II. l’angletebre’ jusqu’à l’avènement de la maison
DE HANOVRE. (l660-1 7 1j).
L’angleterre jusqu’à la chute des stuarts (1660- 1688). — Les excès commis pendant la république et les violences de Cromwell avaient mécontenté tout le monde. Aussi Charles 11 trouva-t-il, en montant sur le trône, une sympathie générale. Mais ses moeurs plus que légères, les folles dépenses de sa cour, qui lui créaient de continuels embarras financiers, ainsi que les revers éprouvés par ses armées dans la guerre contre la Hollande, changèrent bientôt l’opinion publique. D’un autre côté , son alliance avec Louis XIV contre la république hollandaise, la conversion au catholicisme de son frère , le duc Jacques
(1791-1795). Conquête de la Belgique. Mouvement révolutionnaire en Hollande : le parti républicain se déclare ouvertement pour les Français, qui occupent le pays sans résistance. Guillaume V se retire en Angleterre (l’an 1795).
11. A consulter; Macaulay, Histoire de V Angleterre depuis Vaoénement de Jacques II, traduit de l'anglais. Paris. Liugard, Histoire d’Angleterre, traduit par Roujoux.
Bois (f Angleterre •. Charles II (1660-1685). — Jacques II (1685-1688). — Guillaume III (1688-1702). — Anne (1702-1714).
Etat de l'Angleterre h l'avénement de Charles II (voyez plus haut, pag. 109-111 .) Il proclame une amnistie générale dont il n’excepte que ceux qui ont pris une part active à la condamnation et h l’exécution de Charles I. L’armée est licenciée h cause de son républicanisme. L’église anglicane est partout rétablie, et les Presbytériens en Ecosse, comme les catholiques en Irlande, sont de nouveau persécutés : SOOO ministres presbytériens en Ecosse renoncent h leurs piaces et sont remplacés par des ministres anglicans. Mœurs dissolues du roi : il épouse une princesse catholique, Caiharïne, sœur du roi de Portugal (l’an 1662). Guerre contre la Hollande et paix de Brida (lü6o-i667). Conversion du duo d’YOrk à la religion cathelKiuo (Pan
l'anoletkrke. 2Û5
ri' York, héritier présomptif de la couronne, et enfin son mariage avec la princesse catholique Catherine de Portugal alarmèrent le clergé anglican. Il forma alors un ministère qui lui était entièrement dévoué; mais il se vit obligé de ratifier l'acte du Test voté par le Parlement ; cet acte exigeait de tout fonctiomiairo public un serment qu’aucun catholique ne pouvait prêter. Le parti protestant songeait aussi à exclure du trône le duc d’York : il lui opposa deux prétendants, le. duc de Monmouth, fils naturel de Charles II, et le prince Guillaume III d'Orange, qui épousa Marie, fille aînée du duc d'York. Une intrigue infâme devait achever de perdre le frère du roi. Un certain Oates, homme méprisable, qui avait plusieurs fois changé de religion, accusa sous serment un grand nombre de catholiques, entr’autres plusieurs membres de la Compagnie de Jésus, d'avoir ourdi une conspiration contre la vie du roi. Une perséçution cruelle conaunenca alors contre les catholiques. Beaucoup d’innocents furent sacrifiés à la haine fanatique des protestants. Le duc d’York fut obligé de quitte^ l’Angleterre. Le roi composa un nouveau ministère dans lequel il fit entrer plusieurs membres de l’opposition.
1668). Charles II se montra disposé h suivre l’exemple de son frère, mais purement par motifs politiques, parce qu’il négociait .avec Louis XIV une alliance contre la Hollande (l’an 1670). Uémission du comte de Clarendon, chancelier du royaume, et formation d’un nouveau ministère, qui se compose de Clifford, Ashley, Buckingham, Arlington et Lauderdale, tous dévoués au roi. On l'appela le miuûlère Calval (C. A. B. A. L. initiales des noms des cinq ministres) c’est-k-dire des intrigants. (Ce mot, en effet, dans le sens d’intrigue, se rencontre déjk avant cette époque dans la langue anglaise). Guerre contre la Holiande (voyez page 181) et édit de tolérance publié par le roi en faveur des sectes dissidentes. Le parlement adopte l'acte du Test, en vertu duquel il fallait, pour devenir fonctionnaire public, faire un serment qui renfermait la négation du dogme de la transsubstantiation dans le sen.s catholique (l’an 1673). Cet acte était surtout dirigé contre le duc d'York, qui venait d’épouser une princesse catholique, Marie d’Ëste. Négociations secrètes d’un parti anglican puissant avec le -prince Ouillaume III d’Orange, dont on propose le mariage avec Marie, fille aînée du duc d’York. Un autre parti veut ménager ia succession au duc de Monmouth, Dis naturel du roi; mais le roi s’y oppose fortement. Titus Oates, qui d’abord avait été ministre protestant, qui s’était ensuite fait catholique et qui ne cherchait qu’une occa.
■. OMIV. V.
HISTOIRE ONiVBRSiXtË.
Cependant la conduite de plus en plus insolente du duc de Monmouth, qui croyait sa succession au trône assurée, et d’autre part la crainte de voir se renouveler les horreurs d’une nouvelle révolution, portèrent une grande partie des propriétaires fonciers à se rallier autour du roi et à lui adresser des protestations de dévouement. On leur donna le nom de Torys, tandis que l’on désignait sous le nom de Wighs ceux qui avaient refusé de signer ces adresses. Telle fut l’origine des dénominations, qui ont été appliquées depuis lors en Angleterre, la première au parti conservateur , la seconde au parti des réformes . Charles II, fort de l’appui des Torys, rappela son frère à la cour et prononça la dissolution du parlement. Une conspiration tramée par les Wighs fut découverte ; la punition sévère dont le roi frappa les coupables effraya l’opposition. Charles II, étant mort peu de temps après, son frère Jacques II lui succéda sans que personne osât contester ses droits à la couronne. — Le nouveau roi, tout en professant ouvertement la religion catholique, proclama la liberté entière de conscience et s’attacha ainsi les nombreuses sectes dissidentes, exposées jusqu’alors aux mêmes
siou (le s’enrichir, dénonça une prétendue cy>nspiratlon du duc d’York et des Jésuites pour assassiner le roi (l’an 1678). La fausseté de cette accusation est reconnue; mais ies tribunaux protestants s’emparent de l’affaire et prononcent les condamnations les plus injustes. Le parlement force le roi ii éloigner ie duc d’York les pairs catholiques sont exclus de la Chambre des Lords, et plusieurs membres de l’opposition font parti du nouveau ministère. L’jcte lïHabeat corpm garantit de nouveau la liberté individuelle O’an 1679).
Le duc de Monmouth, après avoir obtenu le commandement en chef de l’armée, brave tous les ordres du roi, et se voit forcé de se retirer en Hollande, d’où il revient peu de temps après ; il est reçu a Londres avec de grandes démonstrations. L’opposition du parlement devient si forte, que le roi sc décide à le dissoudre : une grande agitation se manifeste alors dans tout le pays ; des pétitions sont adrej^sées au roi pour réclamer la convocation d’un nouveau parlement. On commence h craindre une révolution ; de nombreuses adresses de dévoûment sont envoyées au roi. Les Tory$, signataires des adresses, et les Wigh*, signataires des pétitions, forment deux partis puissants; le nom de forÿ était d’abord donné en Irlande aux anciens propriétaires catholiques, qui avaient été spoliés au profit des protestants anglais. Le roi rappelle son frère Jacqmt à la cour (l’an 16S0).
l'anolbterré. 20t
persécutions que les catholiques. Le duc de Monmouth recourut aux armes pour s’emparer du trône; mais il échoua et fut exécuté avec ses principaux partisans. L’autorité de Jacques II se trouvait ainsi affermie. Mais le clergé anglican, mécontent de la liberté religieuse accordée aux catholiques, excita le peuple contre le roi, à l’oc- ' casion de la réception solennelle d’un nonce du Pape à la cour. Guillaume d’Orange profita de ces circonstances pour se mettre secrètement en relation avec les mécontents. La naissance d’un prince royal ayant privé sa femme Marie du droit de succession au trône d’Angleterre, il se rendit à l’invitation que lui avaient adressée les chefs du paiti anglican et débarqua en Angleterre avec un petit corps de troupes. Jacques II, qui craignait d’avoir le sort de son père, hésita à marcher contre Guillaume et se réfugia en France. Le trône fut déclaré vacant par le parlement qui y éleva Quillaume III d'Orange. Celui-ci dut cependant le partager avec sa femme, la princesse Marie, fille de Jacques II.
Guillaume ni et anne (1689-1714). — En montant sur le trône d’Angleterre, Guillaume d'Orange se vit forcé de
Convocation do parlement; lutte des Tory* et des Wigh*. Les premiers prennent le parti du duc d’York, les seconds se déclarent pour le duc du Monmouth. Le roi donne toutes les places importantes aux Torys. Contpiralion de» lVf 9 ^s(ran 1683, : elle est découverte; le roi bannit Monmouili. Uorl de Charle» II, qui avant de mourir se convertit à la religion catholique (l’au 1685). — Jacques II lui succède (1685-1688) et se montre publique- *ment comme catholique; il proclame la liberté religieuse. Tentative de Uonmoulh:\\ est exécuté. Mécoptentement du clergé anglican; intrigiics de Guillaume U I d'Orange (l’an 1686). Un nonce du Pape est reçu h la cour; le roi, après avoir révoqué X'acle de Test, donne aux catholiques des places importantes dans l’administration et dans l’armée. Opposition d’un grand nombre d’évéques anglicans h la liberté religieuse; ils sont traduits devant les tribunaux et acquittés. Naissance d'un prince royal il’an 1688;. Le parti anglican appelle le prince Guillaume d'Orange. Faiblesse du roi, qui fait, mais trop tard, des concessions aux anglicans. Ses principaux partisans l'abandonnent; il est obligé de se réfugier en France. Convocation du parlement il'an 1689): les Torys soutiennent les droits de la princesse Marie: les Wighs, appuyés par Guillaume, déclarent le trône vacant et y élèvent ce prince avec sa femme Marie.
L’élévation de Guillaumo 111 au trône pur le puilement coutruireniLut au
HISTOiKE UNlVKHiiBLLE.
signer Ir célèbre Bill des droitt^ d’après lequel > le roi ne pouv^t plus lev^ des troupes, ni établir d'impôts sans 1« consentement du parlement. Les Ecossais reconnurent Guillaume, mais l’obligèrent à retirer son appui à l'église anglicane, qui fut remplacée en Ecosse par le presbytérianisme. En Irlande il rencontra une opposition plus forte. Les populations catholiques de ce pays appelèrent Jacques II, qui y aborda avec une flotte française et qui convoqua le parlement irlandais. Mais son armée fut défaite sur les bords de la Boyne. Guillaume ayant pris Limerick, reçut la soumission des Irlandais; il les traita très-durement et ordonna de nouvelles persécutions contre les catholiques. Jacques II retourna en France; mais Louis XIV, qui venait de reconnaitre Guillaume III comme roi d’Angleterre par la paix de Rysmck, renonça à soutenir le monarque détrôné. La mort de la reine Marie ranima d’abord les espérances des partisans de Jacques IL. Guillaume eut besoin de toute son habileté pour se maintenir. Il exploita surtout le fanatisme protestant des anglicans pour transmettre le trône, après sa mort, à sa bellesœur Anne, seconde fllle de Jacques II, qui avait épousé le prince Georges de Danemark. — L’événement le plus
droit de Jacques II, du flis de ce monarque et même de sa fllle lUarie, fut une atteinte portée ë la royauté; elle eut pour conséquence d’accroître le pouvoir du parlement. Le Mil des droits, qui fut voté alors et que Guillaume et Marie furent obligés de ratifler avant leur couronnement, restreignit considérablement l'autorité royale (1688) . C’est de cette époque que date le» pouvoir exercé par le parlement anglais. Le parlement d’ÊcoMe reconnaît Guillaume III, après avoir déclaré que Jacques II a forfait à son devoir. — Insurrection en Irlande-, les Irlandais appelèrent Jacques II, parce qu'il avait réparé en partie les injustices commises à l’égard de la population catholique. Il débarque sur les côtes de l’Irlande (l’an 1689); mais il manque de moyens pour organiser une arjnée ; il est défait sur la rivière, la Boyne (l’an 1690) et retourne en France. Prise de Limerick par Guillaume (l’an 1691), et soumission de l’Irlande, qui est traitée en pays conquis. — Etablissement déflnitif de Véglite presbytérienne en Ecosse; le système épiscopal y est aboli. Bill triennal prescrivant la réunion annuelle du parlement et son renouvellement triennal (l’an 1694). Mort de la reine Marie {l’aa 1695). Let partisans de Jacques II, appuyé par les Torys, relèvent la tête. Mais Louis XIV, qui l'a soutenu jusqu’alors, l’abandonne et reconnaît son compétiteur danslapaùc de Bysuiick (l’an 1697). Guillaume se maintient Jus-
l’angleterke.
important dn rogne d’Anne fut la réunion ^litique de FEcoase ^YAnglet&TYe. A partir de cette époque, les deux pi^s prirent le nom du royaume de la Grande-Bretagne et n’eurent plus qu’un seul parlement. Anne plaça d’abord toute sa confiance dans le chef du parti wigh, le duc de M‘arU)orough, qui joua un rôle si important d'ans la guerre de la succession d’Espagne. Mais ayant lieu d’être mécont«3te des Wighs, qui la tenaient sous leur dépendance, , elle disgracia le duc de Marborough et forma un ministère tory, qui se hâta de conclure la paix avec Louis XIV. Anne', qui n’avait pas d’enfants, désirait laisser le trône à son frère Jacques, qui vivait retiré en France. Mais la haine que leS' protestants portaient à ce prince comme catholique fit échouer ce projet, et le parlement reconnut pour' roi le prince électeur de Hanovre, Georges /**■, arrière-petit-fils de Jacques I". C’est ainsi que la maison de Hanovre monta sur le trône d’Angleterre.
ni. — l'amgiæterre josqo’à- l’i.nsobrëction dés colonies
AHÉBICAINES, (l714-171i).
L’angleterre jusqu’à la paix d’aix-la-chapbllb (1714- 1748). — Georges 7®“', qui était monté sur le trône malgré*
qu’à sa mort (l’an 170^). — ^nn«, sœur de Marie, succède à Guillaume (1702-1714), à i’exclusion de son propre mari, le prince Georges de Danemark. Grande inOuence du parti wigh, à la tête duquel se place le duc de ISarlborough. Guerre de la succession d’Espagne (voyez plus haut, page 188). Union politique de V Angleterre et de l'Ecosse: le premier parlement uni est convoqué en 1707. Chute du parti wigh (l'an l’îlO) et disgrâce du duc de Marlboroug. Anne meurt sans laisser d’entants (l’an 1714). Avènement de la maison de Hanovre. Vuici la généalogie des Stuarts d'Augicterre et leur parenté avec les princes de Hanovre :
Jacques I.
Chartes J.
Charles II. Jacques II.
ifarie Anne Jacques Stuart.
Sp, GuiU«um« III d'Oranf e/... | '
Chariea-Edouard; Béari, cardinal,...
SBOntren 17SSr mot4«a<iS07.’
a. vsiv. V.
Blisabath, ép. Frédéric V, prince électeur palatin.
Sophie.
ep. BraeataéAngnirte; prince électeur de Hanovr*.
Georges IT
HTSTOIEK UNIVERSBLLB.
l’oppositioB du parti tory, rendit aux Wighs l'influence dont ils avaient joui autrefois. Il eut le bonheur de trouver un ministre capable et actif dans Robert Walpole, qui resta à la tête du cabinet pendant vingt ans et qui contribua puissamment à l’affermissement de la nouvelle dynastie. La tentative que fit Jacques Stuart pour se faire proclamer roi en Ecosse ne réussit pas ; elle eut pour résultat d’augmenter encore l’influence du parlement. Ce fut peu de temps après qu’il adopta une loi qui portait de trois ans à sept la durée du mandat des membres de la Chambre des Communes : cette loi donna plus de stabilité à ce corps politique. La création d’un fonds éC amortissement qui devait servir à éteindre la dette publique releva le crédit de l’Angleterre et améliora notablement l’état de'ses finances. Cette mesure contribua encore à la prospérité du commerce, aussi bien que la longue paix dont le royaume jouit pendant tout le régne de Georges T"’ et pendant les douze premières années de celui de son fils et successeur Georges IL Mais l’alliance que l’Angleterre conclut avec l’empereur Charles VI l’engagea dans la guerre de la succession d'Autriche. Les revers essuyés par les armées anglaises provoquèrent une irritation générale contre Walpole, qui fut obligé de donner sa démission. Jusqu’à la paix d'Aix-
llt. Rois de la maison de Hanovre : Oeorge» I (I7l4-I727i — (j,oiK.et II (4727-1768). - C«orÿ«/// (1760-1819).
Le parti tory, qui avait occupé le pouvoir h la fin du règne d’Anne, était favorable à Jacques Stuart, fils de Jacques II; mais les Wighs, soutenus par le clergé anglican et par ies protestants en général, se rangèrent du côté de Georges 1, prince-électeur de Hanovre, qui arriva en Angleterre (l'an 1716). Les Wighs rentrent au ministère; Walpole devient premier ministre. Jaegues Stuart est proclamé roi eu Ecosse; mais ses partisans sont défaits avant son arrivée, et ii est obligé de retourner en France (l’an 1716). Ministères de Robert Walpole qui se distingue par une grande loyauté; il travaille à faire échouer les projets du premier ministre d’Espagne', le cardinal Alberoni (voyez plus loin), et conclut avec la France et l’Autriche la Quadruple- Alliance (l’an 1718). Bill de septennaliti. Création d’un fonds d'amortissements par la réduction des intérêts des fonds publics de 6 à B pour cent (l’an 1717), et de 5 à 4 pour cent (l’an 1727). Ce fonds, quoiqu’il n’atteignit pas son but, c’est-à-dire le remboursement intégral des emprunts, releva cependant le crédit public. — Mort de Georges I (l’an 1727)j son fils Georges U lui succède sans opposition (1727-1760). Walpole
l’anglbterrb. 211
Vx-Chapelle, qui mit fin à la guerre, l’Angleterre s’assuraune grande infiuence sur le continent par le mojen des subsides de guerre qu’elle payait à ses alliés. — C’est pendant cette guerre que Charles Edouard, fils de Jacques Stuart, fit une tentative pour remonter sur le trône d’Angleterre. Reçu avec enthousiasme en Ecosse, il fit son entrée à Edimbourg et passa ensuite en Angleterre. Déjà il avait taillé en pièces plusieurs armées anglaises, et il allait marcher sur Londres, lorsqu’il se décida à se replier vers le nord pour faire sa jonction avec un corps de troupes françaises qui venait à son secours. Ce mouvement mal combiné per- 1 mit aux Anglais de réparer leurs pertes. Ils envoyèrent contre le prétendant une nouvelle armée qui le vainquit à CuUoden et le força de se réfugier en France. Ce fut la dernière tentative des Stuarts pour reconquérir le trône d’Angleterre.
L’ ANGLETERRE JUSQu’a l’iNSURRECTION DES COLONIES EN AMÉRIQUE (1748-1774). — La paix d'Aix-la-Chapelle n’avait pas contenté la nation anglaise et on en rejetait la faute sur le cabinet qui avait remplacé celui de Walpole. William Pitt, qui avait le plus contribué à la chute de ce dernier, restait chef de l'opposition. Son éloquence et son désintéressement l'avaient rendu populaire; lorsque la guerre
conserve le miEjAU-u; el itiditilieiil U paix do coueert avec le cardinal Henry, miu.slre du Louis XV. Alliauce avec l’empereur Charles Vl et acceptation de la pragmatique sanction par l’Angleterre. Guerre de la tucceseion ({Autriche (voyez plus loin). Walpole est renversé (l’an 174i^ Paix II’ Aix-la-Chapelle (l’an HiS). — Charles- Edouard arrive en Ecosse, où le peuple se déclare en sa faveur (l’an 1745). Pertb et Edimbourg lui ouvrent leurs portes. Victoires à Preston sur les Anglais. Il marche sur Londres; mais il manque d'argent et d’artillerie; et la France, qui doit lui fournir l'un et l’autre, ne lui envoie qu’un corps de 3000 hommes. L’armée anglaise est rappelée des Pays-Bas ; le prétendant se retire en Ecosse. Bataille de Culloden (l’an 1746), et défaite de Charles-Edouard ; il retourne en France ; de la il se rend à Rome, où il meurt en 1788. Son frère Henri, qui devint cardinal, mourut en 1807. Avec lui s’éteignit la dynastie des Stuarts Les changements introduits dans la constitution de l’Angleterre et le pouvoir exercé par le parlement ava'ient diminué l’autorité du roi, qui ne gouvernait plus que par ses ministres : c’était à ceux-ci que l'opinion publique s’en prenait lorsqu’une mesure quelconque prise par le gouvernement déplaisait. Ce fut là une des causes des nombreux changements de ministère
éclata avec la France, l'opinion publique l'or^ Georges II à mettre Pitt, qui devint plus tard lord Chatam, à la tétad’u4 nouveau ministère. Pitt n'avait qu’un but et il le poursuivait sans relâche : c’était d’abaisser la maison de Bourbon, qui régnait en France et en Espagne. Pour y parvenir, il conclut une alliance avec le roi de Prusse, Frédéric II, qui soutint alors avec autant de bravoure que de succès la grande guerre de Sept- Ans contre toutes les puissances continentales coalisées. La guerre fut poussée avec une extrême vigueur contre toutes les colonies frsmçaûes dans les Indes Orientales et en Amérique. Les Prançaie furent complètement expulsés de l’Inde et perdirent en Amérique l’importants province de Canada. Oes revers amenèrent la conclusion du pacte de famille, entre le» cours de France et d^Ëspagne ; en vertu de ce pacte, ces deux pays ne devaient former désormais qu’un seul Etat dans leurs relations extérieures. Pitt voulut alors déclarer la guerre à l’Espagne. Mais Georges III, qui venait de succéder à son grand’père Georges H et qui se trouvait sous l’influence de lord- Bute, s’y opposa; Pitt donna sa démission. Lord Bute fut nommé premier ministre, et le pouvoir passa entre les mains des Tory s. Les Anglais
qui eurent lieu en Angleterre. Les ministres, placés entre le roi et la nation, couvraient la royauté, dont l’inviolabilité devint une des bases du régime constitutionnel. Cet état de choses eut en outre pour conséquence de provoquer des luttes au sein du parlement, chaque iois qu’il s'agissait de renverser un ministère dont on étajt mécontent. William Pitt, flls d’un simple écuyer, s’est rendu célèbre par ses talents comme orateur et bopimc d’Etat, lise fit remarquer d’abord dans l’opposition contre Walpole. D^diCTérends ayant éclaté, entre la France et l’Angleterre au sujet des possessions en Ainsique, dont les limites n’avaient pas été bien déterminées, dans la paix d'Aix-la-Chapelle, Pitt en prit occasion pour attaquer de nouveau le ministère (l’an 1754). — Guerre contre la France dans le Canada. Les Français s’emparent de Vile de ifinorque dans la Méditerranée et remportent une vicaire, navale sur la^flotte anglaise (l’an 176fi). MinUiére de William Pitt (lord (ihatam), qui s’associe son rivai Henri Fox (1757-1701). Alliance avec Frédéi'i.Q ll'de Prusse (l’an 1757). Grands succès remportés par les Anglais dàps les Indes, en Amérique et près dés,cètes de la France ; bataille navale deÀ'est et destruction de la flotte française par l’amiral Hawke (l’an 1759). — Mort de.FerdÀnaiid VU d'Espagjiei^spn tils Charles 111 ,lui suçcèdo.(l’an il spxiéciiiie.pour,!;) yffi4çs,e(j,accqj)tn>,pi^ts,*yumille,pn^^
l’anolkterrb.
fpiomphèrajit des forces réunies de la Pranoe et de l’Espagne. Ils s’emparèreut des îles françaises la Martinique et Saint-Vincent en Amérique , et des possessions espagnoles la Havane et les Philippines; presque toutes ces conquêtes leur restèrent à la paiso de Pceris. L’Angleterre devint ainsi la première puissance maritime du monde; mais cette longue, guerre avait considérablement augmenté la dette publique. Le parlement- vota alors de nouveaux impôts qui devaient être payés par les colonies d’Amériqua; cette mesure qui avait été vivement combattue par. Pitt» donna le signal de la grande insurrection qui aboutit à la fondation- de la république des Etcets~Unis dimérique,.