confiance à son beau-frère Borie Godounoff, homme ambitieux et rusé, qui aspirait h ia couronne : le czar n’avait pas d’enfants; Boris fit assassiner le jeune Gimi'rrt, frère de Péodor, auquel il fit croire que le malheureux prince était mort par accident (l’an 1591). Mort de Péodor; la dynastie de Burik s’éteignit avec lui (l’an 1698); elle avait régné sur la Russie pendant plus de sept siècles (voyez la 4* part, page 338).

Bonis Gonousorr se fit élire par les bolars (1598-1605); il se maintint sur le trône en proscrivant toutes les familles nobles qu’il redoutait; de ce nombre était la famille Romanof, dont il n’échappa qu'un enlaut de six ans.

de Rome. Il fit massacrer la population entière de quelques villes des plus florissantes et tua de ses mains son propre fîls : il prenait plaisir à faire lui-même l’offlce de bourreau. Dans le traité de paix qu’il conclut avec la Pologne et la Suède, il dut abandonner toutes ses conquêtes. Il mourut après un règne de cinquante ans, laissant le trône à son fils Féodor. Ce prince faible abandonna le gouvernement à son favori Roris Godounoff àord il avait épousé la sœur Irène. La dynastie de Rurik s’éteignit avec lui.

Anarchie en Russie, avènement de i.a maison de ro- MANOF (1598-1613. — Boris Godounoff s’était préparé par le meurtre du jeune Dimitri, frère de Péodor, à monter sur le trône. Irène, de concert avec le patriarche Job, fit tomber le choix des boïars sur son frère, qui parvint ainsi à se faire reconnaître ; il gouverna avec une grande énergie qui parfois dégénérait en cruauté. Une terrible famine désola la Russie pendant trois ans et dépeupla des villes et des contrées entières. Un imposteur qui se faisait passer pour Dimitri, marcha alors sur Moscou à la tête d’une armée polonaise. Boris se tua, et la ville se rendit au faux Dimitri qui fit mettre à mort le fils de Boris. Mais l’usur-

appelê Michel. C’est sous son règne que survint la terrible famine qui dépeupla une partie de la Hussie; 50,000 personnes en moururent dans la seule ville de .Mo.srou (l’an 16lM). Un moine défroqué, nommé Grégoire Otrepie/f, àonnu pour le prince Dimitri, prétendant qu'un autre enfant avait été tué é sa place. Tl obtint de l’appui en Pologne, et lorsqu’il se présenta en Russie à la tète d’une armée polonaise, tous les mécontents se rangèrent sous ses drapeaux (l’an 1604). Une armée russe envoyée par le czar ayant été défaite, Dimitri marcha sur Moscou. Koris s’empoisonna (l’an 1605); son fils Feodor II, après avoir été d’abord proclamé, tomba entre les, mains de l’usurpateur et fut mis li mort. Dimitri fut généralement reconnu (1605-1606). Les faveurs qu’il accorda aux Polonais le rendirent odieux aux Russes ; il périt dans une révolte qui éclata h .Moscou. Le prince Chouieki, chef des rebelles, s’empara du pouvoir sous le nom de Wasilii V t1606- 1610). Il eut é lutter contre deux usurpateurs qui, sous le nom de Dimitri, prétendaient à la couronne et qui étaient d’abord appuyés par le roi de Pologne Sigiemortd III. Mais SIgismond, à la faveur de ces troubles, fit proclamer son fils \Vladislav czar de Russie (161 0-1 61 j). La haine nationale entre les Russes et les Polonais fit éclater plusieurs insurrections contre Wladislav, qui, en sa qualité de catholique, était délesté du clergé grec, Mtfhfl Domanof fut élu par les boTara (l’an 1613).

pateur fut détrôné lui-même, quelques mois plus tard, et la Russie tomba dans une véritable anarchie qui dura sept ans. Le roi de Pologne, Sigismond III, saisit cette occasion pour faire proclamer son fils Wladislav czar de Russie. Mais ce prince refusa d’embrasser le schisme grec, ce qui l’empêclia d’aflfermir son trône. Plusieurs usurpateurs s’élevèrent encore sous le nom de Dimitri, et les troubles continuèrent jusqu’à l’élection àe Michel Romanof, qui devint le chef d’une nouvelle dynastie russe.

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